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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des policiers dénoncent la suspension de leur accès aux soins spécialisés

Des policiers dénoncent la suspension de leur accès aux soins spécialisés

Depuis près d’un an, plusieurs policiers affirment ne plus avoir accès aux hôpitaux et cliniques disposant de médecins spécialistes, comme c’était le cas auparavant. Une décision attribuée à l’Inspection générale de la Police, qui, selon eux, n’a jamais été accompagnée de justification officielle.

Des policiers se plaignent d’avoir été brusquement exclus de la possibilité de se faire soigner dans certaines structures sanitaires spécialisées. Selon des sources internes, l’Inspecteur général de la Police a pris la décision de suspendre l’octroi des bons de soins sans en donner d’explication ni diffuser de note officielle. Les concernés réclament la restauration de leur droit à une prise en charge médicale complète.

Jusqu’à récemment, les membres de la Police nationale bénéficiaient d’un système de couverture médicale leur assurant l’accès aux hôpitaux disposant de médecins spécialistes, notamment à Tanganyika Care, au Centre Médico-Chirurgical de Kinindo (CMCK), ainsi qu’à l’hôpital militaire. En cas de maladie grave ou d’accident, un policier recevait un bon de soins lui permettant d’être admis dans ces établissements.

Mais depuis environ un an, cette procédure n’est plus respectée pour tous. « À l’hôpital, on nous demande une caution avant toute hospitalisation. Et quand on précise que nous sommes pris en charge par la Police nationale, on nous renvoie chercher un bon de soins. Or, les responsables chargés d’en délivrer affirment qu’ils ne sont plus autorisés à le faire », témoigne un policier.

Selon notre source, cette mesure a été imposée oralement par l’Inspecteur général, le docteur Joseph Ninteretse, sans qu’aucun texte administratif ne vienne la formaliser. Une situation que les policiers jugent « aussi incompréhensible qu’injuste », d’autant plus que les hôpitaux de la Police manquent cruellement de médecins spécialistes.

« Même au ministère de tutelle, personne ne semble savoir d’où vient cette décision », confie la source. « Dans l’armée, les soins sont toujours pris en charge, que ce soit à l’hôpital militaire ou dans des structures privées partenaires. Pourquoi la Police serait-elle traitée différemment ? » s’interrogent les policiers concernés, qui réclament la réhabilitation de leurs anciens droits médicaux.

Contacté par la rédaction de la RPA pour réagir à ces accusations, l’Inspecteur général de la Police, le docteur Joseph Ninteretse, n’a pas donné suite.

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