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“La voix des sans voix”

Choléra : plus de 800 cas enregistrés au Burundi jusqu’en avril 2026, selon l’IFRC

Par: Rédaction

Le choléra continue de se propager après sa réapparition en 2025 au Burundi. Dans un communiqué publié le 5 mai 2026, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) indique que 806 cas cumulés, dont 37 cas actifs, ont déjà été enregistrés au 12 avril 2026. Si l’épidémie signalée dans le district sanitaire de Nyanza-Lac a été rapidement maîtrisée, de nouveaux cas ont été détectés dans plusieurs quartiers de la ville de Bujumbura.

Selon l’IFRC, les nouveaux cas concernent principalement les districts sanitaires de Mutimbuzi, Kamenge et Mukaza. Parmi les 37 cas actifs recensés, quinze sont des nouveaux cas enregistrés à Mutimbuzi, notamment dans le quartier Tenga, à Kamenge dans les quartiers Buterere et Uwinterekwa, ainsi qu’à Mukaza dans les quartiers Bwiza et Buyenzi.

L’organisation précise que l’épidémie déclarée dans le district sanitaire de Nyanza-Lac a été rapidement contrôlée grâce aux efforts conjoints de différents intervenants, notamment la Croix-Rouge du Burundi.

Dans ce communiqué, l’IFRC rappelle que le choléra a réapparu au Burundi depuis le début de l’année 2025. Les premiers cas ont été enregistrés à Cibitoke, Bubanza, Bujumbura et Rumonge, avant que la situation ne s’aggrave dans le district sanitaire de Nyanza-Lac, où le nombre quotidien de cas dépassait régulièrement cinquante.

Le premier cas enregistré à Nyanza-Lac a été identifié le 27 novembre 2025. Entre le 29 novembre et le 7 décembre 2025, le nombre cumulé de cas est passé de 2 689 à 2 968, soit 279 nouveaux cas enregistrés en une semaine, selon les rapports de situation du ministère de la Santé cités par l’IFRC.

La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge explique cette propagation par le manque d’eau potable, qui pousse certaines populations à utiliser l’eau du lac Tanganyika et des eaux de ruissellement. Les mauvaises conditions d’hygiène et l’insuffisance des infrastructures d’assainissement, notamment dans certaines écoles dépourvues de latrines adéquates, aggravent également la situation sanitaire.

L’IFRC souligne aussi que les fortes pluies de la saison agricole 2025-2026 et les inondations ont contaminé plusieurs sources d’eau, augmentant les risques de propagation rapide du choléra parmi les populations vulnérables. L’organisation met enfin en garde contre un risque élevé de propagation transfrontalière de la maladie en raison des importants mouvements de population entre la République démocratique du Congo et le Burundi.

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