Incendie dans le camp militaire à Musaga : des ONG dénoncent le silence des autorités burundaises
Par: Davy-Claude Mbananayo
SOS-Torture Burundi et le Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne appellent le gouvernement burundais à renforcer sa communication en période de crise, après l’incendie d’un dépôt d’armes survenu à Musaga, en mairie de Bujumbura.
Il est nécessaire que le gouvernement du Burundi renforce ses mécanismes de communication à l’endroit de la population, en particulier en période de crise susceptible de mettre en péril la sécurité et la vie des citoyens. C’est ce qu’ont souligné des organisations de défense des droits humains, notamment SOS-Torture Burundi et le Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne, dans une déclaration publiée le 14 mars 2026.
Ces organisations déplorent le manque de transparence et d’informations claires de la part des autorités à la suite de l’incendie survenu dans un dépôt d’armes situé dans la zone de Musaga, en mairie de Bujumbura. À ce jour, aucune communication officielle n’a permis d’identifier les éventuels responsables de cet incident.
Les organisations indiquent être profondément préoccupées par le fait qu’à la suite de l’incendie survenu dans le camp militaire, situé dans la zone de Musaga, en mairie de Bujumbura, ayant entraîné des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, les causes réelles du sinistre ainsi que le bilan exact des victimes, morts, blessés et personnes déplacées, demeurent inconnus.
Ces organisations font savoir que le manque d’informations claires, transparentes et accessibles soulève également des interrogations quant à la sécurité des installations militaires situées à proximité des zones d’habitation, ainsi qu’aux mécanismes de protection des civils.
De manière générale, cet événement s’ajoute à d’autres préoccupations relatives au déficit de communication des autorités sur des questions d’intérêt public. Selon ces organisations, cela met en évidence la nécessité pour l’État de renforcer ses efforts en matière de transparence et de redevabilité, en particulier lors de situations susceptibles de mettre en danger la vie des citoyens. Elles estiment que le manque d’information ne compromet pas seulement la confiance de la population, mais peut également favoriser des atteintes aux droits humains.
SOS-Torture Burundi et le Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne recommandent au gouvernement du Burundi de mener une enquête indépendante, impartiale et diligente afin d’établir les circonstances et les causes de l’incendie, conformément aux normes internationales de protection de la vie humaine, et d’identifier les responsabilités éventuelles. Elles appellent également à la mise en place de mécanismes appropriés d’assistance et de réparation en faveur des victimes, ainsi qu’à la fourniture d’une assistance adéquate aux personnes affectées, notamment en matière de soins médicaux, de soutien psychosocial et d’aide humanitaire pour toutes les personnes dans le besoin.

