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Amakuru yo ku wa 14 Ruhuhuma 2020

Journal du 14 Février 2020

Les burundais réfugiés au Malawi victimes de xénophobie

mercredi, 22 août 2018 07:50
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Un des burundais qui se sont exilés au Malawi a été poignardé hier par son voisin malawite. La xénophobie et la jalousie sont entre autre les causes de cette persécution des étrangers vivant au Malawi. Les réfugiés burundais vivant  dans ce pays plaident pour le renforcement de leur sécurité.

Judith HATUNGIMANA, c’est le nom de cette femme qui a été poignardée ce lundi par son voisin dans la ville de Pissabotou au Malawi où elle s’est exilée depuis la fermeture du camp de Mutabira en Tanzanie en 2013. Elle raconte l’origine du conflit avec son voisin.

 

« Mon bailleur m’a recommandé de garder sur moi la clé qu’on utilise pour ouvrir l’eau de robinet. Cela pour empêcher un autre locateur qui ne paye pas régulièrement d’avoir accès à cette eau. » 

 

A part ce conflit considéré comme élément déclencheur, Judith HATUNGIMANA indique qu’elle n’est pas la bienvenue dans cette ville vue les actes de xénophobie dont elle est toujours victime.

 

« Ils sont jaloux. Ils disent qu’ils ne bénéficient d’aucune assistance et que nous, nous sommes plus à l’aise qu’eux alors que nous sommes des réfugiés.

Je lui ai expliqué que cela n’a aucun rapport avec la facture de 2 mois d’arriérées d’eau qu’il a utilisé et qu’il ne veut pas régler. Il m’a intimidé arguant qu’il peut me tuer comme un chien et que je n’ai personne pour me protéger. »

 

Après avoir proféré ces menaces, l’homme, en colère, s’est dirigé dans sa maison. Il est sorti avec un couteau à la main et a passé à l’acte comme l’indique la victime.

 

« Il a d’abord dit qu’il ne comprend pas pourquoi j’ai accepté de conserver la clé alors que je suis réfugiée. Il a qualifié mon bailleur d’idiot pour avoir confié la clé à un étranger. Il s’est alors rué sur moi et m’a poignardé. »

 

Juste après, Judith HATUNGIMANA  a été évacuée vers un hôpital pour recevoir des soins. A son retour à la maison, son agresseur n’a pas cessé de proférer des menaces, la mettant en garde contre toute tentative de porter plainte.

 

« Hier soir, il est venu avec deux policiers en retraite pour m’intimider. Ils m’ont interdit d’aller porter plainte et m’ont fait comprendre que si jamais j’ose le faire, ils m’élimineront physiquement. J’ai passé une nuit blanche avec mes trois enfants. Je ne sais pas ce qui va m’arriver demain. »   

 

Malgré ces menaces, Judith HATUNGIMANA s’est rendu à la police judiciaire ce mardi matin pour porter plainte. Par après, son bourreau fut incarcéré. La victime ainsi que d’autres réfugiés burundais vivant  au Malawi plaident pour le renforcement de leur sécurité.

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