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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La Ruvubu dévastée par un feu

La Ruvubu dévastée par un feu

Le parc national de la Ruvubu a été consumé par les feux de brousse  le week-end dernier.  Environ 80% de l’étendue du parc aurait été touché. La population  environnante   demande la relance du projet gouvernemental de protection des forêts.

C’est dans l’après-midi de samedi 19  août  2023 que les habitants de la province Cankuzo ont vu les feux de brousse ravager une grande partie de la Ruvubu. Impuissante, la  population  environnante  du parc  affirme  qu’elle a essayé d’éteindre ces feux mais sans succès.

’Les feux de brousse ont éclaté samedi passé dans l’après-midi. Nous  avons essayé d’éteindre jusqu’ à dimanche. Tout le  parc a été détruit  par le feu. Même les montagnes  environnantes du parc ont été atteintes,’’ témoigne un des habitants des environs de la réserve qui précise qu’ils n’ont vu que les singes et les gorilles fuir ces feux.

Très gênée par le  manque d’intervention des pompiers de la police nationale du Burundi, cette population  estime à  80 %  l’étendue  dévastée par le feu.

Le parc national de la Ruvubu est  souvent attaqué par les feux de brousse pendant la saison sèche mais cette année-ci, les dégâts sont énormes selon notre source qui explique que cela lui rappelle les feux de brousse de 2013 qui avaient envahi ce parc.

La population environnante de cette réserve naturelle  réclame la relance du programme coupe-feu, le programme gouvernemental de protection des forêts.

Le parc national de la Ruvubu s’étend sur 50 800 hectares de superficie. Cette étendue est partagée entre quatre provinces : Cankuzo, Ruyigi, Muyinga et Karuzi. C’est la province Cankuzo qui en possède la plus grande partie 23 000 ha.

Les inondations de Gatumba : la population menacée par la famine

Les inondations de Gatumba : la population menacée par la famine

La famine menace les habitants de Gatumba après les inondations qui les ont
chassés de leurs ménages. Selon la population de cette zone de la commune
Mutimbuzi en province Bujumbura, la carence de nourriture est due au fait que
ces inondations ont également emportées les cultures.
La population de la zone Gatumba, qui espérait la récolte durant les mois de mai
et juin, s’attend plutôt à une  insécurité alimentaire accentuée. L’un des habitants
de Gatumba fait savoir que tous les champs sont inondés alors que la récolte
était proche. « La faim nous menace ici parce que les mois de mai et juin
constituaient habituellement la période de récolte dans cette zone. Mais la
récolte n’est plus possible du fait que les champs ont tous étaient inondés. Donc
vous comprenez que cela ne fera qu’exacerber la situation d’insécurité
alimentaire. Les cultivateurs ne comptent vraiment pas avoir de récoltes. »
Toutes les plantes devraient être endommagées selon la population de la zone
Gatumba. «  En effet, le manioc, le haricot, les feuilles de haricot, le maïs, les
aubergines et d’autres plantes sont inondées. Donc aucune plante cultivée à
Gatumba n’a été épargnée par ces inondations, du fait que toutes les surfaces
cultivables à Gatumba ont été inondées. » Raconte un habitant de Gatumba
Fatiguée, la population de la zone Gatumba fait savoir que l’assistance
immédiate est plus que nécessaire avant que la famine ne fasse des dégâts. La
rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre le chef de la zone Gatumba pour
s’exprimer sur ces préoccupations de la population.

