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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Bukinanyana : un responsable local du CNDD-FDD retrouvé mort dans la rivière Kaburantwa

Bukinanyana : un responsable local du CNDD-FDD retrouvé mort dans la rivière Kaburantwa

Par: Walter Kwizera

Le corps sans vie d’Abraham Niyigarura, chef local du parti CNDD-FDD dans la zone de Ndora, commune de Bukinanyana, a été découvert ce jeudi matin dans la rivière Kaburantwa. Les premiers éléments laissent penser à un assassinat, alors qu’une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Abraham Niyigarura, habitant de la colline de Bitare et chef local du parti CNDD-FDD, a été tué par des inconnus. Son corps a été retrouvé tôt le matin du jeudi 12 mars 2026 dans la rivière Kaburantwa, non loin de son domicile.

Selon des sources locales, la victime présentait des traces de sang à la tête, laissant penser qu’elle a été violemment frappée avant d’être jetée dans la rivière. « On voyait clairement qu’il avait été atteint à la tête, probablement avec un objet métallique », confie un témoin joint sur place.

La famille du défunt, sous le choc, indique qu’Abraham Niyigarura se trouvait chez lui la veille au soir. « Nous sommes bouleversés. Nous ne comprenons pas comment il a pu finir là-bas. Tout porte à croire qu’il a été assassiné », déplore un proche. Les habitants de la colline Bitare demandent qu’une enquête sérieuse soit menée afin que justice soit rendue.

Les autorités administratives de Bukinanyana ont confirmé l’ouverture d’une enquête. Elles appellent toute personne disposant d’informations pouvant aider à identifier les auteurs de ce meurtre à collaborer avec les services compétents.

 

Burundi : six personnes tuées en une semaine à Bujumbura et Gitega

Burundi : six personnes tuées en une semaine à Bujumbura et Gitega

Par: Emmanuel Ndayishimiye

En une semaine, au moins six personnes ont été tuées dans les provinces de Bujumbura et Gitega, selon un décompte de la RPA. Parmi les victimes, deux jeunes Imbonerakure, un détenu abattu à la prison centrale de Mpimba, un adolescent accusé de vol, un septuagénaire et un veilleur de nuit.

La Radio Publique Africaine a documenté, au cours de la semaine écoulée, l’assassinat d’au moins six personnes dans deux provinces du pays. Ces morts violentes, enregistrées à Bujumbura et à Gitega, concernent aussi bien des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir que des civils, dont un prisonnier exécuté par balles à l’intérieur même d’une prison.

En province de Bujumbura, deux jeunes Imbonerakure, répondant aux noms de Ndayishimiye et Nsabimana, ont été découverts morts mercredi dernier sur la colline Ngoma, en commune Mugina. D’après des sources locales, ils ont été tués à coups de gourdins par d’autres Imbonerakure, soupçonnés d’être impliqués dans des activités de contrebande. Les circonstances exactes du drame restent floues, mais la brutalité des faits inquiète les habitants.

Le même jour, toujours en province de Bujumbura, un détenu du nom de Philbert a été abattu par des policiers à la prison centrale de Mpimba. Selon des témoignages recueillis sur place, la victime était accusée par ses bourreaux d’avoir tenté de s’évader. Les mêmes sources indiquent cependant que le prisonnier a d’abord été intercepté, sévèrement passé à tabac, puis fusillé à bout portant.

Dans la province de Gitega, un jeune garçon âgé de 17 ans a été tué en l’accusant de vol d’un poussin au marché central de Gitega, mercredi dernier. Les administratifs appellent la population de n’est pas se faire justice. L’auteur du crime a été arrêté par la police à Gitega.

La veille, mardi, un septuagénaire, Luc Nsambayiruka, a été retrouvé mort à proximité de son domicile sur la colline Kivuvu, commune Bugendana, toujours en province de Gitega. Des sources locales indiquent que le vieil homme a été étranglé alors qu’il rentrait chez lui. Les motivations de ce meurtre restent inconnues à ce stade.

Enfin, la RPA a appris le meurtre de Raphaël Ndaruzaniye, un veilleur de nuit, dans la ville de Gitega. Il a été tué lundi dernier par des voleurs qui venaient de dévaliser un bistrot fréquenté par des militaires, au quartier Rango. Les voleurs ont emporté des sacs de riz, des haricots ainsi qu’une somme d’argent dont le montant n’a pas été précisé.

 

Des formations para-militaires et intensives font craindre le pire aux habitants de Bukinanyana

Des formations para-militaires et intensives font craindre le pire aux habitants de Bukinanyana

Par: Josiane Muzaneza

Les imbonerakure cantonnés au camp de Ndava après leur retour de la RDC ainsi que d’autres combattants étrangers sont en train de suivre une formation militaire intensive et accélérée dans la kibira, et ce depuis plus de deux semaines. Dans l’entre temps, environ 200 imbonerakure vivent en cachette depuis près d’un mois, craignant pour leur sécurité après s’être enfui du camp.

