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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Centres de santé publics : la pénurie de médicaments persiste

Par : Générose Niyonkuru

Une pénurie persistante de médicaments continue de perturber le fonctionnement de plusieurs centres de santé publics du pays. Faute de stocks suffisants, de nombreux patients sont contraints de se tourner vers des structures privées, malgré leurs moyens financiers limités.

Les produits les plus touchés sont notamment les antipaludiques, le paracétamol, certains antibiotiques comme l’amoxicilline et l’ibuprofène, ainsi que du matériel médical indispensable, notamment les gants.

Selon certaines sources médicales, des médecins directeurs de districts sanitaires font savoir à leurs subalternes qu’ils ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour l’achat de ces médicaments. Cette situation pousse les citoyens à se procurer les traitements prescrits dans des structures de soins privées, alors que la majorité d’entre eux disposent de ressources financières limitées.

Des sources au sein du district sanitaire de Bubanza, en province de Bujumbura, indiquent que cette pénurie suscite de vives inquiétudes. Elles évoquent un manque récurrent de médicaments dans les structures sanitaires publiques relevant de leur ressort.

Dans la partie nord du pays, une source du secteur médical confirme la même réalité. Elle explique que lors des consultations, les patients sont souvent orientés vers des pharmacies privées pour l’achat des médicaments, en raison de l’insuffisance des stocks dans les centres de santé publics. La source précise que les structures privées disposent généralement de ces médicaments.

Des sources internes à ces centres de santé publics mettent toutefois en garde contre les conséquences de cette pratique. Elles soulignent que l’orientation systématique des malades vers les structures privées peut pénaliser les patients. Selon ces sources, certaines structures privées privilégieraient l’écoulement de leurs médicaments à des fins commerciales, au détriment des patients aux moyens limités.

Concernant les causes de cette pénurie, des sources indiquent que lorsque les titulaires des centres de santé se rendent dans les districts sanitaires pour s’approvisionner, les médecins directeurs leur font savoir qu’ils ne disposent pas de moyens financiers pour l’achat des médicaments. Les mêmes sources ajoutent que depuis l’annonce de la mesure prévoyant que la nomination des médecins directeurs des districts sanitaires soit effectuée par les administrateurs communaux, la pénurie de médicaments s’est davantage accentuée.

La ministre en charge de la Santé publique, Lydwine Baradahana, reconnaît qu’il y a eu un problème de devises, mais affirme que la situation est désormais résolue. Selon elle, les médicaments sont disponibles dans les structures de soins, les livraisons étant permanentes depuis le mois d’octobre 2025.

Elle précise toutefois que tous les stocks ne sont peut-être pas encore totalement reconstitués, mais assure que la situation est maîtrisée.

Concernant les structures privées, la ministre indique qu’elles ne disposent pas non plus de médicaments en quantité suffisante. Elle explique que cela est lié à la baisse de plus de 40 % du taux d’importation dans le secteur privé.

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