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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Une déforestation sur fond de pots de vin à Rutovu.

Les habitants de la colline Mwarusi de la commune Rutovu en province Bururi s’insurgent contre les personnes qui abattent les eucalyptus qui sont sur cette colline. Ils indiquent que cette forêt d’eucalyptus protège le cimetière qui est sur cette même colline et craignent que ce dernier ne soit détruit par l’érosion. Ils demandent aux autorités d’empêcher ces gens à continuer à couper ces arbres.

Un certain Mosse NINDABA est celui qui est entrain de couper les arbres de la forêt se trouvant sur la colline Mwarusi de la zone Muhweza. Depuis plus d’une semaine, Mosse NINDABA coupe ces arbres pour scier des planches et faire du charbon. Selon les informations en provenance de cette colline, le boisement avait été fait sur cette colline pour lutter contre l’érosion. « Pour nous, natifs de cette colline, si rien n’est fait surtout que ces arbres avaient été plantés par la population pour lutter contre l’érosion, le cimetière sera détruit dans les jours à venir et les corps des personnes enterrés dans ce cimetière seront déterrés », se plaint un habitant. 

Les habitants de cette colline indiquent que Mosse NINDABA aurait eu de l’administration à la base la permission de couper ces arbres et ce moyennant un pot de vin. « Selon nous, c’est la corruption qui gangrène les autorités à la base. Car, aucune mesure n’a été prise pour arrêter cette personne qui est entrain de couper ces arbres. Nous interpellons les autorités communales, provinciales jusqu’au ministre de l’intérieur de faire en sorte que personne ne continue à couper ces arbres dans la forêt de l’Etat », insiste notre source.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre les autorités administratives au niveau communal et provincial pour de plus amples éclaircissements.

La loi interdisant l’usage des plastiques n’est pas respectée au Burundi.

L’usage de certains objets en plastique reste une réalité au Burundi malgré la loi l'interdisant depuis 2020. Certains habitants de la ville de Bujumbura affirment qu’actuellement la grande partie de ces objets est composée de bouteilles en plastiques.

Certains habitants de la mairie de Bujumbura affirment que les sachets  de grandes tailles ne sont plus visibles. Toutefois, ils indiquent que de petits sachets et des bouteilles en plastiques existent en grande quantité dans la capitale économique comme le témoigne ce citadin. « On nous donne du sucre dans des sachets de couleur blanche. Les usines, elles aussi, fabriquent des boissons qui sont conservées  dans des bouteilles à usage unique. Après  consommation, ces bouteilles sont  jetées dans la rue. Quand il pleut, l'érosion emporte tout dans les rivières et lac. L’exemple le plus parlant est celui des bouteilles qu’on voit dans le lac Tanganyika ».

Un autre citadin fait savoir qu’il n'y a pas eu un suivi pour la mise en application de la loi interdisant l’utilisation des objets en plastiques. « Le gouvernement  a mis en place une  loi qui interdit l'utilisation des objets en plastiques. Pourtant,  je vois partout des bouteilles en plastiques. Là où j’habite à Musaga, il y en a et même à Nyakabiga. Il n'y a pas de suivi pour cette loi. Après avoir consommé une boisson, on jette la bouteille dans la rue. Même si un policier voit cela, il ne réagit pas », fait- il remarquer.

La loi qui interdit  l'utilisation des emballages en plastiques est entrée en vigueur en 2020.

Des hippopotames envahissent la zone Buterere à la recherche de pâturage.

Les habitants de la zone Buterere en mairie de Bujumbura demandent aux autorités administratives et sécuritaires de chasser les hippopotames qui ont envahis cette zone. En plus des champs de cultures déjà endommagés dans cette zone, ces hippopotames sont aussi une menace pour les  habitants de la localité.

Ces hippopotames qui menacent la sécurité des habitants de la zone Buterere en mairie de Bujumbura sont signalés dans les localités communément appelés SOGEA SATOM, Ubumwe et Don Bosco. Les habitants des localités citées indiquent que leurs champs de cultures ont été déjà ravagés par ces hippopotames. Ils précisent que si rien n’est fait dans l’immédiat pour chasser ces animaux de ces localités, ils courent le risque d’être tués.  

