Le Chef de l'Eglise anglicane juge " dangereuse " la crise au Burundi

mars 08, 2016 0 1764
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« Le Burundi se trouve dans une période dangereuse », propos tenus par Monseigneur Justin Welby, qui représente l’Eglise anglicane dans le monde. L’Archevêque de Canterbury venait de rencontrer le Président Nkurunziza ainsi que d’autres acteurs. 
 
Monseigneur Justin Welby de l’Eglise Anglicane a déclaré que le Burundi a besoin d’une prière. « Les impressions que je retiens en quittant le Burundi, c’est que la situation est vraiment très grave. Je suis renforcé dans mon appel à tout le monde de prier et de s’adonner à la réconciliation et à la prière ».
 
 
L’Archevêque de Canterbury estime que la crise a particulièrement eu un grave impact l’économie « au bord de l’effondrement ». Le chef de l’Eglise anglicane a démontrer que les premières victimes sont les plus démunis : « les pauvres ont la moindre capacité de se protéger contre le flux économique. Les élites devraient se donner avec passion à la protection des pauvres » a déclaré Monseigneur Welby.
 
 
Monseigneur Justin Welby propose un dialogue inclusif le plus tôt possible et que les combattants, la jeunesse et les femmes ne soient pas exclus dans ce dialogue car estimant qu’ils font partie intégrante du conflit. « Un dialogue doit être inclusif, il y’a au moins 3 catégories qui doivent être dans le dialogue : les combattants, les femmes et la jeunesse. C'est-à-dire que sans les femmes, il n’y aura pas de paix et l’avenir de la paix est la jeunesse. Du point de vue du processus juridique, je ne peux pas intervenir mais je sais bien qu’en Irlande du nord, nous avons dû faire l’inclusion de tous. Il faut des sacrifices pour avoir la réconciliation » conclut l’Archevêque.
 
 
La visite au Burundi du chef de l’Eglise Anglicane au Burundi, Monseigneur Justin Welby a duré trois jours et s’est clôturée samedi 5 mars 2016. 
 

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