Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : Quatre personnes assassinées en une semaine

Burundi : Quatre personnes assassinées en une semaine

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a recensé quatre cas d’assassinats commis la semaine écoulée dans les provinces de Bujumbura, Butanyerera)et Gitega. Parmi les victimes figurent un enfant de trois ans et un jeune homme tué pour des raisons politiques présumées.

En province de Bujumbura, le corps sans vie d’un homme a été retrouvé dimanche dernier dans un caniveau de la transversale 8, zone Musenyi, commune Mpanda. La victime, non identifiée, présentait des signes de torture au visage. Les auteurs du meurtre n’ont pas encore été retrouvés.

À Ngozi (province Butanyerera), une affaire macabre a bouleversé les habitants du quartier Muremera. Une femme, Consolate Nizigiyimana, a été arrêtée samedi dernier alors qu’elle transportait dans une valise le corps sans vie de son enfant âgé de trois ans. Selon des sources locales, l’enfant a été étranglé, mais les motivations du crime restent inconnues.

Toujours samedi, dans la province Butanyerera, commune Kirundo, le motard Gérard Nibigira, surnommé Kagabo, a été découvert enterré sur la colline Kireka. Les malfaiteurs avaient volé sa moto et une somme de trois millions de francs burundais. La victime était portée disparue depuis six jours.

Enfin, en province Gitega, Elvis Ndikuriyo, âgé de 28 ans, a été poignardé à mort vendredi dernier sur la colline Nkanda, commune Bugendana. Selon plusieurs témoins, le meurtrier, identifié comme un Imbonerakure du nom d’Innocent Congera, a agi en raison des opinions politiques de la victime. La famille d’Elvis Ndikuriyo réclame que justice soit faite.

 

Burundi : neuf personnes tuées en une semaine dans quatre provinces

Burundi : neuf personnes tuées en une semaine dans quatre provinces

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a répertorié neuf cas d’assassinats enregistrés au cours de la semaine écoulée dans les provinces de Gitega, Bujumbura, Burunga et Butanyerera. Parmi les victimes figurent un enfant de 14 ans et une femme.

En province Gitega, la population a été choquée par la découverte du corps sans vie de Cédric Irankunda, un garçon de 14 ans retrouvé samedi dernier dans une brousse sur la colline Kanyonga, commune Gitega. La victime, portée disparue depuis deux jours, présentait des blessures à la tête et aux jambes. Toujours dans la même province, un homme sexagénaire, Pascal Gahungu, a été retrouvé mort sur la rivière Kaniga, sur la colline Gihehe. Lui aussi portait des blessures au niveau de la tête et avait disparu depuis près d’une semaine. Les causes de ces assassinats restent pour l’instant inexpliquées.

La province de Bujumbura concentre à elle seule cinq des neuf cas enregistrés.
Jeudi dernier, le corps de Abraham Niyogarura, 41 ans, chef de colline Bitare en zone Ndora, commune Bukinanyana, a été repêché dans la rivière Kaburantwa. Il présentait des blessures à la tête et était porté disparu depuis une journée.
Le même jour, à Maramvya (13ᵉ avenue, localité Kumatafari, zone Mutimbuzi), Jacques Ntacobakinkiza a été poignardé à mort après une dispute autour d’une dette de 5 000 FBu avec une femme identifiée comme Francine Munyaneza. Sa famille demande justice.
Toujours dans la même province, deux présumés voleurs ont été abattus par la police mercredi dernier près de la rivière Nyabagere, au quartier Mirango I, zone Kamenge. Selon des témoins, ils faisaient partie d’un groupe de bandits tentant de cambrioler un cabaret dénommé USA, sis au quartier Songa.
Enfin, une femme du nom de Béatrice Mpawenimana, âgée de 40 ans, a été retrouvée morte lundi sur la colline Kabati, toujours en commune Bukinanyana. D’après des proches, un conflit foncier familial serait à l’origine du drame. Trois membres de sa famille ont été arrêtés pour enquête.

En province Burunga, le corps d’un jeune homme, Cédric Itiriteka, âgé de 20 ans, a été découvert mardi dernier dans la rivière séparant les collines Gitobo et Gikana, commune Muhweza. La victime portait, elle aussi, des traces de blessures à la tête. Sa famille demande l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs du crime.

Enfin, en province Butanyerera, un homme de 38 ans du nom de Ferdinand Habayo a été retrouvé mort dans un caniveau près d’une station-service, au chef-lieu communal de Kayanza. Selon les témoins, il aurait été tué à l’aide d’armes blanches par des individus non identifiés. Les mobiles du crime demeurent inconnus.

