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Autisme : “Ce n’est pas une maladie, mais une autre manière de percevoir le monde”

  Autisme : “Ce n’est pas une maladie, mais une autre manière de percevoir le monde”

Par: Digne Karondo

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée chaque 2 avril, une technicienne en éducation spécialisée rappelle que l’autisme n’est pas une maladie, mais une différence dans la manière de comprendre et d’interagir avec l’environnement. Elle plaide pour une meilleure détection précoce et une plus grande compréhension de cette condition.

L’autisme ne devrait pas être considéré comme une maladie, mais comme une différence dans la façon de percevoir et de comprendre le monde. C’est l’explication de Liliane Niyonzima, technicienne en éducation spécialisée, à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée chaque 2 avril.

Selon elle, l’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui influence la communication, les interactions sociales et le comportement, mais il ne constitue pas une pathologie au sens médical du terme. « Un enfant autiste ne pense pas et ne perçoit pas les choses de la même façon qu’un enfant non autiste », explique-t-elle. « Le cerveau traite l’information différemment, parfois plus lentement ou de manière plus organisée. Ce n’est pas une incapacité, simplement une autre façon de fonctionner. »

Mme Niyonzima souligne que, contrairement à une maladie que l’on peut soigner ou guérir, l’autisme fait partie de la personne dès la naissance. « C’est pourquoi il est plus juste de parler d’une condition plutôt que d’une maladie », ajoute-t-elle.

Elle rappelle que, dans les pays développés, les premiers signes de l’autisme sont souvent détectés très tôt, entre 2 et 3 ans, grâce à un suivi attentif du développement de l’enfant. En revanche, dans les pays en développement, le diagnostic survient souvent tard, parfois à l’adolescence ou même à l’âge adulte.

Les signes précoces peuvent se manifester dans le comportement quotidien : un contact visuel réduit, une absence de réaction lorsque l’enfant est appelé, ou un désintérêt pour les personnes et les objets qui l’entourent. D’autres caractéristiques peuvent aussi apparaître, comme l’attachement excessif à la routine, la répétition de mots ou de phrases, ou encore des réactions intenses lors de changements inattendus.

Pour Mme Niyonzima, la sensibilisation reste la clé afin de permettre aux familles, enseignants et personnels de santé d’identifier plus tôt les signes et d’accompagner les enfants concernés avec bienveillance.

Elle conclut : « Comprendre l’autisme, c’est accepter la diversité du fonctionnement humain. Ce n’est pas un déficit, mais une autre manière d’être au monde. »

 

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