Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Bugendana : une maison incendiée après un meurtre attribué à un Imbonerakure

Bugendana : une maison incendiée après un meurtre attribué à un Imbonerakure

Par: Digne Karondo

Un climat de tension règne sur la colline Nkanda, en commune Bugendana, province de Gitega. Après le meurtre d’un habitant par un Imbonerakure, des représailles ont conduit à l’incendie de sa maison. Les habitants redoutent désormais une escalade de la violence et dénoncent l’impunité dont jouissent certains membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir.

Un incident violent a de nouveau secoué la colline Nkanda, dans la commune de Bugendana. Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, la maison d’un certain Nahimana Innocent, identifié comme membre de la ligue Imbonerakure, a été incendiée par des individus non identifiés. Selon les informations recueillies sur place, cet acte est une vengeance après le meurtre de Ndikuriyo Elvis, tué vendredi soir par le même Innocent.

« C’est arrivé vers 22 heures », confie une source locale. « Après le meurtre, des habitants en colère se sont rendus chez Innocent pour se venger, mais ne l’ont pas trouvé. Le lendemain matin, ils ont incendié sa maison ainsi que tous ses biens, y compris ses ruches. »

Les habitants affirment que l’identité des auteurs de cet incendie reste inconnue, mais que les soupçons se portent désormais sur les membres du parti CNL, fidèles d’Agathon Rwasa. Ces derniers sont accusés d’avoir aussi fourni des informations à la Radio Publique Africaine.
« Ils ont même fouillé les téléphones de certains militants du CNL pour savoir qui a contacté la RPA », témoigne une autre source.

Ce climat de méfiance et de peur inquiète les résidents de Nkanda, qui appellent les autorités à agir rapidement. « Les Imbonerakure qui bénéficient d’une sorte de protection de l’État continueront à commettre des crimes s’ils ne sont pas recadrés », déplorent plusieurs villageois. Ils estiment que cette impunité pourrait engendrer d’autres drames.

Aucune autorité administrative ou sécuritaire ne s’est encore rendue sur les lieux pour apaiser la population ni soutenir la famille de la victime.

 

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Par: Davy Claude Mbananayo

Les violences et actes de persécution visant les réfugiés burundais installés dans les camps en Tanzanie connaissent, ces derniers temps, une recrudescence particulièrement préoccupante. Dans la nuit du 24 mars 2026, au camp de Nduta, plusieurs réfugiés ont été pris pour cible lors d’attaques violentes. Selon nos  sources, certains ont été grièvement blessés à l’arme blanche, tandis que d’autres ont subi des passages à tabac d’une rare brutalité, les laissant dans un état critique.

 À l’heure actuelle, il est impossible d’établir un bilan précis du nombre total de blessés et de personnes grièvement atteintes. Les structures sanitaires sont débordées, notamment celles soutenues par Médecins Sans Frontières (MSF), où affluent de nombreuses victimes présentant des blessures graves. Plusieurs d’entre elles risquent de garder des séquelles irréversibles, pouvant conduire à des handicaps permanents.

Selon les informations recueillies, des tirs ont été effectués contre des personnes qui s’étaient réfugiées dans une zone de départ. Des gaz lacrymogènes y ont également été utilisés, affectant aussi bien les enfants que les adultes, dont certains présentent de graves atteintes oculaires.

Par la suite, les forces impliquées ont procédé à des violences ciblées : des hommes ont été systématiquement battus, certains grièvement, tandis que d’autres ont été poignardés.

 

Burundi : Quatre personnes assassinées en une semaine

Burundi : Quatre personnes assassinées en une semaine

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a recensé quatre cas d’assassinats commis la semaine écoulée dans les provinces de Bujumbura, Butanyerera)et Gitega. Parmi les victimes figurent un enfant de trois ans et un jeune homme tué pour des raisons politiques présumées.

En province de Bujumbura, le corps sans vie d’un homme a été retrouvé dimanche dernier dans un caniveau de la transversale 8, zone Musenyi, commune Mpanda. La victime, non identifiée, présentait des signes de torture au visage. Les auteurs du meurtre n’ont pas encore été retrouvés.

