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Fermeture du barrage de Cibitoke : la saison rizicole menacée

 Fermeture du barrage de Cibitoke : la saison rizicole menacée

La décision soudaine des autorités de fermer le barrage d’irrigation alimentant les champs de Cibitoke  plonge les agriculteurs dans le désarroi. Privés d’eau en pleine période de croissance, nombre d’entre eux craignent des pertes colossales et redoutent de ne pouvoir rembourser les prêts contractés pour financer leurs cultures.

Depuis le 15 janvier, la fermeture inattendue du barrage d’irrigation de Cibitoke, dans la province  Bujumbura, paralyse les activités agricoles. Cette infrastructure essentielle approvisionnait en eau les rizières et d’autres cultures pratiquées dans les zones de Rugombo et Cibitoke. La décision, émanant de la direction provinciale de l’Agriculture et des autorités administratives locales, provoque la consternation chez les producteurs.

Les riziculteurs dénoncent une mesure prise à contretemps. Selon eux, le barrage a été fermé dans le cadre de travaux de désensablement des canaux. Une initiative jugée nécessaire mais mal planifiée. « Ils auraient pu attendre la fin de la récolte, comme d’habitude en août. Couper l’eau en janvier, alors que le riz est encore en croissance, c’est condamner toute une saison », regrette un agriculteur rencontré sur place.

La situation est d’autant plus critique que la région connaît actuellement un déficit pluviométrique. Les champs, privés d’irrigation, se dessèchent. « Sans cette eau, nous perdons presque tout. Nous avons acheté des engrais à prix élevé grâce à des crédits bancaires. Sans récolte, comment rembourserons-nous ? » S’interroge un riziculteur, visiblement désemparé.

Derrière la colère, l’inquiétude grandit. La plupart des producteurs ont en effet contracté des prêts auprès de banques locales pour financer leurs activités agricoles. Craignant la faillite, certains redoutent désormais des poursuites judiciaires. « Nous demandons aux autorités de nous venir en aide. Nos familles dépendent de ces récoltes. Si rien n’est fait, nous serons ruinés », implorent-ils.

De leur côté, des sources proches des services provinciaux de l’Agriculture indiquent que les travaux de curage ne devraient durer qu’un mois. Un délai qui ne suffit toutefois pas à rassurer les riziculteurs, qui espèrent une intervention rapide pour éviter une catastrophe économique.

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