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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des restrictions au coronavirus foulées au pied par certains tenanciers

Il s’observe une violation de la mesure prise par le ministère de l’intérieur, concernant la suspension le karaoké dans le but de lutter contre la pandémie de coronavirus. Jusqu’à présent, le karaoké est organisé dans certains bars de la municipalité de Bujumbura.

Le 15 décembre de cette année, le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique a pris des mesures visant le renforcement de la lutte contre la propagation de la Covid-19. Entre autres mesures figure l’interdiction formelle des spectacles et de musique. Et même si la menace des sanctions à tout contrevenant  a été évoquée, force est de constaté qu’une semaine après, rien n’a changé. La semaine du 20 au 26 décembre,  des spectacles communément appelés karaoké ont été organisés comme à l’accoutumée au bar Zanzi situé au quartier Asiatique et à l’hôtel Club du lac Tanganyika, tous de la municipalité de Bujumbura. Les mercredi, vendredi et samedi,  les chanteurs se donnaient à fond pour plaire à leurs fans venus nombreux pour se détendre. Certains dansaient, d’autres étaient assis sans se soucier d’observer la mesure de distanciation physique.

Les informations à notre possession indiquent  que des policiers qui viennent pour interrompre ces boîtes de nuit, reçoivent des injonctions par téléphone, et retournent sans rien faire. Même s'ils parviennent à suspendre ces soirées dansantes, cette suspension ne dure que le temps de la rosée.

Du côté des autres bars qui se sont vus refuser la permission d’organiser ces soirées dansantes, la colère gronde et leurs propriétaires dénoncent le deux poids-deux meures et exigent  d’être traités au même pied d’égalité que ceux qui sont restés fonctionnels.

L’intérieur du Burundi ne bénéficie pas encore de la vaccination contre Covid-19.

La campagne de vaccination de la covid-19 se fait jusqu-à présent uniquement à Bujmbura. Certains habitants de l’intérieur du pays qui désirent recevoir ce vaccin éprouvent des difficultés. Même à Bujumbura où se déroule cette activité, on enregistre pas mal de défis.

Depuis le début de la campagne de vaccination volontaire au Burundi sur le don chinois de cinq cent mille doses jusqu’à présent, ce vaccin n’est administré que dans les seuls différents sites de vaccination se Bujumbura. A l’intérieur du pays, rien n’est encore fait jusqu’ici. Nos sources dans le domaine de la santé disent qu’ils ont entendu dire que ce projet de vaccination de la covid-19 va débuter aussi dans tous les hôpitaux de districts du pays. Mais, rien n’est fait dans ces hôpitaux jusqu’à présent. L’une des sources du domaine de la santé témoigne. « Jusqu’à présent, les vaccins sont distribués à Bujumbura seulement. C’est au Bon Accueil, A Ruziba,  à Kamenge et au PV. Nul par ailleurs. Mais, j’ai entendu dire depuis longtemps qu’ils sont en train d’envisager de vacciner les gens même dans les  hôpitaux des districts car, ce projet a commencé de façon inattendue. C’est ainsi que je l’ai entendu ».

Actuellement, ceux qui désirent avoir ce vaccin en provenance de l’intérieur du pays sont obligés de se rendre à Bujumbura. Nos sources dans le domaine de la santé indique que les habitants de Bujumbura n’ont pas jusqu’à  présent répondu massivement pour se faire vacciner. Même ceux qui se rendent au centre de dépistage pour se faire vacciner sont obligés d’attendre longtemps parce qu’une ampoule de vaccin est destiné pour deux personnes. « Quand tu quittes l’intérieur et que tu arrives à Bujumbura, là tu es vacciné sans problème. Au bon accueil, tu y trouves une ou deux personnes. Je dirais qu’au Bon Accueil les habitants font un effort pour s’y rendre afin d’être vacciné. A Ruziba aussi,  c’est presque pareil. Parfois, on y trouve une personne ou deux.  Mais, le problème est que quand tu es seul sur place  tu dois attendre longtemps jusqu’à ce que vous soyez deux car une dose de vaccin dans une bouteille est destinée pour deux personnes. C’est comme ça au Bon Accueil et à Ruziba », témoigne un citoyen venu de l’intérieur du pays.

