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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Rapatriés de Tanzanie : la faim et les difficultés scolaires préoccupent des familles dans la province de Buhumuza

Par: Génèrose Niyonkuru

Certains Burundais rapatriés de force des camps de Nduta et de Nyarugusu, en Tanzanie, depuis la fin du mois de juin, disent vivre dans des conditions difficiles dans la province de Buhumuza. Ils affirment notamment ne pas avoir reçu l’argent qui leur était destiné pour l’alimentation et peinent à acheter les fournitures scolaires de leurs enfants en raison de la pauvreté.

Certains Burundais rapatriés indiquent être confrontés à de nombreuses difficultés depuis leur retour au Burundi. Parmi leurs principales préoccupations figurent la faim et les difficultés liées à la scolarisation de leurs enfants.

Selon une source parmi ces rapatriés installés dans la province de Buhumuza, une aide financière leur avait été annoncée à leur arrivée au Burundi pour faciliter leur réinstallation ainsi qu’une autre somme destinée à leur alimentation. Elle affirme que seule l’aide destinée à la réinstallation leur a été versée. Cette somme a notamment servi à trouver un endroit où se loger.

Quant à l’argent destiné à l’alimentation, les rapatriés indiquent qu’il leur avait été annoncé qu’il leur sera remis une fois arrivés dans leur lieu d’installation. Mais, selon cette source, ils l’attendent toujours.

« Lorsque nous sommes arrivés, on nous avait dit que nous allions recevoir 150 000 francs par personne. Mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons encore rien reçu. Ceux qui étaient arrivés avant nous avaient reçu 75 000 francs, et certains avaient même reçu 80 000 francs. Mais à nous, on nous avait promis 150 000 francs. Nous avons attendu jusqu’à perdre patience. Qu’ils nous donnent au moins les 75 000 francs, mais que nous puissions les recevoir. Nous avons faim, tout simplement », témoigne cette source.

Les difficultés concernent également la scolarisation de leurs enfants. Ces rapatriés affirment ne pas disposer des moyens nécessaires pour acheter le matériel scolaire, notamment les uniformes, alors que leurs enfants doivent reprendre le chemin de l’école.

« Nous ne savons pas comment nos enfants vont pouvoir étudier. Aujourd’hui, c’est un problème auquel nous sommes confrontés en tant que parents rapatriés avec leurs enfants. L’argent nécessaire pour acheter les uniformes scolaires constitue un véritable casse-tête », explique la source.

Elle indique que, d’après les informations reçues, les enfants ne pourront pas étudier sans uniforme. Or, certains uniformes coûtent entre 30 000 et 35 000 francs burundais. Une situation qui, selon ces parents, risque de priver leurs enfants de scolarité.

« Aujourd’hui, avec la pauvreté qui nous accable, nos enfants vont-ils finalement rester à la maison sans étudier ? », s’interroge-t-elle.

Ces Burundais rapatriés de force demandent au gouvernement ainsi qu’aux organisations qui interviennent habituellement dans ce domaine de leur venir en aide, notamment face aux difficultés liées à l’alimentation et à la scolarisation de leurs enfants.

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