La Tanzanie poursuit la démolition des maisons de réfugiés burundais
Par: Walter Kwizera
Les opérations de démolition des habitations de réfugiés burundais se poursuivent dans les camps tanzaniens. Plusieurs maisons ont été détruites ce vendredi dans les camps de Nduta et Nyarugusu. Le réfugiés burundais, en détresse, déplorent que même le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ne parvient pas à protéger leurs droits fondamentaux.
Les réfugiés burundais installés dans les camps de Nyarugusu et de Nduta, en Tanzanie, vivent des heures particulièrement éprouvantes. Depuis plusieurs jours, des opérations systématiques de démolition de leurs maisons sont menées dans différentes zones, laissant derrière elles des familles désemparées et sans abri.
Une communication officielle publiée ce jeudi a annoncé la destruction prochaine des habitations situées dans les zones 9 et 10 du camp de Nyarugusu. Dès le lendemain, l’annonce s’est concrétisée. « Nous avons été informés hier qu’une opération de démolition aura lieu aujourd’hui. Ce matin, un important contingent de policiers, armés et équipés de gaz lacrymogènes, est intervenu », témoigne un réfugié burundais qui déplore la participation de certains agents de sécurité issus des communautés congolaises réfugiées dans cette opération.
Les réfugiés pointent du doigt les autorités tanzaniennes, accusées d’ignorer le droit humanitaire et les conventions de protection des réfugiés. « Il est incompréhensible de détruire la maison d’un réfugié alors qu’il n’a nulle part où aller », déplore un autre témoin. Plusieurs dénoncent aussi l’impuissance du HCR face à ces agissements. Malgré les protestations publiques de l’agence onusienne, les destructions se poursuivent sans réponse concrète du gouvernement tanzanien.
Des sources locales rapportent que les démolitions ont également touchée vendredi, 23 janvier, d’autres zones du camp de Nduta et qu’une nouvelle phase est prévue dans la zone 6 de Nyarugusu ce samedi.