Sur un total de plus de cinq cent mille doses de Sinopharm  reçu par le Burundi, la moitié de cet effectif n’a pas encore été administrée au Burundais. Selon le rapport du ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA publié le dix-huit novembre 2021, seul mille trois cents vingt- neuf personnes ont été vaccinés. 

Détournement du matériel destiné à la campagne de lutte contre la Covid-19

Carence ces derniers jours de seringues pour la vaccination de la Covid-19. Les agents affectés à ce secteur indiquent que le matériel destiné à la campagne de lutte contre cette pandémie est détourné au niveau du ministère de la santé publique.

Dans les lieux de vaccination contre la Covid-19 se manifeste le manque criant de seringues  à utiliser dans cette opération. Comme l’indique notre source, il y a trois mois que l’activité de vaccination est interrompue faute de seringues.  Et, révèle notre source, pour camoufler ça, ils font recours à des magouilles et octroient des certificats de vaccination aux gens non vaccinés.  ‘’ Le stock est vide, il  y a une rupture depuis 5 jours mais on n’en  parle pas à haute voix. Même pour  le lavage des mains, on ferme à midi ou midi et demie. Je connais  des gens qui s’y sont rendus ce jeudi 02 décembre et on leur a dit de revenir Lundi. Ce sont  des magouilles. Il y a  aussi des gens qui reçoivent des papiers  qui attestent qu’ils se sont faits vaccinés alors que c’est faux car ils payent tout simplement de l’argent. ‘’S’indigne un des agents du MINISANTE qui s’est confié à la RPA.

D’autres matériels destinés à la campagne de lutte contre cette pandémie sont également détournés au niveau du ministère de la santé publique. ‘’ Tenez, ces vaccins sont stockés au PV et à l’INSP et le véhicule du ministre est garé devant jusqu’à 20 h. Tout ça pour vous dire qu’ils volent ces vaccins afin de les revendre en RDC à un prix très élevé. Ce qui est triste, c’est qu’ils font tout pour montrer que les burundais ont peur de ces vaccins, d’où leur réticence.’’ Ajoute la même source.

A ce sujet, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre les autorités du ministère de la santé publique.

Les agents de la mutuelle de la fonction publique indexé de rendre un mauvais service à Makamba.

Les agents de la Mutuelle de la Fonction Publique affectés à l’hôpital de Makamba sont accusés par les affiliés de leur  rendre un mauvais service. Ils dénoncent de grands retards dans l'octroi des bons de fourniture des médicaments.

Les affiliés de la mutuelle de la fonction publique  en province  Makamba  déplorent le mauvais service leur rendu par les agents de cette entreprise étatique qui sont affectés à l’hôpital  de Makamba.

Ces fonctionnaires  indiquent  qu’ils passent beaucoup  de temps pour avoir  les bons de fourniture de médicaments, ce qui rend difficile pour se procurer des médicaments. Un des fonctionnaires témoigne. « Nous sommes attristés par la façon  dont nous sommes traités par des agents  de la mutuelle  qui prestent à  cet hôpital. Ils travaillent  quand  ils veulent et des fois ils ferment leurs bureaux pour se  promener dans les enceintes  dudit hôpital. Ils accueillent des gens quand ils le veulent et traumatisent les malades qui sollicitent des bons ou refusent carrément  de te recevoir. Ils peuvent délivrer  ces bons avec retard. Comme la pharmacie de la mutuelle  ferme à 17 heures, on se  retrouve dans l’obligation d’acheter les médicaments le lendemain».

Ces fonctionnaires qui  fréquentent l’hôpital  de Makamba  demandent  aux responsables  de la mutuelle de redresser ses employés ou de remplacer ceux qui n’accomplissent pas convenablement leur tâche. «Nous fréquentons cet établissement sanitaire en provenance de différentes localités  de la province Makamba.  Mais, ils ne tiennent pas compte du trajet que nous effectuons. Ces agents de la mutuelle sont payés  grâce  aux frais qui sont retenus  sur nos salaires. Nous demandons que la Direction générale de la mutuelle puisse leur faire un clin d’œil ou de  procéder  au remplacement des employés qui  ne travaillent pas comme il faut», suggère un fonctionnaire

A ce propos, la rédaction de la RPA  n’a pas pu joindre  Annonciate SENDAZIRASA,  Directrice Générale de la mutuelle pour de plus amples éclaircissements.

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