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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Nduta : peur et tensions après des opérations policières, des réfugiés burundais en alerte

Par: Walter Kwizera

La peur, la panique et le désespoir augmentent au sein des réfugiés burundais du camp de Nduta, en Tanzanie, après des opérations menées par la police, marquées par des violences et l’absence signalée du HCR dans le camp.

Depuis mardi soir, des réfugiés font état de passages à tabac et d’arrestations. Selon leurs témoignages, hommes et femmes ont été séparés, tandis que la police tanzanienne, notamment une unité appelée Fanya Fujo Uone (FFU), aurait procédé à des interventions violentes visant en particulier ceux qui ne s’étaient pas encore enregistrés pour un retour au Burundi. « Au secours ! Au secours ! Des hommes et des femmes sont battus à coups de bâton », lance un réfugié dans un appel à l’aide.

D’après des sources sur place, plusieurs réfugiés ont été arrêtés et, mercredi matin, aucun employé du HCR n’était visible dans le camp. L’enregistrement des réfugiés est assuré par la police tanzanienne, qui continue de patrouiller dans différentes zones du site. « Nous sommes très surpris, en tant que réfugiés, de constater que le travail qui était auparavant effectué par diverses organisations telles que le HCR et le gouvernement est désormais assuré uniquement par le gouvernement depuis ce matin. Pire encore, nous n’avons vu aucun employé du HCR ici », témoignent-ils, évoquant un climat d’intimidation.

Certains réfugiés affirment également avoir été menacés. « Une certaine Octavi a dit aux réfugiés que ce qui s’est passé ce mardi était un jeu d’enfant comparé à ce qu’ils vont nous faire ce mercredi. Nous sommes en danger. Demain, vous n’entendrez peut-être plus nos voix. Cela signifiera que nous serons morts ou qu’ils nous emmèneront dans un lieu inconnu », rapportent-ils.

Les réfugiés disent vivre dans une peur constante, estimant que seule une intervention extérieure pourrait les sauver, alors qu’ils affirment ne plus voir de représentants du HCR dans le camp. « La police patrouille constamment dans le camp et les réfugiés sont terrorisés. On se demande ce qu’il adviendra de ceux qui ne se sont pas enregistrés aujourd’hui, surtout que même le HCR nous a abandonnés », déclarent-ils encore, ajoutant que l’opération d’enregistrement pourrait s’interrompre sans que tous aient pu y participer.

De son côté, le porte-parole du gouvernement tanzanien a déclaré, lors d’une récente interview accordée à Radio RPA, qu’aucun réfugié n’était renvoyé de force.

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