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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 L’avenir du personnel de l’hôpital de Gatumba est incertain

L’avenir du personnel de l’hôpital de Gatumba est incertain

Plus d’un mois au chômage, le personnel de l'hôpital de Gatumba a des inquiétudes par rapport à l’avenir de leur carrière. L’hôpital a été fermé suite aux inondations, et aucune autre communication n’a été faite à ce personnel. Certains ne reçoivent plus leurs salaires.           

Envahi par l’eau du Lac Tanganyika et de la rivière Rusizi qui a inondé la zone Gatumba, l’hôpital de la zone a été fermé depuis mars dernier. Le personnel au chômage toute cette période, s’inquiète surtout que ce soit la direction de cet hôpital, de même que le ministère de la santé, personne n’a jusqu’ici évoqué la suite de leur carrière.

 «  Nous sommes inquiétés par le silence de nos employeurs. Que ce soit le ministère de la santé, le chef de district sanitaire, le directeur de l'hôpital de Gatumba, personne n’a encore évoqué notre cas. Tous les employés sont chez eux sans rien faire. Pour ceux qui étaient payés par l'hôpital, vous comprenez qu’ils ne perçoivent plus rien maintenant. » Explique un des employés de l’hôpital de Gatumba.

Un autre fait qui renforce les inquiétudes de ce personnel est le recensement du personnel du secteur de la santé qui est en cours au niveau national.  Le personnel de l’hôpital de Gatumba ignore où et comment il va être recensé et interpelle donc la ministre de la santé ainsi que tous leurs supérieurs hiérarchiques sur différents échelons pour qu’ils se penchent et résolvent leur cas.

Nous n’avons pas pu avoir le commentaire du Dr Lydwine Baradahana, la ministre en charge de la santé publique et de lutte contre le sida.

Gatumba persiste dans la désolation

Gatumba persiste dans la désolation

Depuis bientôt une semaine, aucune structure de santé publique n’est opérationnelle à Gatumba, en commune Mutimbuzi de la province Bujumbura. Le dernier centre de santé a été fermé vendredi dernier. Les habitants de cette zone, envahie par l’eau qui a débordé du Lac Tanganyika et de la rivière Rusizi, parlent d’une stratégie du gouvernement pour les contraindre à quitter la localité.

Le vendredi 26/04/2024, dans l’impuissance totale, les résidents de la commune Mutimbuzi, Zone Gatumba ont assisté au transfert du matériel et des médicaments qui étaient dans le seul centre de santé public qui était encore opérationnel. « Il n’y a aucune assistance médicale à l’heure actuelle faute de structures de soins. Chaque malade doit  chercher un moyen d’aller jusqu'à Kajaga », explique un des habitants de la zone qui ajoute que « le même vendredi, il y a un malade qui est mort après que l’on lui a retiré la perfusion alors qu’il n’était pas encore guéri. »

La population de Gatumba parle d’une vieille astuce, comme quand Ponce Pilate s’est lavé la main après avoir remarqué qu’il ne servait à rien. Pour elle, le gouvernement a trouvé le moyen de les chasser de la localité le plus rapidement sans le dire ou user de la force.

« Seul l'hôpital de Gatumba a été inondé. Comment se fait-il que les autorités choisissent de fermer les autres structures de santé qui ne sont pas envahies par l’eau ? » S'interroge la source.

Dépourvus d’établissements sanitaires, les habitants de la zone Gatumba font actuellement recours à l’automédication. «  Aujourd'hui, les malades se confient à des pharmacies sans consultation ni examens. Ils font de longues queues devant les pharmacies. »  Révèle un autre habitant de la zone Gatumba.

Les administratifs reconnaissent que le matériel et les médicaments ont été transférés, mais ils assurent la population que le centre de santé va rouvrir, seul l’hôpital restera fermé, car il est inondé.

Envahie par l’eau dans sa grande partie, le ministre ayant l’intérieur dans ses attributions a annoncé que la délocalisation de la population de Gatumba est inévitable et a demandé à cette population de se préparer psychologiquement.

Muramvya: Cinq mois sans électricité, le CDS Ryarusera impacté

Muramvya: Cinq mois sans électricité, le CDS Ryarusera impacté

Le centre de santé Ryarusera comme toute la zone Ryarusera, commune et province Muramvya n’est pas éclairé depuis déjà cinq mois. Les activités à ce centre de santé  en sont affectées surtout la nuit. Personnel et garde-malades déplorent tous la situation et demande l’intervention des autorités administratives.

Le centre de santé de la zone Ryarusera accueille les habitants de cette zone ainsi que ceux venus des autres zones voisines. Cette structure sanitaire n’a pas d’électricité, le transformateur qui sert la zone n’est plus fonctionnel depuis déjà cinq mois. La situation n’y est pas facile. La nuit, le personnel a du mal à s’occuper des patients.

«  Les infirmiers ont des difficultés à s’occuper des malades qui arrivent la nuit à cause de l’obscurité.  Et lorsqu’il y a un accouchement, les infirmiers font recours aux torches et bougies pour éclairer la salle d’accouchement. » Déplore notre source sur place qui ajoute que bouger aussi la nuit en cas d’urgence, n’est pas aisé, que ce soit pour le personnel que pour les malades et garde-malades.

Les familles des malades y alités sont également touchées. Elles disent dépenser beaucoup dans l’achat des bougies et piles des torches qu’ils utilisent la nuit.

Ces habitants de la zone Ryarusera demandent au gouverneur de la province Muramvya d’intervenir pour que la localité soit de nouveau éclairée.

Le gouverneur de la province Muramvya n’a pas encore réagi.

Prison centrale de Gitega: Les détenus souffrent d’une maladie inconnue

Prison centrale de Gitega: Les détenus souffrent d’une maladie inconnue

Une maladie inconnue s’est propagée dans la prison centrale de Gitega depuis une semaine. Plusieurs détenus ont déjà été infectés par cette maladie. Ils présentent des éruptions cutanées sur le corps.

Les détenus atteints de cette maladie qui s’est propagée comme une épidémie dans la prison centrale de Gitega, présentent des symptômes tels que la toux, une éruption cutanée, des yeux rouges, de la fièvre, la faiblesse, des maux de ventre, un manque d’appétit.

Cette maladie a commencé à se manifester dans cette maison carcérale jeudi 18 avril. Ils ont soigné environ 70 personnes et le lendemain, les malades étaient plus d’une centaine, raconte toujours notre source dans la prison de Gitega.

Les détenus malades disent n’avoir pas été diagnostiqués pour savoir quelle est cette maladie, mais selon notre source interne, il y a des médicaments qu'on leur administre par voie intraveineuse. Ils leur donnent aussi du paracétamol et d'autres comprimés contre ces éruptions cutanées.

Contactée par la rédaction de la RPA, la directrice de la prison de Gitega, Josiane Nishimwe, n’a pas voulu s'exprimer  sur le sujet.

Les détenus de cette prison centrale de la capitale demandent que des médecins soient envoyés pour faire le dépistage de cette maladie afin qu’elle soit connue et que les détenus soient sensibilisés sur sa prévention, surtout que le surnombre des prisonniers est l’un des facteurs de la propagation rapide des maladies contagieuses. En effet, précisent les sources, cette prison de Gitega héberge 1663 détenus alors que sa capacité d’accueil est de 400 détenus.

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