La rentrée scolaire 2016-2017 s'annonce avec beaucoup de difficultés

septembre 29, 2016 1699
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Ce Lundi 26 septembre 2016, tous les établissements scolaires ont procédé à la rentrée scolaire 2016-2017 dans tout pays. A Bujumbura, les élèves ont commencé par les activités sanitaires aux premières heures. Aux écoles primaires Musaga I et II par exemple, les élèves nettoyaient les salles de classes. 
 
Cependant, la rentrée scolaire intervient alors qu’il s’observe l’insuffisance de livrets compte tenu du grand effectif des écoliers. Ce problème n’est pas nouveau car, expliquent les enseignants, même l’année passée,  « 5 à 7 écoliers se partageaient un seul livret ! ». 
 
Il se constate aussi un manque de banc pupitre. « Certains ont été cassés, et il n’y a pas de moyens, ni de promesses pour les remplacer », nous ont signalé les enseignants à Musaga. 
 
Les mêmes problèmes sont signalés dans des établissements de Kamesa et Busoro de la zone Kanyosha. Dans les écoles primaires de Kamesa, un autre problème s’ajoute : « on a dû arrêter les inscriptions, car il y a un sureffectif dans les établissements », confient des enseignants.
 
A Musaga, les écoliers qui avaient suspendu les études l’année passée à cause de l’insécurité n’ont pas pu avoir de places pour reprendre leurs études. Leurs parents y voient de l’injustice car « le problème de l’insécurité est indépendant de leur volonté ». 
 
Certains des parents dénoncent également le fait que leurs enfants n’ont pas eu de cahiers alors qu’ils ont suivi une formation de patriotisme. « Le gouvernement avait promis de donner des cahiers à ces enfants, mais n’a pas tenu sa promesse, tout comme le paiement des  enseignants qui ont dispensé ces cours », rapporte un des parents.
 
Places limitées dans des écoles professionnelles secondaires 
 
Comme pour les établissements des écoles primaires, le cycle secondaire a aussi démarré l’année scolaire 2016-2017 dans tout le pays. A Bujumbura, tous les établissements ont respecté le début du calendrier comme annoncé par le Ministère de l’éducation. Toutefois, la rentrée scolaire s’annonce avec beaucoup de problèmes. 
 
Au nord de la capitale par exemple, des élèves s’inquiètent du nouveau programme post-fondamental : « Je viens de terminer la 9ème année et j’entre au 2ème cycle de l’école fondamentale. J’ai été orienté dans une section que l’on appelle SSH, mais je ne sais même pas ce que ça signifie. On a affiché les orientations jeudi passé, il était déjà trop tard pour introduire les recours, sinon j’allais demander qu’on puisse changer ma section d’orientation. J’ai pas d’autres choix que d’accepter », s’indigne un élève sous couvert d’anonymat.
 
Ces élèves, bien qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils vont étudier dans le programme post-fondamental, ont eu la chance d’être orientés. Ce n’est pas le cas pour d’autres élèves qui sont encore au stade de chercher des places dans les écoles professionnelles. 
 
« J’ai échoué au test national, mais j’avais une bonne note en classe. Cela a fait que je sois disqualifié. Maintenant, je passe d’un établissement à un autre pour voir s’il y en a qui voudrait bien me recevoir ; mais partout où je suis passé, la réponse est la même : c’est un NON ! Je ne vois pas ce que je vais devenir », se plaint un élève.
 
Très peu d’établissements sont dotés d’écoles professionnelles. Ceux qui avaient commencé à inscrire les élèves qui n’ont pas réussi au test national ont dû arrêter sur ordre du Ministère de l’éducation.
 
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