SOS-Torture demande au président Ndayishimiye d’abolir la peine de mort
Par: Walter Kwizera
L’organisation burundaise SOS-Torture appelle le chef de l’État, Évariste Ndayishimiye, à franchir un pas décisif vers la justice et les droits humains : supprimer la peine de mort de la législation nationale et faire juger les auteurs de crimes graves encore impunis.
Dans une correspondance rendue publique à la fin du mois de février 2026 et signée par son président, Aimé Kwizera, l’association SOS-Torture interpelle directement le président Évariste Ndayishimiye sur deux points jugés essentiels : l’abolition totale de la peine capitale et l’instauration d’une justice réellement indépendante et équitable.
L’organisation rappelle que, bien que la peine de mort ne soit plus appliquée depuis plusieurs années, son maintien dans la législation burundaise, en particulier dans le code militaire, reste contraire aux engagements du pays en matière de droits humains.
SOS-Torture exhorte le chef de l’État, également président du Conseil supérieur de la magistrature, à garantir que les auteurs de crimes de guerre, d’exécutions extrajudiciaires et de tortures soient traduits en justice. Selon l’association, l’absence de poursuites effectives entretient un climat d’impunité préjudiciable à la paix et à la réconciliation nationale.
L’organisation estime qu’une réforme profonde du système judiciaire, combinée à l’abolition définitive de la peine de mort, constituerait un signal fort en faveur de la paix durable et de la consolidation de l’état de droit. Une telle décision, souligne la lettre, contribuerait également à redorer l’image du Burundi sur la scène internationale.
En conclusion, SOS-Torture appelle le président Ndayishimiye à appliquer pleinement le droit pénal, à créer un organe d’enquête indépendant et à rendre justice aux victimes d’injustices et d’exécutions extrajudiciaires, afin de rétablir la vérité et renforcer la confiance du public envers la justice burundaise.

