Ligue Iteka fait état de 13 cas de disparitions forcées entre avril et juin 2026
Par: Elvis Niyomwungere
Le rapport de la Ligue Iteka sur la situation des droits de l’homme au Burundi entre avril et juin 2026 fait état de 13 cas présumés de disparitions forcées dans différentes provinces du pays. Selon cette organisation de défense des droits humains, les personnes concernées ont été arrêtées par des agents des services de sécurité et leurs familles sont toujours sans nouvelles.
Dans son rapport, la Ligue Iteka revient notamment sur les cas de disparitions forcées. Elle rappelle que l’article 38 de la Constitution burundaise garantit à toute personne le droit d’être entendue et jugée équitablement avant toute condamnation.
Cependant, l’organisation estime que cette disposition n’est pas respectée dans tout le pays. Durant la période allant d’avril à juin 2026, 13 personnes ont été victimes de disparitions forcées dans différentes provinces, leurs familles étant toujours sans nouvelles. La Ligue Iteka affirme que ces actes ont été commis par des agents des services de sécurité.
Selon cette organisation, la province de Bujumbura est celle qui a enregistré le plus grand nombre de cas, avec 11 personnes portées disparues. Elle est suivie par les provinces de Burunga et de Buhumuza, avec un cas chacune.
Parmi les personnes concernées figurent 11 hommes et 3 femmes.
La Ligue Iteka cite notamment le cas de Julien Manirakiza, arrêté le 6 avril 2026 dans le quartier Mubone, zone Buterere, commune de Ntahangwa, dans la province de Bujumbura. Selon l’organisation, il a été arrêté par un policier appelé Eric, qui travaille dans ce quartier, en compagnie de membres de la Ligue des jeunes Imbonerakure de cette localité. Jusqu’à présent, personne ne sait où il est détenu.
Julien Manirakiza avait été élu pour diriger le quartier de Mubone lors des dernières élections, mais il a été démis de ses fonctions peu de temps après son entrée en fonction.
Sa famille demande aux autorités de communiquer le lieu où il a été emmené ainsi que les charges retenues contre lui.

