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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

FRAD ou façon de légitimer la milice du parti CNDD-FDD ?

FRAD ou façon de légitimer la milice du parti CNDD-FDD ?

Par: Josiane Muzaneza 

Des entrainements paramilitaires sont en train d’être dispensés aux seuls membres du parti CNDD-FDD en commune Ruyigi. Anciens PMPA démobilisés et quelques imbonerakure triés à la select réapprennent à manier des armes à feu et des armes de destruction massive dont des mines.

Ces entrainements ont débuté depuis une semaine. Ils se déroulent au centre semencier de Kigarika. Erigé sur une superficie de plus de 107 hectares, ce centre de formation est situé à 3 km du chef- lieu de ladite commune. Avant que ces gens en formation ne s’y installent, ce centre a d’abord été vidé par des véhicules militaires pour libérer l’espace. Quant aux plantations de maïs qui étaient prêtes à être récoltées, ces combattants se les sont appropriées.

Au nombre de 211, ces derniers constituent le premier bataillon et viennent de 3 compagnies, 2 de 70 personnes et 1 de 71.  9 de ces combattants sont des filles. La plupart d’entre eux sont des démobilisés, anciens combattants du CNDD-FDD alors au maquis. Ces derniers ont d’ailleurs gardé leurs grades. Et, selon une source de la RPA parmi les bénéficiaires de cette formation, certains imbonerakure les plus zélés et virulents font également partie de ce groupe d’anciens combattants. Selon nos sources, tous les 211 ont deux points communs : être membres du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et reviennent tous du front en RDC où ils avaient été envoyé pour combattre le M23.

Armés tous de fusils de type kalachnikov, ces combattants apprennent à poser et à désamorcer les mines, à manier les grenades ainsi qu’à démonter et  huiler leurs fusils en un temps record.

Un des anciens combattants qui s’est confié à la RPA fait savoir qu’’’ils s’entrainent 7 jours sur 7, de 5h à 21, exception faite des samedis et dimanches où la formation se clôture à midi.’’ Le but de ces formations intensives : intégrer l’armée nationale et ainsi obtenir des numéros matricules afin de retourner en RDC en tant que membre de l’armée régulière burundaise, surtout que bon nombre de ces démobilisés PMPA ont gardé les grades de Colonel, Lieutenant- Colonel, Major ou Capitaine.

Ce centre de Kigarika prévoit former 3 bataillons, et chaque bataillon devra s’entrainer pendant 3 mois. Estimé à plus de 80, les instructeurs sont tous issus de différents camps militaires et ont comme supérieur hiérarchique le commandant MINANI. Quant au responsable de toutes ces activités, il se prénomme Ignace, un cadre militaire du grade de Général. Le Général Major Ignace Sibomana est le commandant de la Force de Réserve et d’Appui au Développement (FRAD).

Rappelons que ce genre de formations sont également en train de se dérouler en commune Muyinga, plus précisément au centre semencier de MWOKORA.

 Bukinanyana : un responsable local du CNDD-FDD retrouvé mort dans la rivière Kaburantwa

Bukinanyana : un responsable local du CNDD-FDD retrouvé mort dans la rivière Kaburantwa

Par: Walter Kwizera

Le corps sans vie d’Abraham Niyigarura, chef local du parti CNDD-FDD dans la zone de Ndora, commune de Bukinanyana, a été découvert ce jeudi matin dans la rivière Kaburantwa. Les premiers éléments laissent penser à un assassinat, alors qu’une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Abraham Niyigarura, habitant de la colline de Bitare et chef local du parti CNDD-FDD, a été tué par des inconnus. Son corps a été retrouvé tôt le matin du jeudi 12 mars 2026 dans la rivière Kaburantwa, non loin de son domicile.

Selon des sources locales, la victime présentait des traces de sang à la tête, laissant penser qu’elle a été violemment frappée avant d’être jetée dans la rivière. « On voyait clairement qu’il avait été atteint à la tête, probablement avec un objet métallique », confie un témoin joint sur place.

La famille du défunt, sous le choc, indique qu’Abraham Niyigarura se trouvait chez lui la veille au soir. « Nous sommes bouleversés. Nous ne comprenons pas comment il a pu finir là-bas. Tout porte à croire qu’il a été assassiné », déplore un proche. Les habitants de la colline Bitare demandent qu’une enquête sérieuse soit menée afin que justice soit rendue.

Les autorités administratives de Bukinanyana ont confirmé l’ouverture d’une enquête. Elles appellent toute personne disposant d’informations pouvant aider à identifier les auteurs de ce meurtre à collaborer avec les services compétents.

 

Un tenancier de Mutimbuzi poignarde à mort son client pour une dette de 5 000 francs

Un tenancier de Mutimbuzi poignarde à mort son client pour une dette de 5 000 francs

Par: Josiane Muzaneza

Un habitant de la zone Mutimbuzi a succombé ce jeudi 12 mars soir à ses blessures à l’hôpital Prince Régent Charles. C’est après qu’il a été poignardé en plein poumon par la propriétaire d’un bar de la place à qui il devait 5 000 francs burundais. Mais selon les voisins de la victime, ce crime aurait d’autres mobiles cachés d’où ils demandent à la justice de mener une enquête approfondie et de sévir sévèrement.

Le crime a eu lieu mercredi, plus précisément à la 13ème Transversale de la localité de Maramvya, à un endroit communément appelé ku matafari. Selon notre source, feu Jacques Ntacobakimvuna s’était levé du bon pied car il venait de recevoir une somme de 5 000 francs burundais en guise de récompense de la part d’une vieille femme à qui il avait récemment sauvé de la noyade. Mais sa réjouissance fut de courte durée car c’est ce même montant qui le conduira à sa perte.

