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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Tout propriétaire burundais désormais tenu de payer un titre foncier sécurisé

Tout propriétaire burundais désormais tenu de payer un titre foncier sécurisé

Par: Clovis Niyonzima

Le gouvernement burundais a décidé que tous les propriétaires de terrains, maisons ou parcelles devront obtenir un titre foncier sécurisé. Six mois après le paiement des frais, nombreux propriétaires  n’ont pourtant toujours pas reçu leur document, ce qui suscite une inquiétude croissante.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement impose à tout propriétaire d’acquérir ce titre foncier sécurisé, censé garantir et prouver officiellement la propriété d’un bien immobilier. Cette obligation découle des dispositions de la loi de finances 2024–2025 révisée, complétée par une ordonnance conjointe du ministère des Finances et du ministère de la Justice qui précise les modalités d’acquisition de ce titre.

Les frais à payer varient en fonction de la localisation du terrain et sont calculés par are, avec des montants compris entre 12 000 et 150 000 francs burundais. En zone urbaine, les terrains sont classés en catégories A, B et C selon la qualité du quartier, avec des frais allant respectivement de 150 000 FBu, 100 000 FBu et 50 000 FBu par are. En dehors des grandes villes et dans les centres de négoce, les textes prévoient également des catégories avec des montants plus bas, notamment 25 000 FBu par are pour certains terrains et 12 000 FBu pour d’autres.

Malgré ces paiements, la Direction des titres fonciers et du cadastre n’a délivré aucun titre depuis octobre 2025, selon les informations disponibles, ce qui inquiète les propriétaires. La pression s’est encore accentuée avec le communiqué du 17 mars 2026, qui fixe au 30 avril 2026 la date limite de dépôt des titres pour la procédure de paiement des frais d’acquisition.

 

 

 

Butanyerera : des commerçants dénoncent des contributions forcées en faveur des réfugiés congolais

Par: Emmanuel Ndayishimiye

Des commerçants des communes de Ngozi et Tangara, en province de Butanyerera, dénoncent des collectes d’argent qu’ils qualifient de forcées pour venir en aide aux réfugiés congolais installés dans la commune de Ruyigi. Ils affirment être soumis à des pressions et réclament la suspension immédiate de ces contributions.

Butanyerera : des amendes jusqu’à 100 000 FBU pour non-respect des règles d’hygiène

Butanyerera : des amendes jusqu’à 100 000 FBU pour non-respect des règles d’hygiène

Par: Rémy Nderagakura

Le gouverneur de la province de Butanyerera vient d’annoncer une série de sanctions visant à renforcer la propreté dans les villes et zones rurales. Si les habitants saluent l’initiative, ils demandent toutefois que des mesures d’accompagnement et de sensibilisation précèdent les amendes.

De nouvelles amendes, comprises entre 50 000 et 100 000 francs burundais, seront désormais infligées à toute personne prise en flagrant délit de non-respect des règles d’hygiène dans la province de Butanyerera. L’annonce a été faite ce lundi par le gouverneur provincial, Victor Segasago, lors d’une réunion tenue avec les responsables communaux des provinces de Kayanza et Ngozi.

Selon les nouvelles directives, toute personne surprise en train de jeter des déchets dans des zones non prévues à cet effet, notamment sur les accotements des routes ou aux abords des habitations, devra s’acquitter d’une amende de 50 000 FBU.
Les contrevenants utilisant des espaces publics très fréquentés, tels que les marchés ou les arrêts de bus, sans respecter les normes d’hygiène, seront quant à eux sanctionnés à hauteur de 100 000 FBU. Cette même amende s’appliquera à toute personne fumant dans ces lieux publics.

Les mesures annoncées prévoient également des sanctions plus lourdes, allant jusqu’à 500 000 FBU, à l’encontre des propriétaires de grands terrains ou de parcelles laissées à l’abandon, devenant ainsi des sources de pollution.

Dans plusieurs localités, notamment Kayanza, Ngozi et Kirundo, les habitants reconnaissent l’importance d’une telle initiative pour améliorer la salubrité. Toutefois, nombre d’entre eux estiment que les autorités devraient d’abord investir dans la sensibilisation et dans la mise en place d’infrastructures adaptées à la gestion des déchets.
« On risque d’être sanctionnés alors qu’il n’existe pas suffisamment de poubelles publiques ni de conteneurs pour stocker les ordures », déplore un commerçant du marché central de Kirundo, où des dépôts sauvages de déchets ont été constatés.

Contacté par la rédaction de la RPA, le gouverneur Victor Segasago n’a pas encore réagi, étant retenu dans une autre réunion.

 

Bujumbura : des commerçants du marché de Jabe dénoncent une contribution jugée excessive pour un transformateur

Par : Digne Karondo

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