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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le Musée vivant de Bujumbura perd son attractivité touristique malgré les travaux de réhabilitation

Par: Elvis Niyomwungere

Le Musée vivant de Bujumbura fait face à une perte d’attractivité, marquée notamment par la disparition de plusieurs espèces animales et les nuisances sonores liées aux activités organisées sur le site. Alors que des travaux de réhabilitation sont en cours, des visiteurs et des employés appellent l’État à intervenir pour redonner vie à cet établissement touristique.

Les visiteurs du Musée vivant de Bujumbura constatent une dégradation de l’état du site, malgré les travaux de réhabilitation actuellement en cours. Selon eux, cet établissement, autrefois très fréquenté, a perdu une partie de son attrait touristique, ce qui aurait contribué à la baisse du nombre de touristes qui s’y rendaient régulièrement.

Les personnes qui fréquentent le musée déplorent également l’évolution des activités organisées sur place. Autrefois considéré comme un important site touristique, le musée serait désormais principalement utilisé pour des cérémonies organisées en fin de semaine. Ces activités s’accompagnent de nuisances sonores, notamment celles des radios, qui peuvent se prolonger jusque tard dans la nuit. Une situation jugée préoccupante pour les animaux hébergés dans le parc, certains étant particulièrement sensibles aux bruits des machines et aux sons qui se propagent sur de longues distances.

Les visiteurs regrettent par ailleurs la disparition de plusieurs espèces animales qui auraient été mal prises en charge. Parmi les animaux cités figurent des crocodiles, des singes, différentes espèces de poissons aux couleurs variées ainsi que des oiseaux appelés « imisambi ».

Des employés du Musée vivant de Bujumbura attribuent le début du déclin de l’établissement à la période où sa direction a été confiée à Jacques Bigirimana. Ils se réjouissent toutefois des travaux de réhabilitation en cours dans certains espaces, notamment ceux destinés à l’élevage des serpents et à la conservation de différentes espèces de poissons.

Selon certains employés, la dernière période durant laquelle ils ont constaté une prise en charge appropriée des animaux remonte à l’époque où le parc était dirigé par le Français Patrice Faye, avant 2011.

Actuellement, l’entrée du musée coûte 5 000 francs burundais pour les ressortissants burundais, tandis que les étrangers doivent débourser plus de 10 000 francs burundais.

Les employés et les visiteurs demandent à l’État d’intervenir pour améliorer les conditions de prise en charge des animaux et réintroduire certaines espèces disparues. Ils estiment que ces mesures permettraient de restaurer l’attractivité touristique du site et de redonner vie à un établissement qui, autrefois, générait d’importants revenus pour l’État.

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