Des affrontements opposent un groupe armé aux forces de l’ordre à Mugamba

janvier 26, 2016 0 1901
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Des affrontements ont eu lieu à l’aube ce lundi 25 janvier 2016 dans la commune Mugamba en province Bururi. Les forces de l’ordre composées de policiers et de militaires faisaient face à un groupe armé dans la forêt de Mukike. Mais le bilan de ces affrontements est contradictoire des deux côtés.
 
Les premiers tirs ont retenti vers 3 heures lundi matin. Selon des habitants de la zone Kivumu, « les tirs avaient lieu dans la forêt de Mukike ». Les mêmes sources indiquent que les forces de l’ordre composées de policiers et de militaires sont tombées nez-à-nez devant un groupe armé qui était basé dans cette forêt. « Les rebelles ont fui » poursuivent nos sources.
 
Toute la journée de ce lundi, les policiers et militaires avaient envahi les collines de Mukike et Gakaranga à la recherche de ces rebelles. Les habitants de ces collines ont pris peur et n’ont pas pu vaquer à leurs activités : « personne n’a pu aller travailler. Les élèves ont dû rester à la maison. Des gens ont également fui » témoigne un habitant. Durant leur fuite, des habitants s’indignent d’avoir été pourchassés par les forces de l’ordre qui leur tiraient dessus, créant encore plus de panique au sein des personnes vivant à Mugamba. Des sources indiquent que des agents des forces de l’ordre les ont même menacés de mettre à feu leurs maisons le soir même. 
 
Le porte-parole de la police nationale évoque un « contact avec des criminels ». Selon Pierre Nkurikiye, « 2 criminels ont été tués, 1 fusil kalachnikov, 1 grenade, 20 bombes et des vivres saisis ».  
 
Ce bilan est contredit par le mouvement armé RED-Tabara qui a tout récemment confirmé son opérationnalisation au Burundi et qui revendique les attaques de Mugamba de ce lundi. Selon ce mouvement, « 10 membres des forces de l’ordre ont été tués et 16 blessés ». Ce mouvement armé qui revendique depuis quelques semaines une série d’attaques dans la ville de Bujumbura a sorti un communiqué il y a deux jours pour annoncer ses objectifs dans la lutte contre le pouvoir du Président Nkurunziza qu’il qualifie de « despote » et l’accuse de massacrer des populations innocentes à travers la police et l’armée. Toutefois, RED-Tabara n’a pas encore révélé l’identité de ses dirigeants. C’est le deuxième mouvement à annoncer publiquement une lutte armée contre le pouvoir de Bujumbura. L’autre mouvement se dénomme Forces Républicaines du Burundi (FOREBU) dont le Général-Major Godefroid Niyombare, ancien numéro un du putsch manqué du 13 mai 2015, revendique le commandement.   

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