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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des exécutions extra-judiciaires maquillées en vols  mal tourné

Des exécutions extra-judiciaires maquillées en vols mal tourné

Une nouvelle stratégie de camoufler des crimes commis par des organes étatiques. Ces derniers les  font passer  pour du simple banditisme. Parmi les victimes, la RPA a pu identifier 2 qui sont morts dans les mêmes circonstances. Présentées comme des victimes de banditisme, elles auraient pourtant été assassinées par la police présidentielle.  

La dernière victime portée à la connaissance de la RPA s’appelait Nestor Ntawunkiza. Chauffeur de Taxi, il était porté disparu depuis le 14 mars de cette année. Jusque ce mercredi 20 mars matin, les proches de Nestor avaient toujours espoir de le retrouver. Mais cet espoir fut anéanti par la découverte macabre du corps de Nestor Ntawunkiza dans une latrine se trouvant au domicile d’un certain Jean Marie Niyonzima, sis au quartier Ruziba. Comme on peut le voir sur les photos qui ont circulé sur la toile, le corps de la victime était déjà en état avancé de décomposition. Côté police, ils disent avoir appréhendé le propriétaire de cette maison, de même que 2 de ses complices.

Quelques jours auparavant, plus précisément le 11 mars, un autre corps sans vie avait été découvert dans un cimetière situé dans le même quartier de Ruziba, nous sommes en zone Kanyosha. Transporté d’urgence à la morgue de l’hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore, il sera vite identifié comme étant celui de nommé Emmanuel Ndagijimana. Gagnant sa vie en conduisant des Taxis,  il avait été porté disparu depuis le 07 de ce même mois de mars. Tout comme le premier, la police s’est empressé de dire qu’elle avait déjà mis la main sur ses bourreaux. ‘’Il s’agit d’un groupe de bandits qui n’hésite pas à commettre des crimes pour dépouiller leurs victimes.’’ A précisé le porte-parole de la police burundaise. Mais ce qui a choqué en plus d’étonner plus d’un, c’est qu’il n’y a pas eu de procès de flagrance alors que les auteurs ‘’ont  reconnu leurs crimes.’’

Le SNR fait tout pour effacer toute trace pouvant l’impliquer

Selon les enquêtes de la RPA, la version donnée par la police n’est qu’un leurre. En effet, des sources fiables de la RPA au sein du Service National de Renseignements burundais, SNR en sigle, révèlent que l’ordre d’exécuter ces deux chauffeurs de Taxi émanait de leur patron, le Général Major Ildephonse Habarurema. C’est d’ailleurs pour cela que les 3 criminels ont vite été tirés du cachot de la zone Kanyosha où ils étaient détenus en attendant leur procès, pour être conduit au BSR. Un transfert qui était supervisé par Eliphaz Niyongabo, responsable du SNR en mairie de Bujumbura qui, révèlent les mêmes sources, a d’abord pris soin de récupérer tous les téléphones portables des prévenus. Aurait-il voulu effacer toute trace qui lierait son service à ces tueurs ? Le fait est que le vol des véhicules n’a rien à voir avec l’assassinat de ces deux citoyens. Et nos sources de confier même que, avant d’être livré à ceux qui allaient les exécuter, les deux taximen ont d’abord été atrocement torturés, accusés d’avoir collaboré avec des groupes armés.

En plus d’êtres tous les deux chauffeurs de Taxis, Nestor Ntawunkiza et Emmanuel  Ndagijimana étaient des amis proches.

 

 

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Photo : Général Major Ildephonse Habarurema, patron du service burundais des renseignements

Ngozi: Deux assassinats en une nuit

Ngozi: Deux assassinats en une nuit

La première personne tuée la nuit de ce 12 mars était un jeune homme qui n’a pas été identifié. Il a été tué sur la colline Kanyami de la commune et province Ngozi. D’après des sources locales, « le défunt, en compagnie d’un autre jeune homme, ont essayé de s’introduire dans les enceintes de l’usine de production de boissons Burundi Brewery la nuit de ce mardi, munis de machettes et de pierres. » Selon les mêmes informations, ils auraient d’abord tenté de casser les lampes qui éclairent cet endroit et les policiers dans les parages les ont aperçus et ont tiré sur eux. L’homme qui y est succombé n’a pas été identifié. Son compagnon qui s’est sauvé lui a été identifié, il est connu sous l’appellation de Jambo, précisent les sources.  

La même nuit de ce mardi, un autre homme, d’un âge avancé, a été également tué en commune Ruhororo de la même province Ngozi, au nord du pays. Il était originaire de la colline  Mubanga. Il était reproché de la sorcellerie et a été tué, égorgé. Ses deux fils ont été arrêtés pour des raisons d’enquêtes.

 Alerte pour deux  femmes, leaders du camp Rwasa

Alerte pour deux femmes, leaders du camp Rwasa

Jacqueline Uwimana, responsable du parti CNL dans la nouvelle province de Buhumuza a été arrêtée ce 13 mars. Sa collègue Agnès Nibirantije  de la province Kayanza est introuvable depuis le 10 mars. Ciblées puis capturées par le service des renseignements, la destination ou encore le lieu de détention de ces deux femmes enseignantes reste inconnu.   

Représentante du parti CNL d’Agthon Rwasa dans la nouvelle circonscription provinciale de Buhumuza, Jacqueline Uwizeyimana de la commune et province Muyinga a été arrêtée ce mercredi 13 mars. Enseignante à l’école fondamentale Rubenga de la zone Mugano en commune Giteranyi, elle revenait de son service vers 13 heures  (heures du Burundi), lorsqu’elle a été interceptée par le responsable du service des renseignements en commune Giteranyi. Il est ensuite venu le responsable de cette police présidentielle en province  Muyinga, Félix Havyarimana et l’a aussitôt embarquée à bord d’un véhicule de type Hillux immatriculé E 0535A.

Les  habitants de la commune Muyinga, témoins de cette arrestation, alertent sur son sujet. Plus inquiétant pour ses proches, est qu’ils n’ont pas su là où elle a été emmenée et personne n’a pu la joindre sur son portable après  l’arrestation.

La responsable des femmes du parti CNL en province kayanza est quant à elle introuvable depuis trois jours. Agnès Nibirantije a été arrêtée par la police dimanche dernier au marché centrale de Ngozi, dans la campagne de chasse à l’homme contre les fidèles à Agathon Rwasa. C’est au moment où il se tenait sur place un congrès des dissidents du parti CNL pour destituer Agathon Rwasa à la présidence de ce parti. L’enseignante à l’école fondamentale de Ruhande en commune kayanza, Agnès Nibirantije  a été embarquée est conduite vers une destination inconnue par l’OPJ nommé Espérance Kayitesi du commissariat de Ngozi aux environs de 12h30’. La source de la RPA au sein du parti CNL indique qu’elle aurait été  ipso facto acheminée vers Bujumbura. «  Jusqu’à présent nous ignorons où elle se trouve. On nous a d’abord dit qu’elle était  à la documentation  près de l’église Cathérale Régina Mundi en Mairie de Bujumbura, et après nous avons entendu qu’elle serait  au quartier général de la police anti-émeutes se trouvant à l’ancien palais présidentiel du  1er novembre. Nous ignorons alors la vérité. »

Les familles de ces femmes, leaders du parti CNL pro Rwasa, ainsi que leurs  collègues du CNL plaident pour leur sécurité et demandent qu’elles soient libérées.

 

Kayanza: Un double meurtre par justice populaire à Gatara

Kayanza: Un double meurtre par justice populaire à Gatara

Deux voleurs ont été tués lundi dernier dans la zone Mbirizi, en commune Gatara de la province Kayanza. Ils ont été assassinés par des habitants de la localité qui les ont attrapés en possession du maïs volé, une information confirmée par des autorités de la province Kayanza.

Les deux personnes assassinées lundi 04 mars  dans la zone Mbirizi sont toutes des hommes. Un prénommé Pascal et son ami connu sous le nom de  Yambwa. Selon les informations en provenance de la zone Mbirizi,  c’étaient des voleurs connus dans toute la commune Gatara.

La population de la zone Mbirizi  révèle que les deux voleurs ont attaqué, la nuit du 04 au 05 mars le ménage d’une femme prénommée Spéciose.  Celle-ci a crié pour alerter les voisins, qui sont venus la secourir. Les voleurs se sont enfuis et les voisins les  ont poursuivis  jusqu’à les trouver chez un commerçant de maïs, en train de mesurer la quantité de maïs volé, soulignent nos sources de Mbirizi. Une fois capturés par la population, les deux voleurs ont été sauvagement tabassés et le commerçant lui a, d’après les sources sur place, donné une somme de 350 000 BIF pour être  relâché.

Le lendemain matin, le 05 mars, le corps d’un des deux voleurs a été  retrouvé dans une rivière de la localité, la rivière Kinyangoma. Il s’agit du surnommé Yambwa, il avait une blessure au niveau de la tête, décrivent des sources qui ont vu le cadavre. Le cadavre du deuxième voleur, Pascal n’a pas été retrouvé. Selon la population, le corps de Pascal aurait été mis dans un sac avec des pierres pour qu’on ne le retrouve pas au même endroit que celui de son ami Yambwa.  

Le corps de Yambwa a été repêché et enterré le même mardi matin sur ordre du procureur de la République dans la province Kayanza qui s’était rendu sur les lieux. Jusqu’à présent les auteurs de ce crime n’ont pas encore été arrêtés pour qu’ils soient jugés.

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