Des vols nocturnes inquiètent les cultivateurs de Busuma
Les habitants du village de Busuma, dans la commune de Ruyigi (province Buhumuza), alertent sur une recrudescence de vols nocturnes dans leurs champs. Ils soupçonnent les réfugiés congolais du camp voisin d’en être les auteurs et appellent le HCR ainsi que le PAM à renforcer l’assistance nécessairs pour que ces réfugiés puissent rester dans le camp.
Les paysans du village de Busuma ne dorment plus tranquilles. Leurs récoltes sont régulièrement ravagées par des voleurs qui opèrent à la nuit tombée. Manioc, patates douces, tomates et légumes disparaissent des champs, laissant derrière eux un paysage de désolation.
« Chaque matin, nous découvrons nos champs dévastés. Ils ne prennent que ce qui est mûr et laissent le reste », raconte un habitant de Busuma. Selon lui, les cultures les plus ciblées sont les patates douces et le manioc, emportés en grande quantité lors de ces incursions nocturnes.
Les villageois affirment que ces vols ont commencé peu après l’arrivée de réfugiés congolais sur la colline Busuma. Sans pointer directement du doigt l’ensemble du camp, ils estiment néanmoins que la précarité alimentaire pousserait certains à commettre ces actes.
« Ces réfugiés manquent de vivres. On dit que certains préfèrent voler plutôt que de mourir de faim », poursuit le témoin, appelant les organisations humanitaires à accroître leur aide.
Les habitants demandent au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM) de garantir un approvisionnement suffisant afin d’éviter que la faim ne pousse à de nouveaux débordements.
Cette population indique avoir saisi les autorités locales de la colline, lesquelles lui auraient assuré que des enquêtes sont en cours afin d’identifier les auteurs de ces actes de pillage.
La rédaction de la RPA a tenté, sans succès, de contacter Patrice Irakoze, chef de la zone Rusengo, afin de connaître les mesures envisagées pour mettre fin à ce phénomène.