En effet, aussitôt arrivé dans un bistrot de la place pour se payer une bière, son argent a été confisqué par la patronne dudit bistrot nommé Francine Munyaneza à qui Jacques devait de l’argent. Quand ce dernier a essayé de protester vu que l’échéance de paiement n’était pas encore arrivé, « la dame a sorti un couteau et l’a poignardé au niveau des côtes. Alertés par le bruit, les passants sont accourus pour s’enquérir de la situation et la police n’a pas tardé à arriver sur les lieux. La dame a été aussitôt arrêté et la victime évacuée à un centre de santé de la place. » Témoigne un des habitants de la place qui regrette que la victime a fini par rendre l’âme quelques heures seulement après son hospitalisation. « Le lendemain matin, Jacques s’est plaint des douleurs abdominales et a commencé à vomir du sang. Après avoir constaté qu’il développait une distension abdominale, le centre de santé qui le soignait a alors décidé de le transférer. Malheureusement, quelques heures seulement après son admission à l’hôpital  Prince Régent Charles, il est décédé. » Raconte notre source qui fait savoir que les amis, tout comme les proches de la victime ‘’exigent l’implication des meurtriers dans l’inhumation du leur’’ et demandent à la justice de diligenter une enquête approfondie car ils craignent que des mobiles cachés ne soient derrière cet assassinat.

Des formations para-militaires et intensives font craindre le pire aux habitants de Bukinanyana

Des formations para-militaires et intensives font craindre le pire aux habitants de Bukinanyana

Par: Josiane Muzaneza

Les imbonerakure cantonnés au camp de Ndava après leur retour de la RDC ainsi que d’autres combattants étrangers sont en train de suivre une formation militaire intensive et accélérée dans la kibira, et ce depuis plus de deux semaines. Dans l’entre temps, environ 200 imbonerakure vivent en cachette depuis près d’un mois, craignant pour leur sécurité après s’être enfui du camp.

Ces entrainements para-militaires dispensés dans la forêt de la Kibira se déroulent plus précisément du côté de la zone Bumba, nous sommes en commune Bukinanyana de la province Bujumbura. Selon nos sources, en plus des imbonerakure, « certains étrangers seraient également en train de bénéficier de ces formations, habillées en tenues militaires de la RDC et de la FDNB pour faire croire à des opérations de routine. » Révèle une de nos sources qui fait également savoir que certains parlent le kiswahili, d’autres le Kirundi ou le Kinyarwanda et d’autres encore le français.

Un des habitants de la place affirme que des véhicules militaires font le ravitaillement de ces gens en formation et que des fois les citoyens des environs sont forcés de collecter des vivres destinés à les nourrir. Ce qui insupporte énormément les habitants de la place, surtout qu’ils ne sont plus autorisés à procéder à la récolte de leurs champs de culture se trouvant dans la kibira. Une situation qui s’ajoute à la peur qui les tenaille à cause des crépitements d’armes qu’ils entendent à longueur de la journée et même pendant la nuit. « On n’a plus accès à nos champs de culture. Avant que ces activités ne débutent, on nous avait prévenus qu’il allait y avoir des formations, qu’on ne devrait donc pas avoir peur. Mais la frayeur est là car on ne peut pas rester calme alors qu’on ne cesse d’entendre des détonations. C’est juste qu’on s’est résigné vu qu’on n’a pas le choix. »Se désole un habitant de Bukinanyana qui s’est confié à la RPA.

Et nos sources d’ajouter que cette formation militaire à l’endroit des imbonerakure récemment rentrés de la RDC, des rwandais et des congolais serait dispensée par des militaires burundais, aidés par des étrangers dont la RPA n’a pas encore pu identifier. Selon nos sources parmi les bénéficiaires de ces formations, des instructeurs de couleur blanche feraient également partie des formateurs.

 Une centaine d’imbonerakure déserteurs en cavale par peur de retourner en RDC

Ces imbonerakure en question sont au nombre de plus de 200. Ils disent avoir échappé de peu aux attaques du Mouvement du 23 Novembre, M23 en sigle, et se sont mêlés aux civiles pour quitter ce front qui les a marqué à vie. « On nous a posté dans des zones montagneuses alors qu’on n’était pas habitué à ce genre de relief. Nos pieds nous faisaient trop mal. On s’est battu à Gatogota, Bwegera, Ruvunge et Sange. Les drones du M23 nous débusquaient dans nos tranchées à tel enseigne qu’on se demandait quel péché on avait commis pour subir ça. On a alors jeté toutes nos armes et changé de vêtement avant de se mêler à la population congolaise qui fuyait vers le Burundi. Arrivés sur le mont Ndava, on a accueilli par des Burundais qui nous emmené dans un camp. » A confié à la RPA un des imbonerakure vivant aujourd’hui en cachette, lequel jure ne plus jamais retourné sur le champ de bataille car il « s’est rendu compte qu’ils n’étaient que des marionnettes dans ce conflit, surtout que, une fois acculées, l’armée burundaise et congolaise les ont laissées à leur sort, les laissant en débandade au lieu de les aider à se replier. »

Pour le moment, cette milice du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, jure de ne plus jamais retourné combattre en RDC. Aujourd’hui traqués, ces déserteurs  disent préférer vivre en cachette au lieu de retourner au front servir de bouclier humain.

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