Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des médicaments d’État écoulés sur les trottoirs de Bujumbura

Des médicaments d’État écoulés sur les trottoirs de Bujumbura

Par: Michel Ngabo

Le gros des médicaments vendus dans les rues de Bujumbura provient des structures sanitaires étatiques ou de la Mutuelle de la Fonction publique. Ces produits sont fournis par des travailleurs de ces structures ou par des clients de la mutuelle. D’autres médicaments viennent de l’extérieur du pays.

Le gros des médicaments vendus dans les rues de la ville de Bujumbura provient des structures sanitaires étatiques ou de la Mutuelle de la Fonction publique. Ces pharmacies de rue sont approvisionnées soit par les travailleurs de ces structures, soit par des clients de la mutuelle. Toutefois, certains médicaments proviennent de l’extérieur du pays.

La Mutuelle de la Fonction publique est l’un des principaux fournisseurs des pharmacies de rue en mairie de Bujumbura. Des sources de la RPA dans le secteur de la santé révèlent que des médicaments parviennent à ces marchés par le biais de travailleurs de cette structure qui volent des médicaments dans les stocks. Ces sources ajoutent que des clients de la mutuelle, pour la plupart des policiers et des militaires qui n’ont aucun problème de santé, se recrutent parmi les fournisseurs. Ces derniers font prescrire des ordonnances afin de revendre ensuite les médicaments reçus à ces pharmaciens de la rue.

Un autre groupe de fournisseurs est constitué de certains travailleurs des structures de santé étatiques. Selon les enquêtes de la RPA, parfois avec l’accord de leurs supérieurs, ces derniers sortent des médicaments des stocks pour les acheminer directement vers les pharmacies de rue.

L’extérieur du pays est également une source des médicaments vendus dans la rue à Bujumbura. L’Ouganda et la République démocratique du Congo sont les marchés fournisseurs de ces pharmacies de rue. Les enquêtes révèlent que des médicaments périmés ou détériorés  à cause de mauvaises conditions de conservation sont des fois  redistribués par des personnes ne maîtrisant rien à la pharmacologie.

La rédaction de la RPA a cherché à joindre  Dr Lydwine Baradahana, ministre de la Santé publique. Bien qu’elle n’ait pas répondu à l’appel, elle a toutefois répondu à notre message, demandant à la rédaction de dénoncer elle-même ces faux pharmaciens auprès de la police.

Médicaments en vente sauvage : la rue concurrence les pharmacies à Bujumbura

Médicaments en vente sauvage : la rue concurrence les pharmacies à Bujumbura

Par: Michel Ngabo

La vente ambulante illicite de médicaments s’étend dans la mairie de Bujumbura. Les vendeurs se transforment de plus en plus en concurrent des pharmacies  connues.

Le lieu le plus emblématique est l’espace  communément appelé Kumapine, au nord-est de l’ancien site du marché central de Bujumbura, incendié il y a plusieurs années. Ce commerce existait déjà avant l’incendie. Les vendeurs y opèrent avec un faible capital : leurs stocks se limitent aux poches de leurs vêtements.

Le deuxième spot, plus récent, se trouve sur l’avenue de la Victoire, près de nombreuses pharmacies de gros. Les vendeurs y paraissent mieux lotis : leurs marchandises sont stockées dans des véhicules garés à proximité ou dans des magasins voisins. Ils s’assoient ensuite en attendant les clients. Des médicaments de toutes sortes y sont écoulés, mais selon l’un d’eux, les plus chers sont les plus lucratifs.

Contactée par la RPA, la ministre de la Santé publique, Dr Lydwine Baradahana, a indiqué qu’elle consulterait les rapports sur son bureau pour vérifier si ce commerce illégal lui a été signalé.

À l’hôpital Buye, les malades payent pour la propreté de leurs chambres

À l’hôpital Buye, les malades payent pour la propreté de leurs chambres

Par: Emmanuel Ndayishimiye

Les patients et les visiteurs de l’hôpital de Buye, en commune Ngozi, dénoncent un manque d’hygiène dans plusieurs services. Certains agents exigent des pots-de-vin pour nettoyer les chambres, tandis que le personnel invoque l’absence d’eau et de matériel adéquat.

L’hôpital de Buye comprend cinq grands bâtiments. Le bureau des responsables qui se trouve à proximité du service de radiographie, une salle d’hospitalisation,  la pédiatrie ainsi que  la maternité. Tous ces bâtiments datent de plusieurs années, à l’exception d’un seul qui a été récemment construit.

Cet hôpital reçoit au moins une centaine de malades par jour. Les patients hospitalisés sont les plus nombreux à se plaindre du manque d’hygiène. Certains d’entre eux, ainsi que leurs accompagnants, déclarent que le nettoyage des chambres se fait rarement ou seulement lorsque les travailleurs reçoivent des pots-de-vin.

Ces plaintes concernent également l’état des toilettes de l’hôpital, jugées insalubres. Selon des sources au sein du personnel, cette situation, connue des responsables de la structure, serait due au manque d’eau potable et de matériel d’entretien. De leur côté, les malades estiment qu’il s’agit d’une négligence des chargés d’hygiène, qui ne font pas convenablement leur travail.

A propos de ces lamentations, nous avons tenté de joindre par téléphone Jean Claude, directeur de l’hôpital de Buye, ainsi que Guillaume Ntawukuriryayo, médecin chef du district sanitaire de Butanyerera, mais ils n’ont pas décroché.

Journée internationale des malades : pénurie de médicaments et départ des médecins compliquent l’accès aux soins au Burundi 

Par : Rédaction

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 824 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech