Bujumbura : la pénurie d’eau potable frappe la POLYCEB
Par: Walter Kwizera
Depuis plusieurs jours, la Polyclinique Centrale de Bujumbura (POLYCEB) fonctionne sans eau potable. Patients et accompagnateurs alertent sur les risques sanitaires liés au manque d’hygiène et appellent les autorités à une intervention urgente.
La situation devient critique à la POLYCEB, où patients et visiteurs déplorent une absence prolongée d’eau potable. Selon plusieurs témoignages recueillis, les robinets restent à sec pendant deux à sept jours consécutifs, compromettant gravement les conditions d’hygiène dans l’établissement.
« Depuis une semaine, il n’y a plus d’eau à l’hôpital. Les toilettes sont sèches, on ne peut même plus se laver les mains », se désole un patient interrogé par Radio RPA. Pour beaucoup, il est incompréhensible de constater une telle pénurie dans une structure de santé censée garantir propreté et sécurité sanitaire.
Le manque d’eau affecte non seulement le confort des malades, mais aussi la qualité des soins. Les accompagnateurs doivent parfois parcourir plusieurs kilomètres pour trouver un peu d’eau, tandis que le personnel médical peine à maintenir les règles d’hygiène minimales. Cette situation fait craindre l’apparition ou la propagation de maladies d’origine hydrique, telles que le choléra ou la dysenterie, déjà signalées dans certains quartiers de la capitale économique.
Les patients interrogés lancent un appel pressant aux autorités, demandant la résolution rapide du problème et la mise à disposition de chariots d’eau pour pallier l’urgence. « Nous demandons que l’eau revienne vite, la santé des gens est menacée », insiste un autre témoin.
La POLYCEB, connu pour accueillir des malades de diverses pathologies et origines, fait partie des structures les plus fréquentées de la capitale. Malgré plusieurs tentatives de contact, la direction de la polyclinique et de la REGIDESO n’ont pas souhaité réagir à cette situation.

