Le gouvernement tanzanien interpellé par Human Rights Watch

L’organisation internationale de défense des droits humains, Human Rights Watch pointe du doigt certains éléments de la police et ceux du service national des renseignements tanzaniens d’être derrière les tortures et autres châtiments infligés aux burundais hébergés dans différents camps de la place. Human Rights Watch demande au gouvernement tanzanien d’enquêter sur ces éléments.

Au moins 18 réfugiés burundais se trouvant sur le sol tanzanien ont été victimes de disparitions forcées et de torture, des abus graves selon le rapport publié ce lundi 30 novembre par Human Rights Watch. Des abus qui ont été commis depuis la fin de l’année 2019. Cette organisation internationale de défense des droits humains implique les autorités tanzaniennes dans ces actes. La police et les services de renseignements ont, selon HRW, détenu arbitrairement et dans des conditions déplorables durant plusieurs semaines, 11 réfugiés burundais. En Août dernier, 8 de ces burundais ont été conduits de force au Burundi où ils sont détenus sans aucun chef d’inculpation, indique toujours cette organisation onusienne. Pour le HRW, le sort de plusieurs victimes de disparitions forcées est toujours inconnu.

Les disparitions forcées des réfugiés et des demandeurs d’asile burundais dont sont responsables les autorités tanzaniennes, sont des crimes odieux notamment en raison de l’angoisse et de la souffrance causés aux membres des familles selon Mausi Segun, directrice de la division Afrique de HRW. Et pour cause, poursuit-elle, la plupart de ces réfugiés ont fui des abus similaires au Burundi. Raison pour laquelle le gouvernement tanzanien devrait, de manière urgente et impartiale, enquêter sur ces allégations, a conclu  Mausi Segun dans ledit rapport.