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Par: Davy Claude Mbananayo

Les violences et actes de persécution visant les réfugiés burundais installés dans les camps en Tanzanie connaissent, ces derniers temps, une recrudescence particulièrement préoccupante. Dans la nuit du 24 mars 2026, au camp de Nduta, plusieurs réfugiés ont été pris pour cible lors d’attaques violentes. Selon nos  sources, certains ont été grièvement blessés à l’arme blanche, tandis que d’autres ont subi des passages à tabac d’une rare brutalité, les laissant dans un état critique.

 À l’heure actuelle, il est impossible d’établir un bilan précis du nombre total de blessés et de personnes grièvement atteintes. Les structures sanitaires sont débordées, notamment celles soutenues par Médecins Sans Frontières (MSF), où affluent de nombreuses victimes présentant des blessures graves. Plusieurs d’entre elles risquent de garder des séquelles irréversibles, pouvant conduire à des handicaps permanents.

Selon les informations recueillies, des tirs ont été effectués contre des personnes qui s’étaient réfugiées dans une zone de départ. Des gaz lacrymogènes y ont également été utilisés, affectant aussi bien les enfants que les adultes, dont certains présentent de graves atteintes oculaires.

Par la suite, les forces impliquées ont procédé à des violences ciblées : des hommes ont été systématiquement battus, certains grièvement, tandis que d’autres ont été poignardés.

 

FRAD ou façon de légitimer la milice du parti CNDD-FDD ?

FRAD ou façon de légitimer la milice du parti CNDD-FDD ?

Par: Josiane Muzaneza 

Des entrainements paramilitaires sont en train d’être dispensés aux seuls membres du parti CNDD-FDD en commune Ruyigi. Anciens PMPA démobilisés et quelques imbonerakure triés à la select réapprennent à manier des armes à feu et des armes de destruction massive dont des mines.

Ces entrainements ont débuté depuis une semaine. Ils se déroulent au centre semencier de Kigarika. Erigé sur une superficie de plus de 107 hectares, ce centre de formation est situé à 3 km du chef- lieu de ladite commune. Avant que ces gens en formation ne s’y installent, ce centre a d’abord été vidé par des véhicules militaires pour libérer l’espace. Quant aux plantations de maïs qui étaient prêtes à être récoltées, ces combattants se les sont appropriées.

Au nombre de 211, ces derniers constituent le premier bataillon et viennent de 3 compagnies, 2 de 70 personnes et 1 de 71.  9 de ces combattants sont des filles. La plupart d’entre eux sont des démobilisés, anciens combattants du CNDD-FDD alors au maquis. Ces derniers ont d’ailleurs gardé leurs grades. Et, selon une source de la RPA parmi les bénéficiaires de cette formation, certains imbonerakure les plus zélés et virulents font également partie de ce groupe d’anciens combattants. Selon nos sources, tous les 211 ont deux points communs : être membres du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et reviennent tous du front en RDC où ils avaient été envoyé pour combattre le M23.

Armés tous de fusils de type kalachnikov, ces combattants apprennent à poser et à désamorcer les mines, à manier les grenades ainsi qu’à démonter et  huiler leurs fusils en un temps record.

Un des anciens combattants qui s’est confié à la RPA fait savoir qu’’’ils s’entrainent 7 jours sur 7, de 5h à 21, exception faite des samedis et dimanches où la formation se clôture à midi.’’ Le but de ces formations intensives : intégrer l’armée nationale et ainsi obtenir des numéros matricules afin de retourner en RDC en tant que membre de l’armée régulière burundaise, surtout que bon nombre de ces démobilisés PMPA ont gardé les grades de Colonel, Lieutenant- Colonel, Major ou Capitaine.

Ce centre de Kigarika prévoit former 3 bataillons, et chaque bataillon devra s’entrainer pendant 3 mois. Estimé à plus de 80, les instructeurs sont tous issus de différents camps militaires et ont comme supérieur hiérarchique le commandant MINANI. Quant au responsable de toutes ces activités, il se prénomme Ignace, un cadre militaire du grade de Général. Le Général Major Ignace Sibomana est le commandant de la Force de Réserve et d’Appui au Développement (FRAD).

Rappelons que ce genre de formations sont également en train de se dérouler en commune Muyinga, plus précisément au centre semencier de MWOKORA.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 218 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech