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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Ngozi : des jeunes Imbonerakure du CNDD-FDD accusés de violences et d'abus de pouvoir

¨Par: Digne Karondo

Les habitants de la colline Rumbaga, en zone Rukeco, commune de Ngozi, dans la province de Butanyerera, accusent certains jeunes Imbonerakure du parti CNDD-FDD de multiples abus, notamment des actes de violence contre la population. Ils dénoncent également l'impunité dont bénéficient ces jeunes du parti au pouvoir et demandent aux autorités d'y mettre fin.

Bugabira : un homme emmené par des militaires reste introuvable

Bugabira : un homme emmené par des militaires reste introuvable

Par: Davy Claude Mbananayo

Un habitant de la colline Ruhehe, en zone Bugabira (province de Butanyerera), est porté disparu depuis le 18 juin 2026. Selon plusieurs sources concordantes, il a été extrait du cachot de la zone par des militaires avant d’être emmené vers une destination inconnue. Sa famille affirme être sans nouvelles et dénonce l’absence totale d’informations officielles sur son sort.

Quatre jours après sa disparition, l’inquiétude ne cesse de grandir autour du cas de Jean-Claude Nintunze, surnommé « Mazuru ». Originaire de la colline Ruhehe, cet homme reste introuvable depuis la nuit du 18 juin, malgré les démarches entreprises par ses proches.

D’après des témoignages recueillis sur place, Jean-Claude Nintunze était arrivé à Bugabira le mercredi 17 juin, après un séjour prolongé dans la commune de Ngozi. Dans la nuit, aux environs d’une heure du matin, un groupe d’hommes composé notamment de militaires, du chef de zone de Ruhehe, Ildéphonse Misago et du responsable provincial des Imbonerakure à Kirundo, s’est présenté au domicile familial. Ils ont indiqué vouloir l’interroger au sujet d’informations détenues à son encontre.

La situation a rapidement suscité l’inquiétude de la famille. Le père de Jean-Claude Nintunze a demandé que toute démarche se fasse le lendemain, en présence des autorités compétentes. Une requête rejetée par les militaires. Face à cette tentative d’intervention nocturne, il a alerté la police locale.

Selon les mêmes sources, les policiers dépêchés sur place se sont opposés à l’intervention des militaires, dénonçant une arrestation nocturne menée sans coordination avec les autorités locales. Ils ont exigé que toute procédure respecte les règles en vigueur, notamment en se déroulant de jour. Cette opposition a donné lieu à une altercation tendue entre les deux corps, qui a duré plus d’une heure.

À l’issue de ces échanges, Jean-Claude Nintunze a été conduit au cachot de la police de la zone Bugabira dans la nuit du mercredi au jeudi. Mais le lendemain soir, un véhicule militaire de type pick-up blanc est revenu au poste de police pour l’emmener vers une destination inconnue. Depuis lors, aucune information officielle n’a été fournie sur son lieu de détention ou son état.

Les proches de la victime se sont rendus au camp militaire de Mutwenzi pour tenter d’en savoir davantage. Le commandant du camp leur a assuré qu’aucun élément de son unité n’avait été envoyé à Bugabira pour procéder à une arrestation.

Face à cette situation, la famille réclame des explications urgentes. Elle demande aux autorités de révéler où se trouve Jean-Claude Nintunze et dans quelles conditions il est détenu. Elle insiste également pour que toute accusation éventuelle soit traitée dans le respect des procédures judiciaires.

« À ce jour, nous ignorons où il se trouve, les raisons de son arrestation et même son état de santé. Nous ne savons pas s’il est encore en vie », confie un membre de la famille, qui lance un appel à toute personne ou institution susceptible de faire la lumière sur cette disparition.

Selon les informations disponibles, Jean-Claude Nintunze avait fui vers le Rwanda avant de regagner le Burundi en 2021 dans le cadre du programme de rapatriement des réfugiés. À son retour, il avait été entendu par la police afin de vérifier d’éventuels liens avec des groupes armés, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

 

Burundi : trois personnes assassinées du 22 au 28 juin dans deux provinces

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine (RPA) a répertorié trois personnes assassinées dans deux provinces du Burundi au cours de la semaine du 22 au 28 juin 2026. Les victimes, dont une jeune femme, un homme non identifié et un enfant, ont été retrouvées mortes dans différentes localités. Deux de ces assassinats ont été enregistrés dans la province de Gitega.

Gitega : trois personnes tuées en une semaine, des circonstances troublantes

Gitega : trois personnes tuées en une semaine, des circonstances troublantes

Par: Emmanuel Ndayishimiye

Trois personnes ont été tuées en l’espace d’une semaine dans la province de Gitega. Entre morts suspectes et attaque à la grenade, ces drames suscitent inquiétudes et interrogations au sein de la population locale.

La province de Gitega a été le théâtre de trois homicides au cours de la semaine écoulée, selon des informations recueillies par la Radio Publique Africaine (RPA). Les victimes, toutes originaires de cette province, ont été tuées dans des circonstances variées, mais troublantes.

La première victime est Bernadette Irankunda, une jeune femme de 25 ans. Son corps a été découvert mercredi dernier sur la colline Muremera, en commune Gitega. Elle a été retrouvée pendue à son domicile, les pieds touchant le sol. Des voisins estiment qu’il ne s’agit pas d’un suicide, mais d’un meurtre maquillé. Ils affirment que la victime aurait été tuée avant d’être suspendue et demandent l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ce crime.

Le même jour, un autre corps a été retrouvé pendu dans des circonstances similaires. Il s’agit d’Emmanuel Damascène Daradangwa, âgé de 65 ans, découvert dans sa maison du quartier Zege, en ville de Gitega. Selon des sources locales, la victime était en conflit avec sa famille depuis plusieurs années. Les premières investigations ont conduit à l’arrestation de son épouse et de leur fille, actuellement détenues au commissariat provincial de Gitega.

La troisième victime est Léonce Ndayumvire, enseignant à l’École Indépendante de l’Espérance située à Shatanya, en mairie de Gitega. Il a été tué lundi dernier dans l’explosion d’une grenade lancée à son domicile, au quartier Nyabiharage. D’après des témoins, il venait de sortir de sa maison pour répondre à un appel téléphonique au moment de l’attaque. Les auteurs de cet acte n’ont pas encore été identifiés.

 

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