Antilogie entre le discours du numéro un burundais et les chiffres fournis par l’OBR sur les recettes enregistrées par l’Etat

Qui a raison entre le président de la République et le commissaire général de l’Office burundais des recettes à propos de l’impact de la pandémie du covid-19 sur l’économie du pays ? Le numéro un burundais a déclaré que le Burundi enregistre un excédent de recettes sur les prévisions au moment où le commissaire général de l’OBR a, quant à lui, fait savoir qu’il y aura un léger manque à gagner suite à la fermeture des frontières.

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance du Burundi ce 1er juillet, le président de la République Evariste Ndayishimiye a indiqué que la fermeture des frontières suite à la pandémie de coronavirus, n’aura pas d’impact néfaste sur l’économie parce que le pays a eu déjà un excédent de recettes sur le montant qui était prévu.

« Vous êtes au courant que le Burundi est totalement enclavé à cause de cette pandémie de coronavirus. Pourtant, sur 98 milliards 480 millions qui étaient prévus, nous avons pu percevoir 103 milliards et 100 millions. Vous vous rendez compte de tout cet excédent alors que toutes les frontières sont fermées ? Pour cette année 2020, on s’attendait à encaisser 908 milliards et 840 millions mais l’OBR a déjà perçu 1.021 milliards et 710 millions. C’est pour dire que sur la somme qui était prévue, on a eu 112 milliards et 870 millions de plus ». Dixit Evariste Ndayishimiye, actuel président burundais.

Pourtant, le commissaire général de l’OBR Audace Niyonzima a fait savoir quant à lui, lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 02 juin dernier, qu’il y aura un manque à gagner suite à la fermeture des frontières.

« L’aéroport est fermé. Il n’y pas de touristes qui entrent au pays sauf quelques marchandises qui passent par cette porte d’entrée. Cela pour dire que les taxes ont été diminuées. Les postes douanières de Gatumba, de Rumonge, de Ruhwa, de Kanyaru et Gasenyi sont toutes fermées. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de taxes perçues. On enregistre des pertes mais à un niveau moins élevé ». 

Le président de la république a bien précisé dans son discours qu’ils ont décidé d’utiliser 40% du montant excédentaire pour financer les projets des jeunes afin de lutter contre le chômage.