Ligue Iteka : La CPI doit accélérer l’analyse des dossiers et procéder aux inculpations au Burundi

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La Ligue Iteka demande à la Cour Pénale Internationale d’accélérer l’analyse des dossiers et procéder aux inculpations qui s’imposent contre les auteurs des crimes au Burundi. Dans son bulletin mensuel, la Ligue Itaka demande également à la communauté Internationale de mettre en application les différentes décisions  prises sur le Burundi. Cette Ligue des Droits de l’Homme a recensé plusieurs cas de violation des droits de l’homme dont les disparitions forcées au cours du mois d’octobre.
 
Dans son rapport mensuel, la Ligue des Droits de l’Homme «  Iteka » revient sur plusieurs cas observés concernant les violations des droits de l’homme. Ainsi, 30 cas d’allégations de violations et d’atteinte à la vie, soit un cas par jour en moyenne, sont recensés durant tout le mois. 
 
Au moins 14 cas de tortures, traitements cruels inhumains et/ou dégradants; 11 cas de disparitions forcées, 16 cas de personnes blessées au cours  des attaques armées et 3 cas de violences basées sur le genre sont aussi repris dans le document. 
 
Selon la ligue Iteka, « 272 personnes ont été arrêtées et détenues illégalement ». Le même rapport souligne que des militaires et policiers issus de l’ancienne armée (Ex- FAB) font objets de séquestration et d’arrestations, de tortures et d’assassinats d’une façon continue ; sans oublier le phénomène de suicide et des attaques armées perpétrées sur des ménages  qui emportent des vies humaines « dans des endroits où la police et l’armées sont actifs ». 
 
Compte tenu de l’évolution de la « situation de dégradation sécuritaire des droits de l’homme au Burundi » et vue que de nombreux cadavres sont enterrés « à la hâte par l’administration publique », la Ligue Iteka demande à l’Union Africaine d’envoyer une force militaire de protection de la population en détresse et de faire pression pour que les pourparlers entre le gouvernement du Burundi et l’opposition puissent continuer. 
 
La Ligue Iteka demande aussi au Conseil de sécurité de l’ONU de mettre en application la résolution qui prévoit l’envoi de 228 policiers et observateurs dans les meilleurs délais. « La communauté Est Africaine doit amener le régime de Bujumbura autour d’une table de négociations pour un dialogue inclusif et sincère afin de trouver une solution politique durable à la crise  burundaise ; et prendre des sanctions si le pouvoir de Bujumbura refuse l’ordre de la médiation », poursuit le rapport.  
 
La Cour Pénale Internationale devrait aussi poursuivre « l’accélération de l’analyse des dossiers » qui lui sont déjà soumis et « procéder aux inculpations qui s’imposent », estime la Ligue Iteka. L’organisation de défense des droits de l’homme conclue son rapport mensuel en demandant à la population de rester solidaire et de refuser toutes sollicitations et enseignements divisionnistes, et de « dénoncer toute acte de nature à semer et/ou à entretenir l’insécurité ».    

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