Tanzanie : plus de 300 Burundais arrêtés depuis janvier pour entrée ou séjour irrégulier
Par: Eric Niyonzima
Plus de 250 Burundais ont été arrêtés en Tanzanie depuis le début de l’année 2026. Ils sont accusés d’être entrés ou de séjourner dans ce pays sans documents légaux. Plusieurs de ces arrestations ont eu lieu dans des régions éloignées de la frontière entre le Burundi et la Tanzanie.
Depuis le mois de janvier, 314 Burundais ont été arrêtés dans différentes localités tanzaniennes. Parmi eux figurent 96 Burundais récemment interpellés dans le quartier de Kariakoo, dans la commune d’Ilala à Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie. Sur les pages Instagram et Facebook de la police chargée de l’immigration en Tanzanie, il est indiqué que ces arrestations ont eu lieu lors d’une opération menée le 7 juin.
Le 29 mai, 19 Burundais ont été arrêtés dans la commune de Sengerema, dans la région de Mwanza.
Le 14 mai, 33 Burundais ont été arrêtés dans la région de Kigoma lors d’une opération visant des étrangers. Dismas Mlula, chef de la police de l’immigration dans cette région, a déclaré que les personnes arrêtées étaient des réfugiés installés dans des villages après la fermeture du camp de Nduta.
Le 6 mai, 34 Burundais ont été arrêtés dans la commune d’Ilala à Dar es Salaam.
Le 7 avril, 24 Burundais ont été interpellés dans la région de Kigoma aux barrières de Mwandiga et Kazegunga.
Dans la région de Lindi, 16 Burundais ont été arrêtés à bord d’un bateau avec d’autres ressortissants de différents pays. Le chef de la police de cette région n’a pas précisé leur destination, mais il a confirmé que le bateau provenait de Mombasa, au Kenya, et opérait sur l’océan Indien.
Dans la nuit du 23 au 24 mars, 62 Burundais ont été arrêtés dans le quartier de Boma, commune d’Ilala à Dar es Salaam. La police tanzanienne a indiqué qu’ils se trouvaient en situation irrégulière.
Le 7 février, 30 Burundais ont été arrêtés à des barrières dans la capitale politique, Dodoma, alors qu’ils se dirigeaient vers Dar es Salaam.
Selon les informations recueillies, certains de ces Burundais étaient à la recherche d’un emploi tandis que d’autres étaient en transit vers d’autres destinations.

