Cibitoke : Cinq fillettes violées en moins d'une semaine

décembre 01, 2016 1275
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La province de Cibitoke ressemble actuellement à un centre de violences sexuelles dont les victimes sont les femmes, au vu des plaintes des parents dans les instances judiciaires ainsi que dans les associations qui luttent contre les violences sexuelles basées sur le genre. 
 
Les organisations de la société civile décrient ce comportement et demandent à la justice de juger les bourreaux.
 
Le cas le plus récent s'est produit ce mercredi 30 Novembre dans la commune de Mugina. Une fillette de 10 ans a été violée par une personne inconnue. « Après avoir commis cet acte ignoble, l'auteur a pris le large », indiquent les parents de la victime tout en signalant que jusqu'à l'heure actuelle, personne ne sait où le violeur s'est enfuit.
 
Actuellement, l'état de santé de leur fille est très critique parce qu'elle avait sérieusement été blessée, poursuivent les parents.
 
Les habitants de la commune Mugina déplorent ce comportement qui prend une allure très considérable dans presque toutes les communes de la province de Cibitoke, plus précisément les communes de Buganda, Murwi et Mugina.
 
A Buganda, les habitants rapportent une situation identique qui s'est produit trois jours avant le cas de Mugina.  « Une fillette de 12 ans a elle aussi connu une telle situation », précisent les personnes qui ont assisté la victime pour la première fois avant de la conduire vers une structure de soin localisée non loin de la colline où le viol a eu lieu.
 
D'autres cas de viols sont signalés dans les communes de Murwi et Mugina, indiquent des témoins et des associations qui luttent contre les violences faites aux femmes et celles basées sur le genre dans cette province de Nord-ouest du pays.
 
Les associations demandent aux parents des victimes de violences sexuelles de dénoncer les responsables et de les traduire devant les juridictions compétentes pour que ces actes soient bannis dans toute la province de Cibitoke.
 
‘’Les juridictions compétentes doivent être impartiales"
 
Déclaration faite par le centre communautaire pour le développement familial dans la province de Cibitoke. Le responsable de ce centre dénombre « plus de 700 cas de personnes violées depuis le début de cette année-ci », selon le recensement qui a eu lieu.
 
Il déplore toutefois, le fait que dans certains cas, les bourreaux sont arrêtés et détenus, puis libérés après un laps de temps à l'insu des parents de la victime. Les défenseurs des droits humains ainsi que les parents des victimes des violences sexuelles décrient ce comportement qui vise à instaurer l'impunité des auteurs de tels crimes.
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