Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Human Rights Watch critique la réélection du Burundi au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Par: Walter Kwizera

Human Rights Watch critique la reconduction annoncée du Burundi au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, malgré les violations des droits humains que l’organisation affirme constater dans le pays. Elle déplore l’absence de réformes significatives et le manque de coopération des autorités burundaises avec les mécanismes onusiens de protection des droits humains.

Le Burundi fait partie des quatre pays africains candidats aux quatre sièges réservés à l’Afrique au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le vote se tient ce 12 octobre à l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York. Faute de concurrents, le pays devrait obtenir un nouveau mandat de trois ans à partir du 1er janvier 2027.

Human Rights Watch estime que cette reconduction ne reflète pas la situation des droits humains au Burundi. Malgré certaines déclarations positives du gouvernement, l’organisation affirme qu’aucune réforme importante n’a été engagée. Elle fait état d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’arrestations et de détentions arbitraires, qu’elle dénonce comme étant commises dans un contexte d’impunité. Elle relève également des restrictions persistantes aux libertés d’expression, de réunion et d’association.

L’organisation met aussi en cause le comportement de la délégation burundaise au sein du Conseil des droits de l’homme. Le 6 octobre, celle-ci a demandé un vote sur le renouvellement du mandat du rapporteur spécial des Nations Unies chargé de suivre la situation des droits humains au Burundi, avant de s’opposer à cette mesure.

La résolution a finalement été adoptée par 22 voix pour, 7 contre et 17 abstentions. Selon le texte, les autorités burundaises refusent de coopérer avec le Conseil des droits de l’homme et avec la plupart de ses mécanismes.

Face à cette situation, Human Rights Watch demande aux États membres des Nations Unies de présenter des listes de candidats concurrentielles lors des élections au Conseil. L’objectif est de permettre un véritable choix entre les candidats et d’éviter que des pays dont le bilan en matière de droits humains est critiqué obtiennent un siège sans concurrence.

« Personne ne devrait se voir offrir un siège sur un plateau d’argent », déclare Louis Charbonneau, directeur du bureau de Human Rights Watch auprès des Nations Unies.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 926 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech