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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

De la corruption  sur le poste douanier de Gatumba

De la corruption sur le poste douanier de Gatumba

Un service rapide sur le poste frontalier de Gatumba en commune Mutimbuzi est offert moyennant intéressement du personnel affecté à ce poste. Les usagers de la frontière, congolais et burundais, dénoncent cette pratique et interpellent les autorités habilitées pour redresser ces agents.

Pour traverser la frontière sans attendre beaucoup de temps, les passagers donnent de l’argent aux policiers de l’immigration. « Des agents de l’immigration exigent une somme de 5mille francs à chaque passager  pour pouvoir l’enregistrer parmi les premiers. Si ceux qui acceptent de donner cette somme sont nombreux, les autres doivent attendre longtemps sur les files d’attente alors qu’ils étaient arrivés tôt », regrette notre source, usager de ce poste de Gatumba.

Sur ce poste frontalier de Gatumba se trouvent peu d’agents de l’immigration, ils sont au nombre de trois soulignent nos sources. Les voyageurs et commerçants qui utilisent au quotidien cette frontière font savoir que  ces agents, déjà en petit nombre, ne sont pas chaque jour tous à leur poste malgré le grand mouvement sur  la frontière.

Cette situation est dénoncée aussi par les congolais qui font le commerce transfrontalier  via ce poste d’entrée de Gatumba. Ils précisent également que du côté de la RDC, des agents de la douane remettent aussi des fois aux agents burundais des documents de leurs passagers qu’ils veulent prioriser. Et la situation  se complique davantage pour ceux qui n’ont pas l’argent pour corrompre ces agents publics en poste de part et d’autre de cette frontière burundo-congolaise. « Les passagers qui n’ont pas cette somme exigée peuvent attendre leur tour durant 3heures, 4heures  et même plus. » 

Les usagers de cette frontière de Gatumba demandent que le nombre du personnel sur cette frontière soit augmenté  et une intervention des  autorités habilitées afin de couper court avec cette  corruption.

 

Mr le Président, nous mourrons sous vos yeux !

Mr le Président, nous mourrons sous vos yeux !

Les familles des environs de l’usine de fabrication du ciment BUCECO (Burundi Cement Company)   demandent l’implication du Chef de l’Etat  pour sauver leurs vies.  Dans une correspondance  adressée au Président de la République, cette population  de la commune Rugombo en province Cibitoke indique  qu’elle est entrain de mourir des effets des activités de l’usine BUCECO.

 La plainte contre l’usine de fabrication  du ciment BUCECO, est  l’objet de la correspondance  envoyée  par les voisins  de l’usine  BUCECO  au Président de la République.

Dans cette correspondance qui date exactement d’un mois,  les habitants riverains  de cette usine  implore le Président  de la République d’intervenir dans les meilleurs délais. Rejets de poussière, fumées, vapeurs, gaz, nuages de poussière et pollution sonore constituent  leur  calvaire quotidien, décrivent-ils dans la correspondance. Ils ajoutent que cette situation qu’ils vivent au quotidien, a fragilisé  la santé  de la quasi-totalité de la  population des environs  de l’usine et certains en sont morts, annoncent-ils au Chef de l’Etat.  Ils affirment aussi que les effets  des activités de cette usine  ont déjà causé beaucoup de cas  d’avortement.

Ces habitants de la commune Rugombo rappellent au Président  Evariste Ndayishimiye que, dès son arrivée au pouvoir, il  avait reconnu que l’emplacement  de l’usine BUCECO  constitue un danger à la santé de la population. « Vous aviez promis Monsieur le Président, la délocalisation rapide de l’usine BUCECO! »

Près de 3ans  après, cette population ne cache pas  sa déception dans cette correspondance au Président  Ndayishimiye,  d’où cette nouvelle alerte.

L’usine BUCECO se trouve dans la localité de Karurama en commune Rugombo de la province Cibitoke, un terrain qui abritait l’usine de production du Tabac  BTC, Burundi Tobacco Company. BUCECO fonctionne depuis 2010. C’est au moins depuis 2016 que les habitants des environs de l’usine ont commencé à alerter. Les ménages menacés par l'usine avoisinent  400.

Cankuzo : Les agents de l’Etat contraints à contribuer pour la croisade présidentielle

Cankuzo : Les agents de l’Etat contraints à contribuer pour la croisade présidentielle

Chaque fonctionnaire de l’Etat résidant en province Cankuzo doit verser une contribution destinée à la croisade de la famille présidentielle qui se tiendra dans cette province. Les montants à donner ont été déterminés  dans une correspondance que l’autorité provinciale a envoyé aux responsables de différents secteurs.

La correspondance portant l’objet ‘’Demande d’appui’’ date du début de ce mois de décembre. Bonifance Banyiyezako, le gouverneur de la province Cankuzo, a déterminé le montant qui sera donné par chaque employé de l’Etat. Ces contributions vont de la somme de mille francs à cinquante mille.

Dans le secteur de l’éducation, la petite somme exigée est  de mille francs, elle est versée par  un  planton. Le directeur provincial de l'éducation  doit payer cinquante mille francs tandis que les inspecteurs provinciaux de l'éducation de même que les directeurs dans les écoles à régime d'internat   donnent  une somme de trente mille, lit-on dans cette correspondance. Les directeurs d’autres écoles sans internat doivent payer dix mille, un enseignant du post-fondamental ayant une licence va  donner une somme de trois mille, ses collègues ne détenant pas ce diplôme,  deux mille francs. La même correspondance du gouverneur de la province Cankuzo fixe à deux mille, la contribution exigée aux enseignants des écoles fondamentales. Toujours dans le but d’assurer le bon déroulement de cette croisade de la famille du Président de la République Evariste Ndayishimiye, chaque fonctionnaire de la direction provinciale de l’éducation doit contribuer une somme de deux mille cinq cents à l’exception des veilleurs qui  donnent mille francs.

En dehors du secteur de l’éducation, les agents de l’Office Burundais des Recettes OBR et ceux de la Régie de Production et de Distribution d’Eau et d’Electricité, REGIDESO,  doivent aussi contribuer, à raison de trente mille par agent, dix mille par technicien et mille francs pour les veilleurs.

Les  hauts cadres des différents secteurs eux,  sont appelés à donner cinquante mille chacun comme contribution. Une contribution qui est toutefois dénoncée par plusieurs fonctionnaires de l'Etat de cette  province qui trouvent qu’ils ne devraient pas être forcés à appuyer l'organisation de la croisade de prière du couple présidentiel alors qu'ils font face à une pauvreté extrême.

Une telle  croisade  est organisée chaque année depuis l'arrivée au pouvoir du parti CNDD-FDD. Pour cette année 2023, elle se tiendra du 26 au 30 décembre dans cette province de l’Est du pays.

Busoni : La population privée de certains services administratifs depuis 3 mois

Busoni : La population privée de certains services administratifs depuis 3 mois

Les habitants de la commune  Busoni en province de Kirundo  n’ont pas accès à  certains documents délivrés par la commune. A l’origine, le nouvel administrateur récemment élu par le conseil communal qui n’a pas encore commencé ses fonctions, suite au retard de la sortie de l’ordonnance ministérielle.

Le 18 Novembre 2023, Richard Ngabonziza a  été élu par le conseil communal de Busoni comme nouvel administrateur, en remplacement de Dismas Nsavyimana. Ce dernier a été démis de ses fonctions en date du 28 Août 2023 par  le ministre de l’intérieur, de sécurité publique et du développement communautaire,  qui l’a accusé de détournement du sucre destiné  à la population de sa commune.

Trois semaines après l’élection du nouvel administrateur, il n’a pas encore débuté ses fonctions. La raison serait que le ministre ayant l’intérieur dans ses attributions aurait tardé de sortir une ordonnance y relative.

Actuellement, les habitants de cette commune  ne peuvent pas obtenir certains documents délivrés par la commune. L’exemple donné est celui de la carte nationale d’identité  sur laquelle l’administrateur à l’intérim n’a pas droit de signer. Ceux qui ont besoin de ce document sont obligés de se rendre dans les communes voisines. ‘’Pour  obtenir la carte nationale d’identité, nous sommes obligés d’aller en commune  Kirundo ou dans d’autres communes proches de Busoni. Ça nous prend beaucoup de temps et nous dépensons aussi plus d’argent.’’ Déplore un des habitants de la commune Busoni.

 Nous n’avons pas pu recueillir les réactions du ministre ayant l’intérieur dans ses attributions et du gouverneur de la province de Kirundo.

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