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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Burundi : la hausse des prix alimentaires persiste malgré une légère amélioration des récoltes

Burundi : la hausse des prix alimentaires persiste malgré une légère amélioration des récoltes

Par: Inès Gakiza

Malgré une production agricole en légère hausse en juin, les prix des denrées alimentaires restent élevés au Burundi. En cause : une production encore insuffisante, la pénurie de carburant et la pression accrue liée aux déplacements de populations, selon le réseau FEWS NET.

Le réseau d’alerte précoce sur les risques de famine (FEWS NET) indique qu’une amélioration modérée de la production agricole a été enregistrée au cours de la saison culturale B. Cette progression permet à certains ménages d’accéder à davantage de nourriture et de générer de petits revenus grâce à la vente des récoltes, comparativement à la saison précédente.

Cependant, cette embellie reste insuffisante pour couvrir les besoins du pays. FEWS NET souligne que les niveaux de production demeurent en dessous des attentes nationales. Parmi les principaux facteurs en cause figurent la rareté des engrais sur le marché et leur coût élevé, une situation liée notamment à la pénurie de devises et aux répercussions des conflits au Moyen-Orient.

Cette production limitée continue d’exercer  donc une pression à la hausse sur les prix des denrées alimentaires. À cela s’ajoute l’augmentation du nombre de personnes rapatriées  ainsi que des réfugiés accueillis, contribuant à accentuer la demande et la tension sur les ressources disponibles.

La pénurie persistante de carburant constitue un autre facteur déterminant. Depuis mars 2026, le Burundi a revu à la baisse ses importations de produits pétroliers en raison des tensions internationales. Selon FEWS NET, cette situation devrait se maintenir au moins jusqu’au début de la saison sèche, aux alentours du mois de septembre. La rareté du carburant entraîne non seulement une hausse de son prix, mais impacte également les coûts de transport et, par ricochet, les prix des denrées alimentaires.

Des disparités régionales sont également observées. Les zones rurales de production affichent des prix relativement plus bas, contrairement aux centres urbains où le coût de la vie demeure particulièrement élevé.

Enfin, la baisse du pouvoir d’achat des ménages aggrave la situation. Les revenus peinent à suivre l’augmentation des prix, rendant l’accès à l’alimentation de plus en plus difficile pour une grande partie de la population. FEWS NET met aussi en avant les effets de la fermeture de la frontière entre le Burundi et le Rwanda, en vigueur depuis plus de deux ans, ainsi que la diminution des échanges commerciaux avec la République démocratique du Congo. Ces restrictions continuent de fragiliser les activités économiques, notamment dans les zones frontalières.

 

 

Boissons fortement alcoolisées : entre interdiction et écoulement des stocks

Par: Josiane Muzaneza

Alors que les autorités burundaises affirment vouloir mettre fin à la commercialisation des boissons fortement alcoolisées responsables de nombreux décès, certaines mesures appliquées sur le terrain semblent contredire cet objectif. Des responsables administratifs ont notamment autorisé l’écoulement des stocks existants, malgré les risques sanitaires reconnus par les autorités elles-mêmes.

Suspension du chef de zone Gashoho à Butihinda après la destruction de bananiers contestée par la population

Par: Emmanuel Niyungeko

Le chef de la zone Gashoho en commune Butihinda, Révérien Ndacayisaba, a été suspendu de ses fonctions par le gouverneur de la province de Buhumuza, Denise Ndaruhereke, le 17 juin 2026. Cette décision fait suite aux vives protestations des habitants après l’abattage de leurs bananiers, une opération que l’autorité zonale justifiait par des travaux d’assainissement et de protection du domaine public.

OBR : le personnel dénonce un clientélisme dans le recrutement du commissaire des taxes internes

Par: Josiane Muzaneza

Des employés de l’Office burundais des recettes (OBR) dénoncent des pratiques de clientélisme dans le processus de recrutement au sein de l’institution. Ils pointent notamment la relance d’un appel à candidatures pour un poste stratégique alors que les résultats d’un précédent concours avaient déjà été publiés.

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