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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des habitants de la zone Buterere craignent une spoliation de leurs terrains

Des habitants de la zone Buterere craignent une spoliation de leurs terrains

Les  propriétaires de parcelles du  quartier Buterere 1 cellule 3 de la zone Buterere, commune Ntahangwa, en mairie de Bujumbura n’ont plus droit de construire dans leurs parcelles depuis bientôt une année. L’administration à la base veille au respect de cette mesure, que ces propriétaires  de parcelles disent jusque-là ignorer les raisons. Ils craignent une spoliation.

 Ces propriétaires de parcelles de la cellule 3, quartier Buterere 1 sont à plus de 200. Depuis le mois de janvier cette année, ils n’ont plus le droit de bâtir dans leurs parcelles. Les autorités administratives locales leur interdisent toute activité, évoquant simplement l'absence d'autorisation, déplore un des propriétaires de parcelles. Pourtant ces détenteurs de parcelles affirment qu’ils n’ont jamais  été  officiellement signifiés des raisons de cette interdiction.

L’administration à la base, le chef du quartier Buterere 1 et le chef de la zone Buterere,  profiteraient de la situation pour remplir leurs poches. Alors que  l’interdiction concerne  la  construction dans des terrains encore vides, même ceux qui désirent  réhabiliter les maisons qu’ils occupent déjà doivent verser  des pots-de-vin à ces administratifs, révèlent nos sources.

Ceux qui le font  sans avoir donné de l’argent à ces administratifs sont emprisonnés. ‘’Un des habitants de la cellule  a été mis aux arrêts  mercredi 22 novembre parce qu’il réhabilitait la fosse septique.’’ Témoigne un des habitants de la localité qui précise qu’il n’a été relâché que sur intervention de l’administrateur de la commune Ntahangwa.

Un matin du  mois de janvier cette année 2023, le ministre en charge des infrastructures et le maire de la ville de Bujumbura s’y sont rendus pour  superviser la démolition des maisons de ce quartier. Après démolition de quelques maisons, l’opération a été interrompue et ces autorités sont reparties.  

Sur les micros des journalistes sur place, ces autorités ont annoncé que la localité est invivable, tous ceux qui y habitent devront quitter. Ce matin-là, les habitants de la localité ont été surpris par cette opération. Ils expliquent qu’ils n’avaient pas été avertis et ignorent donc les raisons.

Sans information, les propriétaires de parcelles de cette cellule 3 du quartier Buterere 1 craignent une spoliation. Ils demandent de la lumière. Si le gouvernement veut qu’ils quittent la localité, ils réclament  une indemnisation car ils ont acquis ces parcelles en bonne et due forme.

Cette cellule 3 du quartier Buterere 1 est située à quelques mètres des bassins contenant les eaux usées de la station d’épuration de Buterere.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction du maire de la ville de Bujumbura, Jimmy Hatungimana.

RDC : Les troupes burundaises en guerre contre le M23 reçoivent des  indemnités

RDC : Les troupes burundaises en guerre contre le M23 reçoivent des indemnités

Quatre bataillons des militaires burundais déployés en RDC pour combattre le M23 aux côtés des FARDC ont reçu ce lundi 20 novembre  des indemnités. Elles ont été octroyées en dollars américains dans le but d’encourager ces troupes qui se heurtent à une résistance farouche du mouvement congolais, ont-ils été informés. Ce geste a par contre suscité un malaise au sein des troupes burundaises qui se demandent d’où vient cet argent et pourquoi ils n’étaient pas payés en devises ces derniers mois.

 

Les 4 bataillons des militaires burundais qui ont reçu ce lundi ces indemnités sont le 5ème bataillon, le 6ème, le 7ème et le 8ème bataillon.  

Selon les informations recueillies auprès de ces militaires, chaque homme de rang a reçu 50$, 60 pour un sous-officier et 100$ pour un officier. Les mêmes sources indiquent que ces militaires ont eu ces indemnités en devises pour la 1ère fois depuis qu’ils sont envoyés en RDC pour combattre aux côtés des FARDC contre le M23.  Un homme de troupe recevait 70 mille BIF équivalent à 15$, un sous-officier 100 mille et un officier 150 mille BIF.

Ce geste posé par le gouvernement burundais a suscité un climat malsain au sein des troupes burundaises qui se demandent d’où proviennent ces indemnités presqu’au milieu du mois et pourquoi ils n’en recevaient pas auparavant en devises. Ce qui laisse entendre des grognes au sein de ces troupes selon lesquelles leurs indemnités sont partagées entre les hautes autorités du pays dont des généraux issus du maquis.

Des informations en provenance de certains hauts gradés de l’armée burundaise affirment en outre que le gouvernement burundais a octroyé ces indemnités en devises pour encourager ces troupes qui font face à une résistance farouche du M23.  Ce geste serait aussi posé pour calmer ces militaires qui ne cessent de succomber sur le champ de bataille, une bataille qui a fait qu’un certain nombre de militaires burundais soit capturé par le M23 et leurs familles ne sont pas encore informées sur le sort des leurs en captivité puisque le gouvernement burundais ne veut pas avouer qu’il est aux côtés des FARDC dans cette guerre contre le M23.  

