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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Butanyerera : le coût élevé des matériaux freine le pavage des abords des maisons

Par: Eloge-Divin Remesha

À deux jours de l’entrée en vigueur des sanctions contre les propriétaires n’ayant pas pavé devant leurs habitations situées le long des routes principales, de nombreux habitants de la province de Butanyerera dénoncent le coût élevé des matériaux de construction. Entre difficultés financières et contraintes techniques, la mise en œuvre de cette mesure avance de manière inégale sur le terrain.

Si plusieurs commerçants se sont déjà conformés à cette directive des autorités, d’autres ménages ainsi que certains services publics peinent encore à exécuter les travaux requis, en raison de contraintes financières.

Dans la ville de Ngozi, les propriétaires de maisons à usage commercial situées le long des axes routiers multiplient les efforts pour achever les travaux de pavage avant l’échéance fixée par les autorités. Cette mesure, qui consiste à aménager les espaces situés devant les habitations à l’aide de pierres et de ciment, suscite toutefois des inquiétudes au sein de la population.

Sur le terrain, les habitants évoquent la flambée des prix des matériaux de construction. Un sac de ciment est actuellement vendu à 61.000 francs burundais, tandis qu’un camion de sable ou de pierres dépasse les 300.000 francs burundais. À ces coûts s’ajoutent les frais de main-d’œuvre, un maçon étant rémunéré jusqu’à 25.000 francs burundais par jour.

Malgré ces contraintes, plusieurs quartiers de la ville de Ngozi ainsi que certains centres urbains des communes de Kayanza et Kirundo enregistrent des avancées dans l’exécution de la directive. Des responsables chargés du suivi des travaux estiment le taux de réalisation à environ 70 % pour les habitations à usage commercial.

La situation est toutefois différente pour les habitations non commerciales, où les travaux n’ont pas encore démarré dans plusieurs localités. Les habitants invoquent la précarité économique des ménages, qui limite leur capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour l’achat des matériaux et le paiement de la main-d’œuvre.

Dans certains services publics également, aucun chantier de pavage n’est observé. Des responsables indiquent qu’aucun budget spécifique n’a été alloué à ces travaux, rendant difficile l’application de la mesure.

Cette problématique du manque de moyens financiers avait déjà été soulevée devant le Premier ministre le 1er mai dernier, lors de la célébration de la fête du Travail. Toutefois, aucune réponse précise n’a été donnée concernant un éventuel appui financier aux structures concernées.

À partir de ce samedi 9 mai, les contrevenants à cette directive gouvernementale s’exposent à des amendes comprises entre 300.000 et 500.000 francs burundais.

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