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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Épidémie à Mpanda : cinq morts, l’OMS et le ministère de la Santé enquêtent sur une maladie inconnue

Par : Walter Kwizera

Une étude sur la récente épidémie survenue dans la commune de Mpanda, qui a déjà fait cinq morts, va être menée par les autorités sanitaires burundaises en collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des analyses préliminaires écartent pour l’instant plusieurs maladies suspectées, dont Ebola.

Choléra à Bujumbura : les habitants de Mubone et Buterere réclament une action urgente

Choléra à Bujumbura : les habitants de Mubone et Buterere réclament une action urgente

Par: Generose Niyonkuru 

Dans les quartiers de Mubone et Buterere, au nord de Bujumbura, la peur du choléra grandit de jour en jour. Plusieurs cas ont été enregistrés ces dernières semaines, confirmant la résurgence de la maladie annoncée par la ministre de la Santé, Lydwine Baradahana. Mais sur place, les habitants disent ne pas voir les effets concrets des mesures de lutte contre l’épidémie.

Selon des témoignages recueillis à Mubone, les malades sont parfois conduits au centre de soins dans des conditions jugées à haut risque. « Depuis jeudi dernier, des cas de choléra ont été observés, mais les patients sont transportés à moto. Cela est très inquiétant, car le choléra se propage très rapidement », explique un habitant. L’hôpital le plus proche, celui de Ntuba, se trouve à environ deux kilomètres et demi, une distance qui rend la prise en charge difficile. Les résidents appellent l’État à mettre à disposition une ambulance pour un transport des malades plus sécurisé.

Autre sujet d’inquiétude : la vente, en pleine rue, d’aliments ne nécessitant pas de cuisson. Manioc, fruits et autres denrées sont exposés à l’air libre, souvent dans des conditions d’hygiène insuffisantes. « Malgré la propagation du choléra, certains aliments continuent d’être vendus à même le sol, ce qui constitue un réel danger », déplore une source locale, rappelant que la maladie se transmet par contact avec de l’eau, des objets ou des aliments souillés.

Les habitants déplorent également l’absence de pulvérisation dans les domiciles des personnes infectées, une mesure pourtant essentielle pour limiter les contaminations. « Nous ne voyons pas d’actions concrètes sur le terrain. Les zones touchées devraient être désinfectées immédiatement », réclament-ils, appelant les autorités sanitaires et administratives à renforcer leurs interventions.

Selon les chiffres officiels, trente-quatre personnes atteintes de choléra sont actuellement prises en charge dans deux centres de traitement à Bujumbura.

Bujumbura : la pénurie d’eau potable frappe la POLYCEB

Bujumbura : la pénurie d’eau potable frappe la POLYCEB

Par: Walter Kwizera

Depuis plusieurs jours, la Polyclinique Centrale de  Bujumbura (POLYCEB) fonctionne sans eau potable. Patients et accompagnateurs alertent sur les risques sanitaires liés au manque d’hygiène et appellent les autorités à une intervention urgente.

La situation devient critique à la POLYCEB, où patients et visiteurs déplorent une absence prolongée d’eau potable. Selon plusieurs témoignages recueillis, les robinets restent à sec pendant deux à sept jours consécutifs, compromettant gravement les conditions d’hygiène dans l’établissement.

« Depuis une semaine, il n’y a plus d’eau à l’hôpital. Les toilettes sont sèches, on ne peut même plus se laver les mains », se désole un patient interrogé par Radio RPA. Pour beaucoup, il est incompréhensible de constater une telle pénurie dans une structure de santé censée garantir propreté et sécurité sanitaire.

Le manque d’eau affecte non seulement le confort des malades, mais aussi la qualité des soins. Les accompagnateurs doivent parfois parcourir plusieurs kilomètres pour trouver un peu d’eau, tandis que le personnel médical peine à maintenir les règles d’hygiène minimales. Cette situation fait craindre l’apparition ou la propagation de maladies d’origine hydrique, telles que le choléra ou la dysenterie, déjà signalées dans certains quartiers de la capitale économique.

Les patients interrogés lancent un appel pressant aux autorités, demandant la résolution rapide du problème et la mise à disposition de chariots d’eau pour pallier l’urgence. « Nous demandons que l’eau revienne vite, la santé des gens est menacée », insiste un autre témoin.

La POLYCEB, connu pour accueillir des malades de diverses pathologies et origines, fait partie des structures les plus fréquentées de la capitale. Malgré plusieurs tentatives de contact, la direction de la polyclinique et de la REGIDESO n’ont pas souhaité réagir à cette situation.

 

 

 

Les habitants de Gishubi dénoncent une pénurie aiguë de médicaments

Les habitants de Gishubi dénoncent une pénurie aiguë de médicaments

Par: Nadège Irakoze

Une grave pénurie de médicaments frappe plusieurs centres de santé de la commune Gishubi, en province de Gitega. Les habitants se disent indignés de constater que certaines structures manquent même de produits médicaux de base comme le paracétamol. Ils appellent les autorités à agir rapidement pour rétablir l’approvisionnement et garantir leur droit à la santé.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la situation touche presque toutes les zones de la commune. Les centres de santé de Mahonda, Buraza, Butezi ou encore Buriza figurent parmi les plus affectés. « Il n’y a pratiquement plus de médicaments. Même le paracétamol, l’ibuprofène ou l’amoxicilline sont introuvables. Avant, on pouvait manquer certains produits pendant quelques jours, mais jamais à ce point », déplore un habitant de Gishubi.

Les soignants eux-mêmes se disent désemparés face à cette situation. « Nous ne savons plus quoi prescrire », confient-ils, soulignant que l’absence de médicaments compromet gravement la qualité des soins.

Faute de produits disponibles dans les centres publics, les patients sont contraints d’acheter eux-mêmes leurs traitements dans les pharmacies privées. Mais les prix y sont jugés exorbitants. « Un comprimé d’Albendazol coûte 1 500 francs, et les traitements contre la malaria atteignent jusqu’à 7 000 francs », explique un autre résident.

Cette situation inquiète la population, qui redoute de graves conséquences sanitaires. « Certains risquent d’acheter des médicaments périmés sur le marché parallèle, ou de recourir à l’automédication. Cela peut être dangereux pour leur santé », avertissent les habitants.

Ils lancent enfin un appel pressant au gouvernement pour qu’il assure un approvisionnement suffisant en médicaments dans tous les centres de santé de la commune. « Une population en mauvaise santé ne peut pas contribuer au développement durable du pays », rappellent-ils.

 

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