Ils donnent ici l’exemple d’un enfant qui a été agressé par un de ces hippopotames lundi dernier. « Hier, il a failli couper en deux morceaux un enfant qui était dans les champs. L’enfant a été sauvé par des habitants qui sont intervenus rapidement. Nous vous exhortons de nous aider afin que cet hippopotame soit chassé de cette localité », a indiqué un habitant.

Ces habitants de la zone Buterere font savoir qu’ils se sont adressés aux autorités administratives pour qu’ils trouvent une solution à ce problème d’invasion d’hippopotames sur leur territoire depuis plus d’une semaine mais rien n’a été fait jusqu’à présent. « Nous nous sommes adressés aux autorités administratives mais rien n’a été fait. Nous vous demandons de plaider pour nous afin que ces hippopotames soient chassés de cette localité. Ils augmentent petit à petit et ils vivent au sein de la population.  Ils sont aujourd’hui au nombre de trois» se plaint un autre habitant.

A ce propos, rédaction de la Radio Publique Africaine a essayé de joindre le chef de la zone Buterere mais sans y parvenir.

Non canalisées, les eaux de pluies menacent des écoles à Buterere

Le Lycée communal Buterere et l’école fondamentale Buterere 1 sont menacés par de inondations des eaux pluvieuses. Une conséquence due à l’absence de caniveaux de canalisation de ces eaux dans la zone Buterere. Les citoyens demandent aux autorités chargé de l’urbanisme de résoudre ce problème qui touche d’autres maisons.

Les eaux pluvieuses en provenance du site Kiyange et de l’entourage menacent  ces deux établissements scolaires situés au quartier Kiyange 2, zone Buterere en commune Ntahangwa. Un des habitants de cette localité explique que le seul caniveau existant ne peut pas canaliser toutes les eaux pluvieuses souvent en grande quantité. « Ces eaux proviennent de la pluie qui tombe sur ces deux écoles et d’autres proviennent du site Kiyange qui se trouve en face du Lycée municipal Buterere. Quand la cours de ce Lycée est inondée, les eaux se déversent alors dans la cours de l’école fondamentale Buterere 1. Cela est dû à un petit caniveau qui se trouve sur la route du côté du site Kiyange qui est débordé par les eaux et qui se déverse les eaux dans la route puis dans les deux cours en question. Même le centre Don Bosco situé à proximité de ces écoles est inondé par les eaux pluvieuses.», raconte un parent.

Ces inondations menacent également les habitations suite à l’octroi des parcelles par les administratifs en violation du règles de l’urbanisme. « Toutes ces inondations peuvent découler aussi de la mauvaise gouvernance car les autorités octroient des parcelles illégalement et les gens construisent de façon anarchique. Il y’a par exemple un endroit où se trouvait un caniveau qui canalisait les eaux qui irriguaient les champs de riz mais actuellement ils y ont construits des maisons d’habitation car ces champs n’existent plus. Mais comme c’est un terrain humide, les eaux de pluie sont revenues et n’ont pas trouvé de passage. C’est pourquoi certaines maisons sont inondées » dénonce un parent.

Les citoyens sont dans l’incapacité d’avoir le budget énorme que nécessite la construction du caniveau collecteur des eaux de pluie. « Les parents qui avaient participé à la réunion pour résoudre ce problème ont constaté que la somme d’argent nécessaire pour la construction du caniveau était énorme et qu’ils sont dans l’incapacité de l’avoir. Ils ont comptabilisé 29 millions de francs burundais pour pouvoir construire ce caniveau afin de canaliser ces eaux », a indiqué un parent.

Pour le moment,  les élèves parviennent difficilement à entrer dans leurs salles de classes suite à l’eau qui stagne dans les cours de ces écoles. Egalement, certaines salles de classes restent toujours inondées.

Les habitants de la zone Buterere demandent aux autorités en charge de l’urbanisme de faire quelque chose afin que des caniveaux de canalisation soient construits.

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