La rivière Kanyosha menace ses riverains

La rivière Kanyosha menace ses riverains

Les familles qui vivent près de la rivière Kanyosha   au niveau des  quartiers
Busoro et Kamesa, respectivement des zones Kanyosha et Musaga, demandent
aux autorités administratives d’arrêter  les activités d’extraction de moellons,
sable et graviers dans cette rivière. Certaines maisons se sont déjà écroulées  et
des gens ont perdu leur vie des suites de ces activités.
La profondeur de la rivière Kanyosha  ne cesse d’augmenter. La profondeur de
cette rivière dans la jonction des quartiers Busoro et Kamesa   est estimée   à
environ 30 mètres suite à l’extraction  du sable, des  moellons et du gravier. Les
riverains s’inquiètent. « Nous, les habitants des environs de la rivière
Kanyosha,  sommes  menacés par cette rivière à l’ endroit où elle sépare  le
quartier Busoro de la zone Kanyosha et le quartier Kamesa de la zone Musaga.
Cette rivière a une profondeur d’environ 30 mètres alors qu’en 2005 on pouvait
traverser cette rivière à pied. Les responsables des activités d’extractions des
moellonsn sable et gravier sont intouchables alors que cette extraction continue
de causer de dégâts», se plaint un riverain.
Des morts et dégâts sont enregistrés.
Les riverains demandent que les activités d’extraction du sable, moellons et
gravier  dans la rivière Kanyosha soient arrêtées. Des  morts ont été déjà
enregistrées et maisons  détruites. « Nous demandons aux autorités de faire tout
pour arrêter ces activités d’extraction dans cette rivière. C’est à cause d’elles
que la profondeur  augmente.  Le mois passé, deux maisons ont été emportées
par la rivière. Récemment, une autre maison s’est écroulée et il y a des
personnes qui sont mortes. Nous demandons au gouvernement  de
s’impliquer.Malheureusement, les personnes qui font ces activités dans la
rivière semblent intouchables. Dans aucune autre  rivière de la mairie ne se font
de telles activités», déplore un autre riverain.
Dévote NDAYISENGA, administrateur de la commune Muha, reste introuvable
pour qu’elle s’exprime sur les inquiétudes de ces riverains de la rivière
Kanyosha.

L’usage des emballages de récupération se poursuit malgré le dépassement du délai accordé par le BBN

L’usage des emballages de récupération se poursuit malgré le dépassement du délai accordé par le BBN

Les emballages de récupération sont toujours en circulation dans la ville de
Bujumbura comme à l’intérieur du pays alors que le délai accordé par le
Bureau Burundais de la Normalisation et du contrôle de la qualité a expiré
depuis environ trois semaines. La population déplore que le gouvernement
n’a rien prévu pour la substitution de ces emballages de récupération.
Dans les provinces de Cibitoke et Ngozi, les emballages de récupération sont
toujours utilisés. Par rapport au délai fixé par le Bureau Burundais de la
Normalisation et du contrôle de qualité, les habitants de la province Cibitoke
qui se sont entretenus avec la RPA avouent avoir entendu la décision mais ils
expliquent qu’ils manquent les emballages de remplacement. «  En réalité, les
emballages de récupération que ce soit les bouteilles de jus ou encore celles de
Kinju, sont utilisés partout dans la province Cibitoke. Partout, que ce soit
l’huile de palme ou encore d’autres types d’huile, tout est emballé dans ces
emballages de récupération. Et puis, dire que le gouvernement aurait introduit
d’autres emballages de substitution, cela n’a jamais été le cas ici chez nous.
Depuis même l’annonce de la décision du BBN, nous n’avons pas vu d’autres
emballages de substitution. »
Quant à la province Ngozi, la population indique que c’est comme si cette
décision du BBN ne les concerne pas. « La décision n’est point respectée. Les
emballages de récupération sont utilisés sans aucun problème ici à Ngozi. On
dirait qu’aucune mesure interdisant leur usage n’a jamais existée. On trouve ces
emballages de récupération partout dans les boutiques et marchés. Comment ils
peuvent interdire leur usage alors qu’il n’y a pas d’autres emballages de
substitution. Le pire est que même les sachets sont toujours utilisés de même que
ces emballages de récupération telles les bouteilles de Kinju, celles de
Zanzamuka Wine, Karibu, Terama et autres. La mesure n’est pas respectée.»
Les sources de la RPA dans la province Rumonge font savoir que les emballages
de récupération sont également utilisés.
La situation est pareille dans la ville de Bujumbura. « Jusqu’à présent quand
nous achetons de l’huile, on nous sert dans ces bouteilles récupérées. On
utilise les bouteilles des boissons Energie, Aquavie, Tangawizi et d’autres
bouteilles. Que ce soit au marché de Jabe, à Ruvumera, ou encore Chez Sion, on
utilise toujours ces emballages de récupération. » Rapporte un citadin.
Selon les habitants de différents coins du pays, l’application de cette mesure
interdisant l’usage de ces emballages n’est pas pour bientôt suite au manque
d’emballages de remplacement.

La date butoir avait été fixée au 31 mars 2023 par le Bureau Burundais de
Normalisation et Contrôle de la Qualité. La rédaction de la RPA n’a pas encore
pu le joindre Sévérin SINDAYIKENGERA directeur général du BBN pour
s’exprimer là-dessus.

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