À Ngozi (province Butanyerera), une affaire macabre a bouleversé les habitants du quartier Muremera. Une femme, Consolate Nizigiyimana, a été arrêtée samedi dernier alors qu’elle transportait dans une valise le corps sans vie de son enfant âgé de trois ans. Selon des sources locales, l’enfant a été étranglé, mais les motivations du crime restent inconnues.

Toujours samedi, dans la province Butanyerera, commune Kirundo, le motard Gérard Nibigira, surnommé Kagabo, a été découvert enterré sur la colline Kireka. Les malfaiteurs avaient volé sa moto et une somme de trois millions de francs burundais. La victime était portée disparue depuis six jours.

Enfin, en province Gitega, Elvis Ndikuriyo, âgé de 28 ans, a été poignardé à mort vendredi dernier sur la colline Nkanda, commune Bugendana. Selon plusieurs témoins, le meurtrier, identifié comme un Imbonerakure du nom d’Innocent Congera, a agi en raison des opinions politiques de la victime. La famille d’Elvis Ndikuriyo réclame que justice soit faite.

 

Burundi : neuf personnes tuées en une semaine dans quatre provinces

Burundi : neuf personnes tuées en une semaine dans quatre provinces

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a répertorié neuf cas d’assassinats enregistrés au cours de la semaine écoulée dans les provinces de Gitega, Bujumbura, Burunga et Butanyerera. Parmi les victimes figurent un enfant de 14 ans et une femme.

En province Gitega, la population a été choquée par la découverte du corps sans vie de Cédric Irankunda, un garçon de 14 ans retrouvé samedi dernier dans une brousse sur la colline Kanyonga, commune Gitega. La victime, portée disparue depuis deux jours, présentait des blessures à la tête et aux jambes. Toujours dans la même province, un homme sexagénaire, Pascal Gahungu, a été retrouvé mort sur la rivière Kaniga, sur la colline Gihehe. Lui aussi portait des blessures au niveau de la tête et avait disparu depuis près d’une semaine. Les causes de ces assassinats restent pour l’instant inexpliquées.

La province de Bujumbura concentre à elle seule cinq des neuf cas enregistrés.
Jeudi dernier, le corps de Abraham Niyogarura, 41 ans, chef de colline Bitare en zone Ndora, commune Bukinanyana, a été repêché dans la rivière Kaburantwa. Il présentait des blessures à la tête et était porté disparu depuis une journée.
Le même jour, à Maramvya (13ᵉ avenue, localité Kumatafari, zone Mutimbuzi), Jacques Ntacobakinkiza a été poignardé à mort après une dispute autour d’une dette de 5 000 FBu avec une femme identifiée comme Francine Munyaneza. Sa famille demande justice.
Toujours dans la même province, deux présumés voleurs ont été abattus par la police mercredi dernier près de la rivière Nyabagere, au quartier Mirango I, zone Kamenge. Selon des témoins, ils faisaient partie d’un groupe de bandits tentant de cambrioler un cabaret dénommé USA, sis au quartier Songa.
Enfin, une femme du nom de Béatrice Mpawenimana, âgée de 40 ans, a été retrouvée morte lundi sur la colline Kabati, toujours en commune Bukinanyana. D’après des proches, un conflit foncier familial serait à l’origine du drame. Trois membres de sa famille ont été arrêtés pour enquête.

En province Burunga, le corps d’un jeune homme, Cédric Itiriteka, âgé de 20 ans, a été découvert mardi dernier dans la rivière séparant les collines Gitobo et Gikana, commune Muhweza. La victime portait, elle aussi, des traces de blessures à la tête. Sa famille demande l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs du crime.

Enfin, en province Butanyerera, un homme de 38 ans du nom de Ferdinand Habayo a été retrouvé mort dans un caniveau près d’une station-service, au chef-lieu communal de Kayanza. Selon les témoins, il aurait été tué à l’aide d’armes blanches par des individus non identifiés. Les mobiles du crime demeurent inconnus.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 272 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech