Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Tanzanie : plus de 200 familles de réfugiés burundais face à un ultimatum de retour avant le 3 juin 2026

Par: Eloge-Divin Remesha

Installées dans le camp de Nyarugusu après la fermeture du camp de Nduta, 202 familles de réfugiés burundais affirment avoir reçu l’ordre de quitter la Tanzanie et de retourner au Burundi avant le 3 juin 2026. Une décision qui suscite l’inquiétude des personnes concernées, lesquelles estiment que leur sécurité n’est toujours pas garantie dans leur pays d’origine.

Après la fermeture du camp de Nduta, ces familles avaient été transférées vers celui de Nyarugusu, où elles pensaient bénéficier d’une protection plus durable. Elles se disent aujourd’hui confrontées à une nouvelle incertitude après avoir été informées, ce lundi, qu’elles devront regagner le Burundi au plus tard le 3 juin 2026.

Selon leurs témoignages, ces réfugiés faisaient partie des personnes déplacées de Nduta vers Nyarugusu à la suite de la fermeture de ce camp. Ils affirment qu’à l’époque, les autorités tanzaniennes et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) leur avaient assuré qu’ils resteraient sous protection en attendant l’examen de solutions de réinstallation dans un pays tiers.

« Après la fermeture du camp de Nduta, nous avons été transférés à Nyarugusu avec la promesse que nous serions aidés à trouver un autre pays d’accueil. Notre surprise a été grande lorsque nous avons découvert, ce lundi, des listes portant nos noms et annonçant que nous devions rentrer au Burundi avant le 3 juin », témoigne l’un des réfugiés.

Les familles concernées disent également observer une dégradation de leurs conditions de vie ces derniers jours. Elles signalent des difficultés dans l’accès à l’aide humanitaire et s’interrogent sur l’implication du HCR dans la décision qui leur a été communiquée.

« Nous voulons savoir si le HCR soutient réellement cette mesure, car les listes affichées ne portent pas son cachet. Nous observons aussi des problèmes dans la distribution de l’assistance humanitaire, qui ne correspond pas toujours à la taille ni à la composition des familles », déplore un autre réfugié.

Craignant pour leur sécurité en cas de retour au Burundi, ces familles lancent un appel aux organisations humanitaires et aux autres acteurs concernés afin qu’ils interviennent avant l’expiration du délai fixé par les autorités du camp.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 342 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech