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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

L’ACAT-Burundi dénonce des irrégularités dans la mise en œuvre des libérations de détenus

Par: Davy-Claude Mbananayo

L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture au Burundi (ACAT-Burundi) se dit préoccupée par les irrégularités observées dans la mise en œuvre des mesures de libération des détenus depuis la fin de l’année 2025. Dans une déclaration rendue publique ce 19 février 2026, l’organisation affirme que plusieurs catégories de prisonniers remplissant pourtant les conditions requises n’ont pas été libérées.

Dans son communiqué, l’ACAT-Burundi salue l’initiative prise par les autorités du secteur de la justice ayant permis la libération de centaines de détenus, notamment dans les prisons de Mpimba et de Ngozi. Elle considère cette mesure comme une avancée significative dans la lutte contre le surpeuplement carcéral.

Cependant, l’organisation exprime de sérieuses préoccupations quant à l’application de cette disposition. Elle relève que les autorités n’ont pas rendu publics les critères retenus pour déterminer les détenus éligibles à la libération. Selon les informations dont elle dispose, plusieurs catégories de prisonniers n’ont pas bénéficié de cette mesure, notamment ceux accusés de menaces à la sécurité nationale ou d’infractions assimilées.

Parmi les personnes concernées figurent des détenus ayant purgé leur peine mais restant incarcérés, des personnes souffrant de troubles mentaux ou de maladies chroniques et incurables, ainsi que des détenus impliqués dans les manifestations de 2015 ayant achevé leur peine. Certaines d’entre elles ont terminé leur peine entre 2020 et 2023 et demeurent toujours en détention.

L’ACAT-Burundi estime que le maintien en détention de personnes ayant déjà purgé leur peine constitue une violation de leurs droits fondamentaux, en contradiction avec la Constitution burundaise et les engagements internationaux du pays en matière de droits humains. Elle déplore également l’absence de mécanismes transparents et indépendants permettant de vérifier la correcte application de la mesure.

En conséquence, l’organisation exhorte les autorités nationales à procéder à une évaluation indépendante de tous les détenus ayant achevé leur peine ou en attente de jugement, à assurer une application uniforme de la mesure sans discrimination et à libérer les détenus dans le strict respect des lois nationales et des standards internationaux relatifs aux droits humains.

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