Burundi : 3 157 personnes tuées et 283 enlevées en six ans de pouvoir de Ndayishimiye, selon la Ligue Iteka
Par: Génèrose Niyonkuru
Plus de 3 150 personnes ont été tuées et 283 autres enlevées au cours des six années de pouvoir du président Évariste Ndayishimiye, selon le bilan de la Ligue Iteka couvrant la période de juillet 2020 à juin 2026. L’organisation de défense des droits humains dresse un bilan contrasté de cette période, malgré les fortes promesses faites par le chef de l’État à son accession au pouvoir.
Dans son rapport consacré aux six années de pouvoir d’Évariste Ndayishimiye, la Ligue Iteka indique qu’à son accession à la présidence, le chef de l’État avait fait de fortes promesses, notamment celle de tourner la page des crises du passé, de restaurer la confiance, de renforcer la bonne gouvernance et de replacer le citoyen au cœur de l’action publique.
Six ans plus tard, le bilan de ce pouvoir apparaît toutefois contrasté, selon la Ligue Iteka.
Sur le plan sécuritaire, l’organisation indique que le droit à la vie et à la sécurité demeure au cœur des préoccupations. Elle fait état de 3 157 personnes tuées au cours de la période étudiée, dont 1 739 corps sans vie retrouvés.
À ces cas d’assassinats s’ajoutent les enlèvements et les disparitions forcées, qui, selon la Ligue Iteka, se sont intensifiés au cours du pouvoir d’Évariste Ndayishimiye. Au total, 283 personnes ont été enlevées et portées disparues durant cette période.
Pour la Ligue Iteka, les familles des victimes de ces enlèvements et disparitions forcées passent plusieurs années dans une situation d’incertitude, d’attente et de recherche de vérité.
Le rapport relève également des cas de torture, de violences basées sur le genre et d’arrestations arbitraires au cours de cette période.
Toujours sur le plan sécuritaire, la Ligue Iteka indique que, durant les six années étudiées, le Burundi n’a pas connu un retour à une guerre civile, mais que la situation sécuritaire reste fragile. Les activités de groupes armés, les tensions régionales, notamment dans l’est de la RDC, ainsi que les tensions entre le Burundi et le Rwanda continuent, selon l’organisation, de peser sur l’environnement national.

