Des rapatriés du camp de Nduta oubliés de l’aide alimentaire
Un mois après leur retour du camp de Nduta en Tanzanie, des rapatriés burundais lancent un cri d’alarme. Ils affirment n’avoir reçu aucune aide alimentaire malgré les promesses d’assistance faites avant leur départ.
Arrivés le 16 décembre 2025 au Burundi, ces rapatriés ont été accueillis à Nyabitare, dans la commune Gisuru, province Buhumuza et espéraient bénéficier, comme le prévoit le programme d’accueil, de rations alimentaires censées couvrir leurs besoins pendant les trois premiers mois de réinstallation. Mais à la place, il leur a été annoncé que les vivres n’étaient pas disponibles et qu’une aide financière équivalente leur serait attribuée. Un mois plus tard, rien n’a été versé.
Chaque rapatrié a seulement reçu un appui au développement évalué à 200 dollars américains soit environ 500 000 francs burundais ainsi qu’une aide de 50 000 francs pour le transport jusqu’à sa famille. « Avant notre retour, il nous avait été clairement indiqué que nous bénéficierions d’une assistance alimentaire pour trois mois, le temps de reprendre nos activités », témoigne l’un d’eux, joint par la RPA.
Selon la même source, les responsables de leur accueil leur avaient promis une compensation financière de 145 000 francs burundais au lieu des vivres habituels. « On nous a demandé de patienter, nous assurant que l’argent serait transféré par téléphone. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu », se désole un rapatrié.
Ces familles, plongées dans l’incertitude, demandent à l’État d’intervenir auprès des organisations humanitaires, notamment du Programme alimentaire mondial (PAM), afin qu’une solution soit trouvée. « Depuis notre arrivée, nous ne savons plus vers qui nous tourner. Nous avons décidé d’alerter la RPA pour que nos doléances soient entendues. La situation devient critique, nous risquons la famine », poursuit notre interlocuteur.
Contacté pour réagir à ces plaintes, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi n’a pas donné suite à nos sollicitations.