Ces entrainements para-militaires dispensés dans la forêt de la Kibira se déroulent plus précisément du côté de la zone Bumba, nous sommes en commune Bukinanyana de la province Bujumbura. Selon nos sources, en plus des imbonerakure, « certains étrangers seraient également en train de bénéficier de ces formations, habillées en tenues militaires de la RDC et de la FDNB pour faire croire à des opérations de routine. » Révèle une de nos sources qui fait également savoir que certains parlent le kiswahili, d’autres le Kirundi ou le Kinyarwanda et d’autres encore le français.

Un des habitants de la place affirme que des véhicules militaires font le ravitaillement de ces gens en formation et que des fois les citoyens des environs sont forcés de collecter des vivres destinés à les nourrir. Ce qui insupporte énormément les habitants de la place, surtout qu’ils ne sont plus autorisés à procéder à la récolte de leurs champs de culture se trouvant dans la kibira. Une situation qui s’ajoute à la peur qui les tenaille à cause des crépitements d’armes qu’ils entendent à longueur de la journée et même pendant la nuit. « On n’a plus accès à nos champs de culture. Avant que ces activités ne débutent, on nous avait prévenus qu’il allait y avoir des formations, qu’on ne devrait donc pas avoir peur. Mais la frayeur est là car on ne peut pas rester calme alors qu’on ne cesse d’entendre des détonations. C’est juste qu’on s’est résigné vu qu’on n’a pas le choix. »Se désole un habitant de Bukinanyana qui s’est confié à la RPA.

Et nos sources d’ajouter que cette formation militaire à l’endroit des imbonerakure récemment rentrés de la RDC, des rwandais et des congolais serait dispensée par des militaires burundais, aidés par des étrangers dont la RPA n’a pas encore pu identifier. Selon nos sources parmi les bénéficiaires de ces formations, des instructeurs de couleur blanche feraient également partie des formateurs.

 Une centaine d’imbonerakure déserteurs en cavale par peur de retourner en RDC

Ces imbonerakure en question sont au nombre de plus de 200. Ils disent avoir échappé de peu aux attaques du Mouvement du 23 Novembre, M23 en sigle, et se sont mêlés aux civiles pour quitter ce front qui les a marqué à vie. « On nous a posté dans des zones montagneuses alors qu’on n’était pas habitué à ce genre de relief. Nos pieds nous faisaient trop mal. On s’est battu à Gatogota, Bwegera, Ruvunge et Sange. Les drones du M23 nous débusquaient dans nos tranchées à tel enseigne qu’on se demandait quel péché on avait commis pour subir ça. On a alors jeté toutes nos armes et changé de vêtement avant de se mêler à la population congolaise qui fuyait vers le Burundi. Arrivés sur le mont Ndava, on a accueilli par des Burundais qui nous emmené dans un camp. » A confié à la RPA un des imbonerakure vivant aujourd’hui en cachette, lequel jure ne plus jamais retourné sur le champ de bataille car il « s’est rendu compte qu’ils n’étaient que des marionnettes dans ce conflit, surtout que, une fois acculées, l’armée burundaise et congolaise les ont laissées à leur sort, les laissant en débandade au lieu de les aider à se replier. »

Pour le moment, cette milice du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, jure de ne plus jamais retourné combattre en RDC. Aujourd’hui traqués, ces déserteurs  disent préférer vivre en cachette au lieu de retourner au front servir de bouclier humain.

Bujumbura, la province la plus endeuillée au mois de février

Bujumbura, la province la plus endeuillée au mois de février

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a répertorié vingt-et-une personnes assassinées au cours du mois de février 2026 dans cinq provinces du Burundi. Parmi ces victimes figurent cinq femmes et quatre enfants, tués dans des circonstances particulièrement violentes.

Selon les données compilées par la rédaction de la RPA, la province de Bujumbura est la plus touchée avec six personnes tuées au cours de cette période. Elle est suivie des provinces de Gitega et Burunga, qui comptent chacune cinq morts, tandis que les provinces de Butanyerera et Buhumuza ont enregistré respectivement quatre et un décès.

Dans le détail, onze corps ont été retrouvés sans vie dans les communes de Gitega, Bugendana, Rumonge, Makamba, Cibitoke, Mpanda et Ntahangwa. Six autres personnes ont été tuées à coups de machette dans les communes de Muyinga, Tangara, Nyanza et Kayanza. Quatre victimes ont succombé à des armes à feu, parmi lesquelles Béatrice Nijimbere, épouse de l’administrateur de la zone Gikomero, dans la commune de Muhanga, tuée par une grenade lancée dans le bar tenu par son mari.

Les femmes et les enfants figurent en bonne place parmi les victimes recensées par la RPA. Cinq femmes ont été assassinées dans les communes de Nyanza, Gitega et Muhanga. L’une d’elles, Jeanine Nkunzimana, a été retrouvée morte dans la rivière Nyakijanda, en commune Gitega, cinq jours après sa disparition. Quatre enfants ont également été tués au cours du même mois. Parmi eux, Estella Irankunda, âgée de 15 ans, et Cécile Ndayishimiye, 16 ans, ont été violées avant d’être tuées dans les communes de Rumonge et Gitega.

D’après les informations recueillies par la RPA, ces violences trouvent leur origine dans des conflits fonciers, des querelles communautaires ainsi que des différends à caractère politique. Parmi les auteurs présumés de ces crimes figurent, selon les informations rassemblées sur le terrain, des policiers, des militaires et des membres des Imbonerakure.

 

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