Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : 17 morts et plusieurs violations des droits humains recensés en mai 2026 par la Ligue Iteka

Par: Digne Karondo

La Ligue burundaise des droits de l’homme Iteka se dit préoccupée par la persistance de crimes commis « dans le silence total des autorités », selon son rapport du mois de mai 2026. L’organisation de défense des droits humains y recense des cas de meurtres, de violences basées sur le genre, de disparitions forcées et de torture, et appelle le gouvernement burundais à garantir le respect des droits humains et à lutter contre l’impunité.

Dans son rapport mensuel, la Ligue Iteka indique avoir recensé 17 personnes tuées, dont 10 corps sans vie découverts dans différentes localités du pays. Les victimes sont composées de 12 hommes et 5 femmes. La province de Bujumbura arrive en tête avec 6 cas, suivie de Gitega avec 4 victimes, puis Buhumuza avec 3 cas, tandis que Burunga et Butanyerera enregistrent chacune 2 personnes tuées.

Concernant les disparitions forcées, le rapport fait état de trois personnes portées disparues, toutes originaires de la province de Bujumbura. La Ligue Iteka souligne que ces disparitions touchent également des agents des services de renseignement. L’organisation cite notamment les cas de Vincent Nsengiyumva, résident du quartier Kinama, et Anicet Nsengiyumva, résident du quartier Nyabugete, tous deux membres du Service national de renseignement du Burundi. Ils ont été enlevés le 22 mai à Bujumbura par des policiers, à bord d’un véhicule de type Hilux blanc appartenant au général de brigade de police Domitien Niyonkuru. À ce jour, leur lieu de détention reste inconnu.

S’agissant des violences basées sur le genre, la Ligue Iteka rapporte 12 cas, dont 3 hommes et 9 femmes, parmi lesquelles 7 filles mineures victimes de viol. La province de Burunga est la plus touchée avec 5 cas, suivie de Butanyerera avec 4 cas, tandis que Bujumbura et Gitega enregistrent chacune un cas.

En ce qui concerne les actes de torture, le rapport mentionne cinq victimes, dont trois dans la province de Gitega et une dans chacune des provinces de Bujumbura et Burunga.

La Ligue Iteka indique que les Imbonerakure, des policiers, des administratifs, des militaires ainsi que d’autres personnes proches du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, sont présumés auteurs de la plupart de ces violations des droits humains et des cas de meurtre.

L’organisation appelle le gouvernement burundais à garantir le respect des droits humains, en particulier le droit à la vie, et à prendre des mesures pour mettre fin à l’impunité en sanctionnant les auteurs des violations. Elle insiste également sur la nécessité d’enquêter et de punir sévèrement les violences faites aux mineurs, qu’elle juge devenues récurrentes au Burundi, dans un contexte, selon elle, de manque de réaction des autorités administratives locales.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 447 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech