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Démantèlement ou simple délocalisation de camps militaires?

jeudi, 10 septembre 2015 17:13
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Deux camps militaires, le 11ème bataillon blindé et le 121ème bataillon para seront d’ici peu délocalisés. Des camps accusés par le Président NKURUNZIZA, après le putsch échoué de mai dernier, d’être à chaque fois impliqués dans l’éclatement des crises au Burundi. La place qui hébergeait ces camps en commune urbaine de Musaga, reviendrait à une société chinoise, celle à laquelle le Gouvernement burundais avait voulu octroyer le site de l’ancien marché central de Bujumbura.

Les bataillons qui vont être délocalisés sont le 11ème bataillon blindé et le 121ème bataillon para, des bataillons jusqu’ici logés dans la commune urbaine de Musaga. Le 11ème bataillon blindé sera relogé dans le camp MUZINDA en province BUBANZA qui abrite la brigade génie, et le 121ème bataillon para, dans les locaux de la 120ème brigade à MUJEJURU, dans les proximités d’Ijenda, commune Mugongo-Manga de la province Bujumbura.

 

La commission chargée de mettre en exécution ce projet aurait déjà été mise en place. Elle serait composée de 9 officiers pour la plupart issus des ex-Partis et Mouvements Politique Armés (PMPA). Parmi ces derniers, l’on peut citer le Colonel Ignace SIBOMANA chargé des renseignements militaires dénommé techniquement G2 armée ; le Colonel Venuste NDUWAYO G3 de l’arméechargé des opérations ; le Colonel Jean-Luc HABARUGIRA G2 à l’Etat-major inter-arme et le Colonel Sosthène NDEREYIMANA G3 à l’Etat-major inter-arme également. Cette commission serait constituée aussi par 5 autres officiers dont des commandants des brigades blindés, artillerie et génie.

 

Certains analystes et stratèges militaires s’interrogent déjà sur les conséquences de ces délocalisations. Il s’agit notamment des obstacles que pourraient rencontrer les interventions par blindé en cas d’attaques des points vitaux de la capitale Bujumbura vu que ces camps étaient situés justement à la périphérie de la capitale. Les mêmes analystes craignent également l’échec des formations des militaires parachutistes. Ces derniers étaientformés au camp bataillon para qui vaêtredélocalisé vers Mujejuru, un espace non aménagé et non confortable pour ces exercices, d’après toujours nos sources.

 

A l’origine de ces démantèlements, c’est le discours du Président NKURUNZIZAà son retour de Dar-es-Salaam après la tentative échouée de coup d’Etat de mai dernier où il avait annoncé le démantèlement de ces camps militaires bataillon para et blindé, qu’il a accusé de toujours prendre le devant dans l’éclatement des crises qui ont endeuillées le Burundi. La réunion de concrétisation de cette promesse aurait eu lieu ce mercredi entre quelques hauts gradés des corps de défense et de sécurité. Ils auraient conclu sur l’urgence de l’exécution de ce projet.

 

L’espace qui hébergeait ces deux camps avoisine 4hectares, et ces camps seront délocalisés pour céder la place à une societe chinoise qui voudrait y construire un supermarché. La même société à laquelle le Gouvernement de NKURUNZIZA avait voulu céder le site de l’ancien marché central de Bujumbura en 2014, un marché incendié de manière non élucidée jusqu’ici. Cette cession avait été décriée et jugée illégale, avant que le Gouvernement ne se désiste. Il semble donc que le projet revienne en grande force et que les camps militaires soient sacrifiés.

 

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