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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Disparitions forcées au Burundi : SOS Torture, le Mouvement des Femmes et l’OMCT tirent la sonnette d’alarme

À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, célébrée le 30 août, SOS Torture Burundi, le Mouvement des Femmes et des Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi, et l’Organisation mondiale contre la torture tirent la sonnette d’alarme. Elles dénoncent une recrudescence des disparitions forcées et appellent les autorités burundaises et la communauté internationale à agir pour mettre fin à ces pratiques et protéger les victimes.

Selon ces organisations, entre janvier et août 2025, 26 cas de disparitions forcées ont été documentés, principalement pendant les élections législatives de mai et juin. La majorité des victimes sont des membres du CNL. Les personnes sont arrêtées en pleine rue ou sur des places publiques et emmenées dans des véhicules aux vitres teintées vers une destination inconnue.

Elles citent le cas du 2 avril dernier, où Fidèle Nkurembone, militant du CNL âgé de 46 ans, a été enlevé à Mutimbuzi par des agents du SNR. Son sort reste inconnu à ce jour.

Les organisations rapportent également 60 arrestations arbitraires, touchant des membres de partis d’opposition ainsi que des ressortissants congolais en commune Cibitoke, accusés à tort de complicité avec le mouvement M23.

Elles ajoutent que 65 cas de torture ont été enregistrés, principalement dans les cachots du SNR ou lors d’interrogatoires. Les victimes ont été battues, menottées, humiliées et soumises à des violences physiques et psychologiques pour leurs opinions ou leur appartenance réelle ou supposée à l’opposition.

Elles soulignent qu’aucune paix durable ne peut être bâtie sur l’oubli et l’impunité et appellent à rendre vérité, justice et réparation aux victimes.

Dans leur déclaration, SOS Torture Burundi, le Mouvement des Femmes et des Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi, et l’Organisation mondiale contre la torture demandent aux autorités burundaises de révéler le sort des personnes enlevées, de libérer les personnes détenues arbitrairement, d’ouvrir des enquêtes indépendantes et de mettre fin aux actions des Imbonerakure, la jeunesse du parti au pouvoir, impliquée dans des violences et violations des droits humains.

Elles exhortent également la communauté internationale à conditionner toute aide au respect des droits humains, à protéger les victimes et les défenseurs, et à saisir les instances judiciaires internationales pour examiner ces crimes.

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