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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le directeur communal de l’enseignement de Mutaho accusé de corruption et de favoritisme

Les habitants de la commune Mutaho en province Gitega s'insurgent contre la corruption qui s'observe dans la passation de test d'entrer en fonction d’enseignant dans cette commune. Ils accusent le directeur communal de l'enseignement de Mutaho de tremper dans les affaires de corruption en retenant ceux qui lui ont donné des pots de vin.

 Une des preuves que les habitants de la commune  Mutaho, qui ont passé le test d’entrée dans l’enseignement, ont contre Anatole Mbazumutima le directeur communal de l’enseignement, c’est que, d’après eux, il a apporté le test après l’avoir descellé.

Un autre fait, c’est que ces habitants ont également été surpris quand ils ont constaté que parmi la liste des personnes retenues figuré un certain Eric. Ce dernier a été retenu dans les conditions inconcevables vu qu’il n’a jamais fait de bénévolat dans l’enseignement. « Concernant l’examen que nous avons fait, nous avons découvert qu’il l’avait donné à quelques-uns. Il y en a ceux qui ont été permis de noter de nouveau les réponses après l’examen moyennant une somme de 600 milles francs. Et cela a permis à Eric d’être retenu. Il ne faisait même pas le bénévolat, mais sur la liste il vient en tête. C’est donc inacceptable », martèle notre source. 

Anatole Mbazumutima est également accusé d’avoir favorisé un imbonerakure du parti CNDD-FDD en le faisant passer sur huit autres candidats qui avaient plus de points que lui. « Le responsable des imbonerakure prénommé Diomède a eu la place en premier, au cours de remplacement, en dépassant huit autres personnes qui étaient devant lui », dénoncent ces habitants.

Ces habitants de Mutaho indiquent que la passation d’un examen de telle ampleur devrait être préparé et surveillé par la direction provinciale de l’enseignement. Quant aux déviations d’Anatole Mbazumutima, ceux qui ont passé le test réclament qu’il soit annulé et être refait de nouveau afin d’embaucher ceux qui le méritent vraiment sans favoritisme. Ils demandent aussi que des enquêtes soient menées sur lui concernant ces pots de vin dont il est accusé par la population.

La pléthore d’élèves et le manque du matériel didactique entravent les enseignants en province Cankuzo

Le nombre excessif des élèves dans les classes est l’un des problèmes majeurs des enseignants de la commune Mishiha en province Cankuzo. Ces enseignants se trouvent dans l’impossibilité d’enseigner et d’encadrer tous leurs élèves dont certains d’entre eux s’assoient par terre pour suivre les cours.

Les deux écoles fondamentales de Rusindu 1 et de Mishiha sont quelques-unes des écoles de la commune Mishiha ayant des effectifs trop élevés dans les classes. Actuellement, les enseignants font savoir que certains élèves s’assoient sur le sol afin de pouvoir suivre les cours. « Nous avons commencé l’année scolaire 2022-2023 avec plusieurs problèmes dont le manque de bancs pupitres, alors que l’effectif des élèves en classe a doublé au point que certains élèves s’assoient par terre », se plaigne un des enseignants qui dit qu’il ne peut même pas circuler en classe.

Ces enseignants s’étonnent de voir que malgré les promesses de longue date de nouveaux bancs pupitres, rien n’a été fait jusqu’à présent. Ils demandent ainsi au ministère de l’éducation de s’entretenir avec la direction de l’éducation au niveau communal pour trouver la solution à ce problème.

Nos sources en commune Mishiha révèlent également qu’à part ce problème de nombre excessif d’élèves dans les classes, ces écoles fondamentales font toujours face aux problèmes liés au manque du matériel didactique.

Dans l’impossibilité de travailler, les enseignants de Rutana interpellent le gouvernement de leur fournir les manuels scolaires

Il y a grognes chez certains enseignants prestant dans la direction provinciale de l’éducation de Rutana, suite au manque de manuels scolaires. Après trois semaines de la rentrée scolaire 2022-2023, ces éducateurs indiquent qu’ils ne voient pas comment ils pourront travailler  sans avoir  le kit nécessaire.

