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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les citoyens souffrent toujours de manque de carburant malgré les promesses du gouvernement

La pénurie du carburant de type essence fait toujours parler d'elle en province Gitega. Cela malgré l'espoir qu'avait la population, dès la première importation du carburant par la REGIDESO. Au marché noir, un litre d'essence coûte entre 10.000 et 12.000 francs BIF. Les propriétaires des véhicules et d'autres engins consommant de l'essence plaident pour que ce produit soit disponible. 

 Au premier tour de l'importation du carburant par la REGIDESO, l'essence et le mazout se distribuaient sans files de véhicules devant les stations-service. Cela avait donc constitué un grand espoir et un soulagement au sein de la population de la ville de Gitega.

Cependant, une semaine après, cet espoir est tombé dans l'oubli, du moment que l'essence a fait défaut jusqu'à présent. Seul le mazout se sert sans problème. Quant à l'essence, il est maintenant devenu plus rare qu'il ne l'était avant l'importation du carburant par la REGIDESO. S'il advient donc qu'une station en dispose, ou deux stations à la fois, il s'observe de très longues files de véhicules et moto en attente d’être servis. Toutefois, l'essence termine souvent sans que tout le monde ait été servi, ce qui frustre ceux qui rentrent bredouille.

En outre, contrairement au circulaire du Directeur Géneral de la REGIDESO du septembre 2022 annonçant que tous les propriétaires de stations-service ont désormais le droit d'acheter le carburant importé par cette entreprise, certains propriétaires de stations-service de Gitega se plaignent comme quoi, il leur a été refusé le droit d'acheter ce carburant, jeudi et vendredi derniers.

Cela étant, le prix de l'essence au marché noir a été revu à la hausse pour deux raisons principales telles que l'expliquent ceux qui le vendent, passant de 10.000 à 20.000 francs BIF la bouteille en plastique d'un litre et demi. La première raison est que l'essence est devenue plus rare, la deuxième étant que la police et l'administration traquent énergiquement les vendeurs illégaux de l'essence réduisant ainsi le nombre de ceux qui font ce trafic.

La population en général et plus particulièrement les propriétaires des véhicules et autres engins consommant de l'essence demandent avec insistance au gouvernement burundais de fournir plus d’efforts pour que ces produits pétroliers soient disponibles dans tout le pays.

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