Des informations recueillies en RDC relèvent qu’une opération de relève ce lundi 20 novembre 2023 entre les troupes burundaises qui étaient basées dans la province du Sud Kivu et celles qui étaient sur le champ de bataille contre le M23 au Nord Kivu. Cependant, un important effectif composé de plus de 3 bataillons a été déployé dans les localités proches de la ville de Goma dans la province du Nord Kivu.

Des militaires privés de leur épargne

Des militaires privés de leur épargne

 Les militaires qui viennent d’être mis à la retraite  n’ont pas accès à leur épargne. L’argent est bloqué à la CECADM, la Coopérative d’Epargne et de Crédit pour l’Auto-Développement des Militaires. Les agents de cette coopérative leur expliquent qu’ils ne peuvent pas leur donner l’argent sans l’autorisation de leurs supérieurs hiérarchiques.

Ces militaires  sont en  retraite  depuis  le 1er octobre de cette année 2023. Ils ont commencé à épargné une partie de leurs salaires en 2014, une somme à récupérer à la fin de leur carrière. Aujourd’hui  quand ils vont  à la coopérative militaire pour retirer l’argent, ils ne sont pas servis et sans aucune explication. ‘’  Cet argent se trouve sur nos comptes mais nous n’avons pas le droit de retrait. Si nous demandons les raisons, les agents de la CECADM nous répondent que le cas est géré par deux personnes à savoir le chef de l’état-major général de l’armée ainsi que le directeur de la  CECADM. Seules les deux personnes peuvent autoriser que nous ayons notre argent.’’ Déplore un des militaires concernés.

Ces militaires  sont frustrés d’être privés de leurs épargnes. ‘’Les agents de la coopérative militaire  nous montrent le solde sur nos comptes. L’argent est bel et bien là mais ils ne peuvent pas nous le donner. Nous menons une vie difficile alors que nous avions épargné. Nous comptions sur cet argent.’’

Ces militaires demandent au chef d’état-major, le Général Prime Niyongabo de débloquer cette situation.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction du  Colonel  Biyereke Floribert,  le porte-parole de l’armée burundaise.

Mwaro: Quand la mesure de stabulation devient un moyen de rançonner la population

Mwaro: Quand la mesure de stabulation devient un moyen de rançonner la population

Les éleveurs de la commune Rusaka en province Mwaro dénoncent le comportement de certains chefs collinaires qui se cachent derrière la mesure de stabulation pour rançonner la population. Ces éleveurs indiquent que ceux qui ont de l’argent pour leur donner  font paître leurs bétails dans les pâturages. Et demandent à l’administrateur de cette commune de prendre des mesures contraignantes à l’endroit de ces administratifs.

 Les éleveurs de la commune Rusaka font actuellement face au manque criant d’herbes pour nourrir les bétails dans les étables. Ils font savoir que celles  plantées ont été coupées pendant la saison sèche et n’ont pas encore repoussé pour être coupées de nouveau afin de nourrir leurs animaux. Ces éleveurs  précisent cependant que pour des mobiles politiques quelques  éleveurs  ont l’autorisation de faire paître leurs bétails dans les pâturages.

‘’La colline Rucunda a comme responsable un membre du parti CNDD-FDD du nom de Budidiri Daniel. Le conseiller principal de l’administrateur lui a demandé lors d’une réunion pourquoi les troupeaux de cette colline sortent de leurs étables  pour brouter dans les pâturages et ce dernier lui a répondu que s’il refuse à la population de faire paître ses vaches, il n’aura pas les voix qui lui ont été exigées par son parti dans les prochaines élections.’’  Témoigne un habitant de la commune Rusaka qui précise que sur la colline Shana de la même commune, la loi portant  stabulation  permanente est violée pour des raisons de corruption.  ‘’ La colline Shana a elle aussi un chef collinaire issu du parti CNDD-FDD du nom de Ndikumana Jean. Ce dernier sillonne toute la colline  pour collecter de l’argent auprès des éleveurs, de l’argent destiné au commissaire communal de police prénommé Roger.’’

Notre source de Rusaka ajoute que  ce chef de la colline de Shana aurait  exigé 300 mille francs burundais auprès des éleveurs afin de leur permettre de sortir leurs bétails des étables pour aller brouter dans les pâturages. Ceux qui ont déjà payé cet argent ont droit de faire paître leurs bétails.  Information confirmée par un habitant de la  colline Shana. La collecte de cet argent se fait au grand jour.  La source donne les noms de sous-collines où la collecte est en cours.  ‘’Sur la sous-colline Gicumbi, la collecte de cet argent se fait par un certain Pascal Masabarakiza. Sur la sous-colline Butaga, ce travail a été confié à un certain Rénovât Nkeshimana.’’

Les éleveurs de la commune Rusaka  demandent à leur administrateur de redresser ces chefs collinaires mais aussi de  laisser les éleveurs qui ont clôturé leurs propriétés faire  paître leurs bétails. Une autorisation qui avait d’ailleurs été accordée par Déo Guide Rurema, qui était ministre en charge de l’agriculture et de l’élevage au moment de l’entrée en vigueur de la loi exigeant la  stabulation permanente en 2021.

Nous n’avons pas pu recueillir la réaction de Carine Kaneza, administrateur de la commune Rusaka.

 

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