 «Nous les enseignants de la province de Rutana, nous voyons que le gouvernement et le ministère de l’éducation veulent  nous exiger l’impossible. Il ne peut y avoir de résultats au moment où il n’y a pas de kit nécessaire pour les enseignants », se lamentent les enseignants de l’école fondamentale prestant dans la direction provinciale de Rutana.

Ces enseignants, constitués par ceux qui ont suivi une formation de recyclage pour s’adapter aux réformes de l’enseignement, déplorent le fait que cette formation n’a pas été suivie par la distribution des manuels scolaires y relatifs. Celui–ci de la troisième année parle des difficultés  éprouvées  une fois  en classe : « Nous avons fait une formation liée au changement des méthodes d’enseignement mais, malheureusement, nous n’avons pas eu de livres à utiliser. Par exemple, pour la leçon de Kirundi en 3ème année fondamentale,  de même que pour  le français, l’élève  devrait disposer  d’un livre pour apprendre mieux à lire. Nous préférons prendre le livret  que  nous avons  utilisé au cours de cette formation, nous faisons la lecture et les élèves écoutent mais l’apprenant  n’aura pas l’occasion de faire sa propre lecture ».        

Ces enseignants se demandent  comment  ils pourront  travailler  et enfin  aboutir aux bons  résultats tel que  recommandé par le gouvernement, sans avoir le kit  nécessaire. « Ils disent qu’ils veulent qu’il y ait une amélioration dans l’enseignement. Si tu arrives en retard au service le directeur de l’école  te menace en disant qu’il va transmettre le rapport au directeur communal  de l’éducation alors que réellement on se présente pour rien. Nous évoquons chaque fois cette question au cours des réunions tenues par les chefs d’établissements, les directeurs communaux et le directeur provincial de l’éducation, mais nous voyons qu’ils ne font rien. Comment est-ce que le gouvernement veut qu’il y ait de bons résultats des élèves alors que les enseignants  n’ont pas de matériels, cela n’est pas possible », s’indignent-ils.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Siméon Ngenzebuhoro, directeur provincial de l’éducation à Rutana, pour recueillir sa réaction.

Absentéisme et retards des enseignants de Bubanza pour manque de moyens de transport.

Le manque de moyens  de transport pour se rendre ou revenir de leur travail est l’un des problèmes majeurs des enseignants de la commune de Bubanza. Ces derniers sont obligés de s’absenter au travail ou sont en retard.

La plupart des enseignants de la commune et province de Bubanza ont décidé de se rendre souvent au travail à pied malgré de longues distances qu’ils doivent parcourir. Selon ces enseignants, la pénurie du carburant qui a entrainé la hausse des prix du ticket de transport est à l’origine de ces problèmes dans lesquels ils se trouvent. De plus, ils n'ont pas de moyens pour payer ces tickets de transport. En  conséquence, certains de ces enseignants s’absentent souvent au travail et d’autres sont chaque fois en retard. «  Les conséquences de la pénurie du carburant font que l’enseignant se rende à pied au travail du fait de la  hausse du prix de  transport. La même pénurie est à l’origine des absences des enseignants. D’autres arrivent en retard à l’école sans oublier la fatigue que nous avons à cause de  longs trajets. Donc, soit tu acceptes d’arriver en retard  ou de t’absenter au travail. Vous comprenez que c’est grave », s’est lamenté un enseignant.

Selon toujours ces enseignant de la commune de Bubanza, un trajet de 8 à 10 kilomètres est la distance qu’ils sont obligés de parcoirir pour se rendre  au travail.  Pire encore, il y a ceux qui doivent faire à peu près trois heures pour arriver au travail comme l’un d’entre eux témoigne. « Parfois nous faisons dix kilomètres, huit, ou même sept. Tout dépend de la distance qui existe entre ton domicile et ton lieu de travail. Même quand tu arrives à trouver un déplacement, pour une distance que tu payais 1000 francs se paye actuellement jusqu’à  3000 francs. Vous comprenez que quand tu n’as pas les trois milles tu es obligé de marcher à pied ou encore tu t’absentes  tout court. Mais,  tu peux aussi prendre de l’initiative et se lever très tôt  le matin et faire trois heures de marche ».

Nos sources au sein de ces enseignants font savoir que souvent la fatigue qu’ils ressentent après ces longues distances ne leur permet pas de bien accomplir leur mission.

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