Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Tueries de masse des réfugiés burundais de Kamanyola, un acte des hommes en uniformes des FARDC

lundi, 18 septembre 2017 06:38
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Une trentaine de réfugiés burundais tués ce vendredi 15 Septembre 2017 à Kamanyola, en République Démocratique du Congo, une centaine d’autres blessés. Selon diverses sources concordantes, les premiers soupçons sont dirigés vers un groupe de personnes venues du Burundi et portant des tenues militaires congolaises. Officiellement, la Monusco parle d’un carnage commis par les militaires congolais.

 

Tout commence ce mercredi soir 13 Septembre 2017, quand des gens habillés en tenue militaire congolais viennent perquisitionner deux ménages. Quatre réfugiés burundais furent arrêtés et conduits aux cachots de l’ANR, l’équivalent du Service National de Renseignement burundais.

 

‘’Ce mercredi soir, des militaires sont venus perquisitionner dans deux ménages. Après la fouille, ils ont pris quatre hommes avec toutes leurs affaires et les ont conduits au camp militaire. Ils les ont alors déshabillés et les ont laissés à la merci du froid’’, témoigne un burundais réfugié à Kamanyola.

 

Inquiétées de cette fouille perquisition menée à deux heures du matin, leurs familles sont parties vendredi, s’enquérir de la situation. Une fois sur place, d'après des sources à Kamanyola, on leur signifie qu’elles ne peuvent pas voir les leurs parce qu’ils peuvent être refoulés d'un moment à l'autre. Ces familles alertent leurs confrères réfugiés burundais qui viennent en masse pour contester contre cette extradition. Aussitôt arrivés, ils sont matraqués, puis fusillés.

 

‘’Certains d’entre nous se sont rendus à la documentation pour s’enquérir de la situation des nôtres et leur apporter à manger. Mais on leur a dit que ce n’était pas possible puisqu’ils allaient être extradés. Dans l’entre-temps, ils se faisaient embarquer dans différentes voitures. Aussitôt mis au courant, on s’est vite rendu sur les lieux. Mais, arrivés là bas, ils ont sorti leurs matraques et ont commencé à nous fouetter. Dans un laps de temps, ils en étaient venus aux fusils. Mais à ce moment, on pensait qu’ils tiraient seulement en l’air pour essayer de disperser la foule qui devenait de plus en plus nombreuse’’, explique un refugié burundais qui a échappé de bel à la fusillade.

 

Pris de panique, ils essayent de fuir en se dispersant, mais ce fut peine perdu car un autre groupe de militaires leur bloque déjà la route. Contre toute attente, ces réfugiés ont pu reconnaitre, parmi ces militaires, certains burundais habillés en FARDC, dont un militaire de l’armée régulière burundaise.

 

‘’C’était planifié d’avance. Il y avait même des burundais habillés en militaires congolais, y compris des Imbonerakure du CNDD-FDD. Ils étaient de connivence avec l’armée congolaise et les balles fusaient de partout. Quand on essayait de fuir, certains réfugiés ont pu identifier un militaire burundais, également en tenue militaire congolaise, parmi le groupe de militaires qui nous tiraient dessus’’, raconte toujours ce rescapé.

 

Cette information est confirmée par certaines organisations internationales œuvrant en République Démocratique du Congo. Ceux qui se sont entretenus avec la RPA endossent ce carnage à un escadron militaire burundais qui séjourne depuis un certain temps tout près de cette localité où ont lieu ces massacres, et que ces derniers se seraient volatilisés dans la nature après ce forfait. Après ce coup, les militaires congolais ont tout fait pour faire disparaitre les corps des victimes, mais se sont encore une fois heurté à la résistance des réfugiés.

 

‘’A la vue de tous ces corps, ils ont pris peur et ont voulu les faire tous disparaitre, notamment en les jetant dans des latrines. Et pour cela, il fallait nous disperser. Mais on a tenu bon, et on est parvenu à évacuer tous nos morts et nos blessés jusqu’à la MONUSCO où on est resté’’, ajoute notre témoin.

 

La Monusco confirme la fusillade de kamanyora

 

La Monusco confirme l’assassinat des réfugiés et demandeurs d’asile burundais en RDC. Assassinat commis par les Forces de l’ordre et de sécurité congolaise à Kamanyola. Dans un communiqué sorti ce samedi, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, parle des heurts entre des burundais protestant contre l’extradition de leurs concitoyens et les FARDC comme origine de l’escalade de la violence.

 

Un officier congolais est mort dans ces heurts, et ces collègues ont riposté par l’usage des balles réelles, mentionne le meme communiqué.

 

Maman  Sidikou, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, se dit ‘’contre l’usage de forces disproportionnées de la part de l’armée congolaise.’’ 

 

Rappelant l’obligation des forces de l’ordre à ne recourir à la force qu’en dernier recours, le chef de la Monusco demande aux autorités congolaises d’ouvrir les enquêtes pour établir la lumière sur ce carnage qui a fait 36 morts  et 117 blessés du côté des réfugiés burundais et demandeurs d’asile, termine le communiqué.

 

Les rescapés se réfugient devant la mission onusienne

 

Après l'attaque, ces réfugiés rescapés n'ont pas toujours d'assistance et ont decidé de rester devant les bureaux de la Monusco. Ils vivent dans des conditions précaires notamment la faim, le manque de latrines et autres. Ils se disent inquiétés de la santé de leurs enfants à cause de fortes vents  dans cette localité surtout pendant cette période pluvieuse alors qu'ils dorment à la belle étoile.

 

Le bilan des tueries continue à s’alourdir, parmi les blessés deux ont déjà rendu l’âme.

 

Les victimes de ce carnage ont été inhumé l’après-midi de ce samedi, les autres ce dimanche en l’absence des autorités congolaises.

 

Les réfugiés burundais vivant à Kamanyola sont à plus de 3000 vivant dans des maisons de location à leur propre charge, puisqu’il n y a jamais eu de camp dans cette localité

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